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La police affirme avoir déjoué un attentat séparatiste au Nigeria


La police nigériane surveillent les votants lors des élections à Kaduna, Nigeria, le 28 mars 2015.

La police nigériane a annoncé avoir déjoué un attentat à la bombe contre un des principaux ponts de la capitale économique Lagos, préparé par un groupe séparatiste biafrais dont le leader a été arrêté.

L'objectif de l'attentat était le pont-autoroute Mainland Bridge, reliant sur 13 kilomètres le quartier d'affaires d'Island au reste de la mégapole nigériane, a indiqué mercredi soir le porte-parole de la police Don Awunah dans un communiqué.

"Après une longue et difficile surveillance, le principal suspect Abiodun Amos, alias Senti, leader du groupe visant à faire exploser le Mainland Bridge à Lagos, a été arrêté le 2 novembre 2016, affirme le porte-parole. Deux fusils d'assaut AK-47 ont été saisis dans son repaire du quartier Ikorodu, à Lagos, a-t-il ajouté.

"Le principal suspect est un Igbo, natif de la région de Ese Odo, dans l'Etat d'Ondo. C'est un expert en explosifs, spécialiste de la fabrication d'engins explosifs artisanaux de grande taille à des fins terroristes", a précisé le porte-parole de la police.

Selon lui, le leader du groupe séparatiste igbo a fourni des informations qui ont permis de saisir deux cartons d'explosifs et 125 détonateurs dans le coffre d'une voiture prête à prendre la route vers le pont.

"Cet attentat qui a été déjoué aurait porté un coup colossal à l'Etat de Lagos et au Nigeria", a assuré le porte-parole, selon lequel la police est à la recherche d'autres membres du groupe.

Le Biafra, région déshéritée du sud-est du Nigeria, a été de 1967 à 1970 le théâtre d'une sanglante guerre civile qui a fait plus d'un million de morts et les groupes séparatistes y sont encore nombreux.

Avec AFP

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