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La production de pétrole à l'arrêt dans deux régions en Tunisie

Le Premier ministre tunisien désigné Youssef Chahed parle lors d'une conférence de presse après son entretien avec le président à Tunis, Tunisie, le 3 août 2016.

La production de pétrole et de gaz est à l'arrêt dans deux régions du Sud tunisien en raison de mouvements sociaux, a déclaré vendredi la ministre de l'Energie, Hela Cheikhrouhou.

"L'arrêt s'est déroulé de manière progressive ces deux derniers mois" suite aux manifestations et sit-in réclamant emplois et développement à Tataouine et Kébili, a dit Mme Cheikhrouhou sur les ondes de la radio privée Shems FM.

"Aujourd'hui nous sommes dans une situation où toute la production (de pétrole et de gaz) est pratiquement à l'arrêt", a-t-elle affirmé.

Depuis près de deux mois, des habitants de ces régions délaissées réclament une meilleure répartition des richesses et des recrutements prioritaires dans les sociétés pétrolières.

Le sit-in d'El-Kamour, site pétrolier situé à deux heures de route de Tataouine en plein désert, a dégénéré en affrontements avec les forces de l'ordre le mois dernier. Un manifestant a été tué par un véhicule de la gendarmerie, "accidentellement" selon les autorités, ce qui a provoqué une flambée de violences et des marches de solidarité.

Le 10 mai, le président Béji Caïd Essebsi a demandé aux militaires de protéger les sites de production des mouvements sociaux susceptibles d'empêcher leur exploitation. La Tunisie peine à relancer son économie, durement affectée par l'instabilité qui a suivi la révolution de 2011.

"L'arrêt de la production dans les gouvernorats de Tataouine et Kébili a des conséquences directes sur l'économie nationale et contribue à l'aggravation du déficit commercial", a mis en garde le ministère de l'Energie dans un communiqué, ajoutant que le secteur des carburants était "dans une situation critique".

Selon Mme Cheikhrouhou, le manque à gagner engendré par l'arrêt de la production est de 24 millions de dinars par semaine (près de 9 millions d'euros).

Avec AFP

Des emplois pourraient être menacés si la crise se poursuit et le prix du carburant pourrait, lui, augmenter, a-t-elle ajouté.

Selon les chiffres officiels, la production de pétrole à Tataouine et Kébili représente environ 46% de la production nationale et 27% de celle du gaz.

Le président Béji Caïd Essebsi a toutefois récemment relevé "des signes de détente" dans l'économie nationale.

"Nous ne sommes pas encore sortis de la période difficile, du chômage, d'un taux de croissance très modeste" mais "les indicateurs pour ce premier trimestre 2017 sont relativement positifs", a-t-il souligné.

Avec AFP

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33 morts dans des inondations et glissements de terrain en Afrique du Sud

Le port de Durban, en Afrique du Sud, le 25 mars 2013.

Au moins 33 personnes ont été tuées mardi par des pluies torrentielles qui ont provoqué des inondations et des glissements de terrain à Durban et dans sa province, sur la côte est de l'Afrique du Sud, ont annoncé les autorités.

"Les fortes pluies ont fait 33 morts", a déclaré Mme Nomusa Dube-Ncube, ministre de la province du KwaZulu-Natal, dont Durban est la principale métropole.

Dix enfants sont portés disparus à Durban et 42 personnes ont été blessés, a-t-elle ajouté. Parmi les morts figure un bébé de six mois et un enfant d'une dizaine d'années.

Au moins 145 personnes ont été déplacées par les inondations, selon le gouvernement.

En plus de maisons écroulées et de routes inondées, des conduites d'évacuation d'eau sont bouchées et des pylones électriques sont tombés.

Des renforts militaires ont été envoyés en soutien aux services de secours dans certaines zones particulièrement touchées par les pluies.

Les précipitations ont touché durant le week-end et la nuit de lundi à mardi tout le sud et l'est de l'Afrique du Sud.

Les services météorologiques sud-africains ont averti de la poursuite jusqu'à mercredi de cette épisode de précipitations, pouvant notamment affecter les axes routiers et les ponts situés dans les zones les plus basses du pays.

Pénurie de gaz au Tchad : appel à manifester en dépit d'une interdiction

Bonbonnes de gaz butane vide à N’Djamena, le 4 avril 2019. (VOA/André Kodmadjingar)

Le Collectif tchadien contre la vie chère a appelé mardi les Tchadiens à "manifester pacifiquement" jeudi pour protester contre la pénurie de gaz qui affecte le pays depuis plus de deux mois, en dépit d'une interdiction du gouvernement.

"Nous appelons les Tchadiens, jeunes, femmes, enfants touchés par cette situation à sortir massivement avec leurs bonbonnes de gaz et marmites vides" jeudi dans les rues, a déclaré le porte-parole du collectif, Dyngamnayal Nely Versinis, selon un communiqué.

Lundi, le gouvernement tchadien avait pris un arrêté pour interdire la marche lancée par ce collectif de la société civile. Mi-mars, une première marche avait déjà été interdite.

"Le gouvernement dans sa logique de restreindre la liberté d'expression, a pris un arrêté pour interdire ladite manifestation sans qu'aucune raison valable ne soit avancée", a indiqué le collectif qui a décidé "de maintenir la marche" jeudi "sur toute l'étendue du territoire".

Depuis fin janvier, la raffinerie de Djarmaya, seule source d'approvisionnement en gaz du pays, tourne au ralenti.

En cause, la révision des machines de la centrale, qui détient le monopole du gaz dans le pays, et qui n'aurait pas été anticipée.

Pour parer à la situation, le gouvernement avait autorisé l'importation de gaz du Nigeria ou du Cameroun, mais les besoins en énergie de la population ne sont toujours pas satisfaits.

"Aujourd'hui, il s'agit plus d'un bras de fer entre le gouvernement et la société chinoise actionnaire de la raffinerie pour la renégociation de contrats qui est en cause", a indiqué à l'AFP une source proche du ministère tchadien de l'Economie.

Au Tchad, les manifestations de la société civile sont souvent interdites par le gouvernement qui invoque des "raisons de sécurité".

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