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Ces femmes qui ont voté pour Trump

Militants républicains lors de l'élection de Donald Trump, à New York, le 9 novembre 2016.

Malgré des accusations d'agression sexuelle, des propos misogynes et une position controversée sur l'avortement, Donald Trump a conquis la Maison Blanche en partie grâce au vote de femmes que l'on pensait massivement acquises à son adversaire Hillary Clinton.

La démocrate a récolté 54% du vote féminin, mais Trump a engrangé 42% des voix des femmes, plus qu'attendu, d'après les chiffres de sortie des urnes de la chaîne CNN.

Plus de la moitié des électrices blanches ont soutenu le candidat républicain, d'après CNN, dont 62% n'ont pas de diplôme universitaire.

Ces résultats contredisent les prédictions selon lesquelles les nombreux propos sexistes - notamment un enregistrement datant de 2005 où il se vante d'attraper les femmes par l'entrejambe - distillés par le républicain tout au long de sa campagne auraient repoussé les femmes et aideraient à faire de Clinton la première présidente des Etats-Unis.

Pour les experts politiques, l'issue du scrutin montre que les électeurs se sont focalisés sur l'économie, l'emploi, l'immigration et la crainte d'attentats bien plus que de savoir si une femme ou un homme serait le prochain locataire de la Maison Blanche.

Le déclassement social d'abord

Malgré les tweets fielleux à trois heures du matin contre une ex-Miss Univers, ou les déclarations sur les règles d'une journaliste télé qui ont fait grincer les dents de beaucoup d'électrices, "il n'y a pas eu de grande sororité", remarque Diane Heith, professeure de science politique à la St. John's University de New York.

"La manière dont il a traité les femmes n'a pas éclipsé les points importants pour son électorat: le déclassement social, l'impression d'être méprisé par les élites dont Hillary faisait partie intégrante", ajoute-t-elle.

La victoire surprise du magnat de l'immobilier a malgré tout déstabilisé nombre de femmes, stupéfaites que les électeurs n'aient pas tenu rigueur au futur président pour son attitude sexiste.

"Plus de la moitié des femmes blanches ont voté pour un homme qui s'est vanté d'avoir commis des agressions sexuelles sur une vidéo, qui a dit qu'il nommerait à la Cour suprême un juge qui révoquerait Roe v. Wade", la décision qui a légalisé l'avortement, "et qui a passé trente ans à publiquement ramener les femmes à leurs attributs sexuels", a écrit L.V. Anderson dans un article sur le site du magazine Slate.

"Les femmes blanches ont trahi leurs comparses, leur pays et elles-mêmes hier soir", ajoute-t-elle.

La question de l'avortement

L'une des inquiétudes pour les droits des femmes portent sur la position qu'adoptera l'ex-star de téléréalité sur l'avortement une fois dans le Bureau ovale.

Trump s'est positionné très à droite sur cette question pendant la campagne, allant jusqu'à suggérer qu'il faudrait soumettre les femmes qui ont recours à l'IVG à "une forme de punition" si l'avortement venait à être interdit.

Il s'est rétracté vu la polémique suscitée. L'influence sur cette question très sensible aux Etats-Unis de son vice-président Mike Pence, qui met en avant ses vues religieuses et socialement très conservatrices, n'est pas encore claire.

Lorsqu'il était gouverneur de l'Indiana, Pence avait milité en faveur de mesures parmi les plus restrictives du pays à l'avortement et pour priver de financement les centres de planning familial, où sont pratiqués des avortements.

"Les Américaines soucieuses des libertés reproductives devraient s'inquiéter de la présidence Trump-Pence", assure Mme Heith.

Juliet Williams, professeure d'études féministes à UCLA, remarque que le vote féminin étonnamment robuste en faveur de Trump témoigne d'une mauvaise lecture du vote féminin.

"La thèse qui s'est installée très tôt dans la campagne selon laquelle le vote en faveur de Trump venait d'hommes blancs en colère comme les mineurs de charbon en Virginie occidentale ou les ouvriers de l'automobile dans le Michigan" ont omis de réaliser que "les femmes blanches en colère aussi ont un poids électoral".

Cet oubli a selon elle coûté la Maison Blanche à Hillary Clinton.

Avec AFP

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Blinken, le nouveau secrétaire d'Etat américain, promet de rassurer le monde

Antony Blinken est assermenté en tant que 71e secrétaire d'État américain.

"Le monde nous observe attentivement." Le nouveau chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a promis mercredi de rassurer la communauté internationale bousculée par Donald Trump et choquée par la crise politique qui a précédé l'investiture de Joe Biden.

"Le monde veut savoir si nous pouvons panser nos plaies en tant que nation", a-t-il dit à son arrivée au département d'Etat au lendemain de la confirmation de sa nomination par le Congrès, à une large majorité.

"Il veut voir si nous allons guider le monde par le pouvoir de notre exemple", "et si nous allons privilégier la diplomatie avec nos alliés et partenaires pour faire face aux grands défis de notre époque, comme la pandémie, le changement climatique, la crise économique, les menaces qui pèsent sur les démocraties, les combats pour la justice raciale et les risques posés par nos rivaux et adversaires à notre sécurité et à la stabilité mondiale", a-t-il ajouté lors d'une brève cérémonie.

Celui qui a fait une partie de sa carrière au département d'Etat, dont il a été numéro deux à la fin de la présidence de Barack Obama, a dit avoir le sentiment de "revenir à la maison". Mais il a reconnu que le monde avait changé depuis son départ il y a quatre ans, évoquant la pandémie, mais aussi les "barricades" qui ont surgi à Washington à la suite de l'assaut meurtrier de partisans de Donald Trump sur le Capitole, le 6 janvier.

"C'est un jour nouveau pour l'Amérique, c'est un jour nouveau pour le monde", a-t-il toutefois assuré.

"Nous n'avons jamais traversé une période comme celle-ci. Le président est déterminé à nous en sortir le plus rapidement possible", a insisté ce proche de Joe Biden.

"Le monde a besoin du leadership américain, et nous le garantirons, parce que le monde a beaucoup plus de chances de résoudre ses problèmes et affronter ses défis quand les Etats-Unis répondent présent", a-t-il martelé, critiquant en creux le désengagement et l'unilatéralisme de la diplomatie trumpiste.

Dans une autre critique, à peine voilée, à ses prédécesseurs républicains Rex Tillerson puis Mike Pompeo, accusés d'avoir parfois méprisé voire abandonné les diplomates de carrière lorsqu'ils étaient menacés ou attaqués, Antony Blinken a promis de "défendre" le personnel du tentaculaire département d'Etat et de lui redonner "le moral".

Fini les bureaux? Les quartiers d'affaires new-yorkais dans la tourmente

La Statue de la Liberté est vue devant l'Empire State Building au lever du soleil le 9 juillet 2020 à New York.

Vitrines condamnées, restaurants fermés, tours de bureaux désertées: après 10 mois de pandémie qui ont transformé les emblématiques centres d'affaires new-yorkais en quartiers fantômes, les entreprises se demandent comment faire revenir leurs employés.

"S'ils ne reviennent pas, on coule", dit à l'AFP Kenneth McClure, vice-président de Hospitality Holdings, dont le restaurant du quartier de Midtown était de ceux où les financiers venaient négocier des affaires à l'heure du déjeuner et boire un verre en fin de journée.

Son groupe a déjà fermé six restaurants et bars à Manhattan, dont deux définitivement, témoins de la menace qui plane sur ces quartiers, synonymes du dynamisme économique américain et aussi typiques de New York que les taxis jaunes ou les théâtres de Broadway.

"Des clients qu'on voyait trois, quatre, cinq fois par semaine ont tout bonnement disparu" depuis mars dernier, dit-il, lorsque New York prit la première vague de la pandémie en pleine figure. Plus de 26.000 personnes sont mortes du virus dans la capitale économique américaine à ce jour.

Selon Kastle Systems, entreprise spécialisée dans la sécurité des bureaux, seuls 14% des plus d'un million d'employés new-yorkais travaillaient depuis leur bureau mi-janvier, mettant en péril les innombrables fournisseurs de casse-croûte et petits commerces de Midtown ou Wall Street.

Camaraderie et créativité

Pourtant, avec l'arrivée des vaccins anti-Covid, les entreprises cherchent désormais des façons d'encourager leurs employés à revenir.

Près de 80% des employés interrogés dans une enquête publiée ce mois-ci par PricewaterhouseCoopers (PwC) voyaient le travail à distance comme une bonne chose. Mais 87% considéraient néanmoins leur bureau important pour travailler en équipe et nouer des liens - des aspects du travail où la visioconférence est bien moins efficace.

"Etre là, voir mes collègues, sortir de chez moi, cela me met de bonne humeur pour toute la semaine", dit Jessica Lappin, lors d'un entretien depuis son bureau de l'association Alliance for Downtown New York, qu'elle préside.

Pour autant, rares sont les employés qui voudraient revenir travailler du lundi au vendredi, du matin au soir, comme avant la pandémie.

"Une large majorité disent qu'ils préféreraient un système hybride, avec 2-3 jours de travail à domicile et 2-3 jours au bureau," dit Deniz Caglar, co-auteur de l'étude de PwC.

Les spécialistes du secteur estiment que les entreprises vont devoir transformer les espaces de travail: ils ne devraient plus servir avant tout à se mettre sur l'ordinateur ou à passer des coups de fil, comme avant, mais à favoriser camaraderie et créativité.

Décor amélioré, salles de réunions plus spacieuses et modulables, terrasses ou espaces extérieurs pour bavarder, bureaux partagés réservables par créneau horaire... L'espace doit être "tel un théâtre, avec différents décors pour différentes scènes", dit David Smith, co-auteur d'une étude sur l'avenir des lieux de travail pour Cushman & Wakefield, l'un des géants de l'immobilier commercial.

Les futurs bureaux pourraient aussi inclure des salles de sport, des cafés, des laveries ou d'autres services qui "rentabiliseraient" la venue au bureau - accélérant une tendance amorcée avant la pandémie.

Nouvel avenir?

Si leurs employés travaillent pour l'instant essentiellement à distance, quelques grandes entreprises ont acquis, depuis le début de la pandémie, d'importantes surfaces de bureaux, laissant penser qu'elles tablent toujours sur ce mode de travail à l'avenir, malgré les incertitudes de la pandémie.

En août, Facebook a ainsi signé un bail pour 68.000 m2 de locaux à Midtown, tandis que Google a confirmé à l'AFP être en train d'étendre son "campus" situé dans le quartier de Chelsea.

Greenberg Traurig, cabinet d'avocats qui emploie 400 personnes à New York, s'apprête à emménager en 2021 dans une nouvelle tour de bureaux au coeur de Midtown, a indiqué son vice-président Robert Ivanhoe.

Le cabinet a déjà installé robinets sans contact, distributeurs de gel hydro-alcoolique, postes de travail "distanciés" et système d'aération amélioré, pour ses employés qui travaillent déjà selon un système de rotation, a-t-il expliqué.

Début janvier, un nouveau hall a ouvert pour les passagers de la gare de Penn Station, par laquelle transitaient pré-pandémie des millions de banlieusards. Inauguré par le gouverneur Andrew Cuomo après 1,6 milliard de dollars de travaux, il témoigne des espoirs des responsables locaux de voir Midtown renaître.

Certains voient la période actuelle comme un encouragement à repenser ces quartiers, pour les rendre plus "verts" et plus conviviaux. D'autant que les terrasses de restaurants, rarissimes à New York avant la pandémie, sont appelées à se pérenniser.

"C'est clairement l'occasion pour tout le monde de penser à un nouvel avenir", a indiqué Alfred Cerullo, président de la Grand Central Partnership, une association d'entreprises de Midtown.
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Biden s'attaque aux forages de pétrole et de gaz aux Etats-Unis

Le président américain Joe Biden à la Maison Blanche à Washington, États-Unis, le 26 janvier 2021.

Déterminé à mettre en oeuvre son plan pour le climat, Joe Biden doit annoncer mercredi des mesures contre les forages de gaz et de pétrole sur les terres fédérales américaines, selon plusieurs médias et un mémo de la Maison Blanche.

L'administration du président démocrate a rédigé un texte imposant un moratoire sur l'octroi de nouvelles concessions pour des forages pétroliers et gaziers sur les terres et les eaux appartenant au gouvernement, d'après le Washington Post.

Si le moratoire n'aura pas d'impact sur les concessions déjà accordées, il permettra à Joe Biden de tenir une de ses promesses de campagne.

Les Etats-Unis devraient aussi s'engager à préserver l'intégrité de 30% des terres et des eaux fédérales d'ici 2030, afin d'enrayer la perte de la biodiversité, selon plusieurs médias américains.

Près d'un quart des émissions de dioxyde de carbone aux Etats-Unis proviennent d'énergie produite sur des terrains fédéraux, note un rapport gouvernemental de 2018.

Et l'octroi de concessions pétrolières, gazières, ou d'extraction de charbon a généré près de 11,7 milliards de dollars de revenus pour le gouvernement américain en 2019, selon les chiffres du département de l'Intérieur.

Avec cette série de mesures, Joe Biden se rapproche ainsi de manière concrète de son objectif d'abandon progressif des énergies fossiles, et d'une neutralité carbone dans le secteur énergétique d'ici 2035 et dans l'ensemble de l'économie d'ici 2050.

- Un projet contesté -

Mais certaines associations environnementales, comme l'ONG Oceana, souhaitent que le nouvel hôte de la Maison Blanche aille encore plus loin, transformant le moratoire sur les forages en une interdiction permanente.

"En protégeant de façon pérenne nos côtes de forages polluants en pleine mer et en privilégiant des sources renouvelables d'énergie, comme l'éolien en mer, on peut simultanément combattre le changement climatique et garantir une économie verte pour nos littoraux", explique Diane Hoskins, porte-parole d'Oceana sur le sujet.

Le projet présidentiel a aussi provoqué de vives critiques dans l'industrie des énergies fossiles.

"Limiter l'exploitation (d'énergies fossiles) sur les terres et les eaux de l'Etat ce n'est rien de moins qu'une politique visant à +importer davantage de pétrole+", lance Mike Sommers, président de la plus grande fédération des professionnelles de l'industrie pétrolière et gazière aux Etats-Unis.

"La demande en énergie va continuer à s'accroître, notamment avec l'amélioration de la situation économique, et nous pouvons choisir de produire cette énergie ici aux Etats-Unis ou de dépendre de pays étrangers hostiles aux intérêts américains", poursuit-il.

- Sommet climat-

Joe Biden devrait donner au changement climatique le statut de "priorité de sécurité nationale" et reconstituer un groupe d'experts en science et technologie chargé de le conseiller, indique un mémo de l'exécutif consulté par l'AFP.

Il annoncera aussi un sommet sur le climat réunissant des dirigeants internationaux aux Etats-Unis le 22 avril, jour de la Terre et date du cinquième anniversaire de la signature de l'accord de Paris, selon la même source.

Ce sera l'occasion pour la première puissance mondiale de "s'asseoir à la table des discussions avec les autres" afin de faire avancer la lutte contre le réchauffement climatique, avant que se tienne la grande conférence de l'ONU sur le climat (COP26) au Royaume-Uni en novembre, souligne David Waskow du World Resources Institute.

L'expert s'attend à ce que les Etats-Unis rehaussent leurs objectifs environnementaux, avec comme horizon potentiel une baisse de 50% des émissions totales de gaz à effet de serre d'ici 2030, par rapport aux niveaux de 2005.

Le président démocrate doit par ailleurs présenter au Congrès le mois prochain son plan de 2.000 milliards de dollars pour le climat, censé placer durablement les mesures vertes au coeur de l'économie américaine. Il pourrait cependant faire face aux réticences des élus républicains, même si un accord bipartite reste envisageable.

"Il ne faut pas oublier que des Etats comme le Texas et le Wyoming ont aussi un fort potentiel éolien", indique Sherri Goodman, qui a travaillé sur les questions environnementales sous l'administration Obama.

"L'accélération de la fonte des glaciers, de la banquise, l'effondrement du permafrost (sols gelés en profondeur) et l'augmentation des températures soulignent l'importance de la reconnaissance du climat comme élément essentiel de notre politique étrangère", ajoute-t-elle.

NBA: Les résultats de mardi et les classements

Oct 22, 2019; Los Angeles, CA, USA; Los Angeles Lakers forward LeBron James (23) is defended by LA Clippers forward Kawhi Leonard (2) in the second half at Staples Center. The Clippers defeated the Lakers 112-102. Mandatory Credit: Kirby Lee-USA TODAY Sp

Les résultats et les classements du Championnat nord-américain de basket-ball (NBA) après les matches disputés mardi:

Mercredi 27 janvier

Atlanta - LA Clippers 108 - 99

Utah - New York 108 - 94

Houston - Washington 107 - 88

Les classements :

. Conférence Est:

Classement: %V J G P

1. Philadelphie 66,7 18 12 6

2. Boston 62,5 16 10 6

3. Milwaukee 62,5 16 10 6

4. Indiana 58,8 17 10 7

5. Brooklyn 57,9 19 11 8

6. Atlanta 52,9 17 9 8

7. Cleveland 47,1 17 8 9

8. Orlando 44,4 18 8 10

9. New York 42,1 19 8 11

10. Toronto 41,2 17 7 10

11. Chicago 41,2 17 7 10

12. Charlotte 41,2 17 7 10

13. Miami 37,5 16 6 10

14. Detroit 23,5 17 4 13

15. Washington 23,1 13 3 10

. Conférence Ouest:

Classement: %V J G P

1. LA Lakers 77,8 18 14 4

2. Utah 76,5 17 13 4

3. LA Clippers 72,2 18 13 5

4. Denver 58,8 17 10 7

5. Portland 56,3 16 9 7

6. Memphis 53,8 13 7 6

7. Phoenix 53,3 15 8 7

8. Golden State 52,9 17 9 8

9. San Antonio 52,9 17 9 8

10. Dallas 47,1 17 8 9

11. Houston 43,8 16 7 9

12. Oklahoma City 43,8 16 7 9

13. Sacramento 37,5 16 6 10

14. La Nouvelle-Orleans 33,3 15 5 10

15. Minnesota 25,0 16 4 12

Le sénateur qui va présider le procès Trump brièvement hospitalisé

Le sénateur démocrate Patrick Leahy (Vermont).

Le sénateur démocrate Patrick Leahy, qui sera chargé de présider le procès en destitution de Donald Trump au Sénat américain, a été brièvement hospitalisé mardi après avoir indiqué ne pas se sentir bien.

"Après avoir reçu les résultats des tests et après avoir été examiné, le sénateur Leahy est maintenant rentré chez lui. Il est impatient de se remettre au travail", a déclaré son porte-parole dans un communiqué.

Le sénateur âgé de 80 ans venait de présider à Washington, d'une voix fatiguée, la prestation de serment des sénateurs, qui feront office de jurés lors du procès, prévu à partir du 9 février, de l'ex-président accusé "d'incitation à l'insurrection" dans l'assaut meurtrier du Capitole, le 6 janvier.

Les démocrates disposent depuis le 20 janvier d'une infime majorité au Sénat, avec 50 sénateurs, dont Patrick Leahy, contre 50 sièges républicains. En cas d'égalité parfaite lors d'un vote, la vice-présidente Kamala Harris peut voter et départager les voix.

M. Leahy a été nommé la semaine dernière "président pro tempore" du Sénat, un titre qui revient traditionnellement au membre le plus ancien de la majorité. En cette qualité, il doit présider le procès de Donald Trump, premier ex-président de l'histoire des Etats-Unis à être jugé après son départ de la Maison Blanche.

Les démocrates auraient besoin de 17 voix républicaines pour le condamner. Un nombre qui semble difficile, voire quasi impossible, à atteindre.

Même si les violences du 6 janvier ont provoqué un profond malaise, y compris chez les républicains, très rares sont ceux qui soutiennent publiquement le procès. Mardi, 45 des 50 sénateurs républicains ont même soutenu une initiative pour tenter de bloquer la procédure, arguant qu'il est anticonstitutionnel de juger au Sénat un ex-président.

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