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Playboy quitte Facebook

Le groupe américain Playboy, pionnier de la presse érotique grand public, a annoncé qu'il fermait toutes ses pages sur Facebook, affirmant refuser d'être "complice" après le scandale sur la gigantesque fuite des données personnelles de millions d'utilisateurs du réseau social.

La firme au célèbre logo à tête de lapin explique, dans un communiqué, que "les informations récentes sur la mauvaise gestion présumée par Facebook des données de ses utilisateurs a renforcé notre décision de suspendre nos activités sur la plateforme pour l'instant".

"Plus de 25 millions de fans sont en relation avec Playboy à travers nos différentes pages Facebook, et nous refusons d'être complices en les exposant à ces pratiques présumées", explique le groupe.

"C'est pourquoi nous avons annoncé que nous allons quitter la plateforme Facebook, en désactivant les comptes Playboy que Playboy Enterprises gère directement".

>> Lire aussi : Polémique d'ampleur autour de l'utilisation de données personnelles sur Facebook

"Depuis des années, il est difficile pour Playboy d'exprimer nos valeurs sur Facebook à cause de ses strictes consignes sur les contenus", souligne le communiqué. Mais si le groupe avait choisi de "modifier la voix de Playboy" afin de répondre aux critères de Facebook, notamment sur la nudité, pour pouvoir être présent sur le réseau, le scandale récent l'a décidé à claquer la porte.

"Playboy a toujours défendu les libertés individuelles et la célébration du sexe. Aujourd'hui, nous franchissons une nouvelle étape dans cette lutte", conclut le communiqué.

Avec AFP

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Le chef du Pentagone disculpé de toute faute dans ses liens avec Boeing

Le ministre de la Défense par intérim, Patrick Shanahan, au centre, accompagné du Chef d'état- major, le général Joseph Dunford, à gauche, et du secrétaire en charg de l'armée de l'Air (Air Force), Heather Wilson, devant le Comité des services armés du Sénat.

Le ministre américain de la Défense par intérim Patrick Shanahan a été disculpé jeudi de toute violation des règles d'éthiques du Pentagone à l'issue d'une enquête interne sur ses liens avec son ancien employeur Boeing, chez qui il a passé 30 ans.

M. Shanahan "a pleinement respecté ses engagements et ses obligations éthiques en ce qui concerne Boeing et ses concurrents", a indiqué dans un communiqué l'Inspecteur général du ministère de la Défense, un organisme indépendant chargé des enquêtes internes sur cette administration tentaculaire.

Cette annonce ouvre la voie à une éventuelle nomination par le président Donald Trump de M. Shanahan au poste de ministre de la Défense, qui devra être confirmée par le Sénat.

Dans une plainte déposée en mars, l'organisation Citoyens pour la responsabilité et l'éthique à Washington (CREW) avait demandé à l'Inspecteur général d'ouvrir une enquête à la suite d'informations rapportées par le site d'informations Politico sur des propos que M. Shanahan aurait tenus en privé en faveur de Boeing et au détriment de son concurrent Lockheed Martin.

"Par sa conduite et ses commentaires, le ministre par intérim pourrait avoir violé les règles d'éthique du Pentagone", indiquait le groupe.

A son arrivée en juin 2017 en tant que numéro deux du ministre de la Défense Jim Mattis, M. Shanahan avait signé un accord avec le Pentagone par lequel il s'engageait à ne participer à aucune discussion concernant Boeing.

Outre M. Shanahan lui-même, l'inspecteur général a précisé avoir entendu 33 témoins, consulté 5.600 pages de documents publics et 1.700 pages de documents classés secret-défense.

"Nous n'avons confirmé aucune des allégations", précise le rapport. "Nous avons déterminé que M. Shanahan n'a pas fait les commentaires qui lui étaient attribués, n'a pas fait la promotion de Boeing, et n'a pas dénigré ses concurrents".

"Le bureau de l'inspecteur général a pris ces accusations au sérieux", a souligné l'inspecteur général Glenn Fine. "Les témoignages démontrent que M. Shanahan a pleinement respecté ses obligations et ses engagements éthiques à l'égard de Boeing et ses concurrents."

M. Shanahan a été propulsé à la tête du Pentagone lorsque M. Mattis a démissionné avec fracas en décembre pour protester contre le retrait de Syrie décidé unilatéralement par le président Donald Trump.

M. Trump n'a toujours pas nommé de candidat pour succéder à Jim Mattis.

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