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La nouvelle polémique autour de Facebook enfle

Mark Zuckerberg, le PDG et fondateur de Facebook à Menlo Park en Californie le 27 septembre 2015.

La nouvelle polémique dans laquelle se trouve empêtré Facebook enflait vendredi avec les demandes d'explications pressantes de puissants sénateurs démocrates choqués par les méthodes de l'agence de relations publiques employée par le premier réseau social mondial pour décrédibiliser ses détracteurs.

"Nous sommes très inquiets face aux informations publiées récemment affirmant que votre entreprise a fait appel à des sous-traitants pour punir ou diffuser des informations intentionnellement incendiaires contre ceux qui vous critiquent", écrivent la sénatrice Amy Klobuchar et les sénateurs Mark Warner, Chris Coons et Richard Blumenthal dans une lettre adressée à Mark Zuckerberg, le PDG et fondateur de Facebook.

Les quatre élus estiment que le comportement de l'entreprise force désormais à se demander si elle "pourrait se servir de ses vastes ressources financières et les données accumulées (sur ses utilisateurs) à mauvais escient contre des responsables gouvernementaux et des critiques qui tentent de protéger le public et notre démocratie".

L'affaire a explosé mercredi avec la publication d'un article du New York Times.

Dans cette enquête --très à charge contre Mark Zuckerberg et sa numéro deux Sheryl Sandberg pour leur gestion des crises que traverse le réseau depuis plus d'un an-- le quotidien révèle aussi que l'entreprise a fait appel aux services de Definers Public Affairs, une entreprise de relations publiques basée à Washington.

- Info ou intox ? -

Definers est accusée d'avoir diffusé de fausses informations pour tenter de discréditer les divers groupes qui critiquent Facebook et d'avoir tenté de les lier au philanthrope-milliardaire George Soros, bête noire des républicains et cible d'innombrables attaques antisémites.

Facebook a affirmé n'avoir jamais demandé à Definers de faire de la désinformation et M. Zuckerberg a sèchement condamné jeudi le choix de ses collaborateurs en affirmant que les méthodes de Definers ne correspondaient pas à la philosophie de Facebook.

Le fondateur de Facebook puis Mme Sandberg ont aussi affirmé avoir découvert avec le papier du Times que Facebook avait employé Definers et avoir mis fin à la collaboration dans la foulée.

"Je ne savais pas que nous les avions employés et je ne savais rien de ce qu'ils faisaient, mais j'aurais dû", a écrit Mme Sandberg, sur sa page Facebook tard jeudi soir.

Vendredi, Definers est sorti de sa réserve affirmant que la relation avec Facebook n'était pas un secret tout en récusant l'idée d'avoir agi comme officine d'enquête chargée de trouver des cadavres dans les placards des détracteurs de Facebook pour les réduire au silence. Une pratique courante dans le monde politique américain.

Definers a reconnu toutefois qu'"une fraction de son travail consistait à fournir des recherches et des informations sur les accusateurs - de droite ou de gauche".

"Cette pratique est courante dans de nombreux secteurs et elle est basée sur des recherches dans des documents publics ou des bases de données à la disposition de tous", affirme encore la société qui se dit "fière du travail accompli pour Facebook".

- Enquête indépendante -

Mais les explications de Facebook n'ont pas réussi à calmer le tollé.

Bien que M. Zuckerberg, comme Mme Sandberg, qui sont tous deux de confession juive, aient dit leur respect pour George Soros, Patrick Gaspard, le président de sa fondation Open Society Foundations juge que ce n'est pas suffisant.

"Nous demandons et insistons pour que Facebook fasse des excuses publiques, pas seulement à George Soros et la Open Society Foundations, mais à tous les gens qui exercent leur liberté d'expression sur ces questions importantes", a-t-il dit sur la radio publique NPR vendredi.

Dès la veille, il avait exigé que Facebook mène une enquête indépendante sur cette affaire et qu'elle en publie les conclusions.

Mme Sandberg a promis sur la chaîne CBS "de regarder de près ce qui s'est passé" mais a indiqué que ses équipes lui avaient assuré que Facebook n'avait jamais payé pour diffuser des fausses nouvelles.

Pourtant, aux yeux de nombreux observateurs, y compris les quatre sénateurs démocrates, la crédibilité des dirigeants de Facebook est largement entamée.

"Les élus comme le grand public se demandent avec raison si Facebook est capable de se réguler lui-même ?", écrivent-il dans leur lettre à Mark Zuckerberg.

Ils lui posent sept questions très détaillées sur les pratiques du réseau social et lui demandent "respectueusement" d'y répondre promptement.

Avec AFP

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Washington sanctionne une société chinoise accusée de soutenir la censure au Venezuela

Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, montre lors d'une apparition télévisée des équipements saisis, Caracas, 4 mai 2020.

Les États-Unis ont annoncé lundi des sanctions contre une grande société publique chinoise spécialisée dans l'électronique, accusée d'aider le Venezuela à censurer les détracteurs du pouvoir sur internet.

Le Trésor américain va geler les éventuels avoirs aux États-Unis de la China National Electronics Import and Export Corporation (CEIEC) et de toute entreprise dont la compagnie d'État détiendrait au moins 50% du capital. Ces sanctions leur bloquent aussi l'accès au système financier américain.

Selon Washington, la CEIEC apporte son expertise à l'entreprise publique de télécommunications du Venezuela, qui a bloqué des médias indépendants ainsi que des retransmissions en streaming du chef de l'opposition Juan Guaido, reconnu comme président par intérim par le gouvernement américain et de nombreux autres pays européens et sud-américains.

La société chinoise offre, d'après le Trésor américain, une "version commerciale du +Great Firewall+ de Pékin" -- jeu de mots sur la Grande Muraille de Chine (Great Wall) et le pare-feu (firewall) pour décrire le filtre mis en place par le pouvoir communiste afin d'éviter tout accès des Chinois à des informations qu'il juge politiquement sensibles.

"Les États-Unis n'hésiteront pas à viser tous ceux qui étouffent la volonté démocratique des Vénézuéliens et d'autres à travers le monde", a prévenu le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin dans un communiqué.

La Chine est un des principaux soutiens et partenaires commerciaux du Venezuela du président Nicolas Maduro, qui résiste à la pression économique de Washington pour le chasser du pouvoir.

Caracas organise dimanche des élections législatives à l'occasion desquelles le dirigeant socialiste espère reprendre le contrôle de l'Assemblée nationale, seule institution contrôlée par l'opposition.

Juan Guaido appelle au boycott de ce qu'il considère, à l'instar de nombreux observateurs internationaux, comme un processus truqué.

Selon le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo, la CEIEC "soutient les efforts vicieux du régime Maduro pour réprimer la contestation politique et saper les processus démocratiques depuis 2017".

"Les tentatives désespérées de Maduro pour manipuler les processus démocratiques montrent sans l'ombre d'un doute que toute élection organisée par un régime illégitime ne sera ni libre ni juste, à commencer par les élections parlementaires du 6 décembre", a-t-il affirmé dans un communiqué.

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