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Nomination d’un nouveau chef de police au Nigeria

Le contingent de police défile lors de la célébration de la Journée de la démocratie au Nigeria à Abuja, le 12 juin 2019.

Au Nigeria, avec la nomination d'un nouveau chef de la police, peu après l’attaque spectaculaire qui a visé la prison de l’Etat d’Imo dans le sud-est du pays, les attentes et les défis sont énormes pour Usman Alkali Baba alors que l'insécurité croissante reste une préoccupation du président Buhari.

L’ex-chef de la police nigériane Mohammed Adamu devait prendre sa retraite le 1er février 2021 dernier, après avoir passé le maximum de 35 ans requis dans la fonction publique. Le président Muhammadu Buhari avait accordé trois mois de plus à l’ancien inspecteur de la police en attendant de trouver son remplaçant, avait indiqué la présidence.

Cette décision du président avait suscité de vives réactions au sein de la société civile accusant le chef de l’Etat de violer la Constitution du pays.


Certains Nigérians n’ont pas apprécié le travail abattu par l’ancien patron de la police. Ils estiment que la situation sécuritaire du pays s’est détériorée durant la période qu’il a passé à la tête des services de police.

La police nigériane a été critiquée pour sa brutalité contre les civils et son incapacité à faire face à l’insécurité grandissante dans le pays.

Mohammed Adamu, l'ancien inspecteur général des services de police, au Nigeria, le 6 octobre 2020. (VOA/Gilbert Tamba)
Mohammed Adamu, l'ancien inspecteur général des services de police, au Nigeria, le 6 octobre 2020. (VOA/Gilbert Tamba)

Pour Sukky Odabi, avocat et activiste, "le nouvel inspecteur par intérim de la police qui a commencé son travail doit avant tout trouver solution à certaines préoccupations soulevées lors des manifestations contre les brutalités policières. Certaines de ces réclamations concernent la formation des officiers de police, initier une reforme au sein de la police et si possible, pousser pour une augmentation de leurs salaires".

Les défis auxquels Usman Alkali Baba doit faire face sont énormes.

"D’abord il doit reconstruire la confiance entre la police et les citoyens du pays. Lutter contre la corruption, voir les conditions de travail de la police, la question d’équipements. Pour lui permettre de reconstruire cette confiance il doit résoudre tous ces problèmes", explique Kabiru Adamu, expert en sécurité.​

Idayate Hassan, directrice de Centre pour la démocratie et le développement, attend beaucoup du nouveau chef de la police sur le partage des informations entre les agences de sécurité.

"Nous attendons à ce que le nouveau chef de police travaille très fort pour le maintien de l’ordre et de la sécurité dans le pays", indique-t-elle. "Mais ce qui est aussi très important est la collecte des informations. Comment il va faire la collecte des informations une priorité. Comment ils vont utiliser ces informations collectées dès la première alerte pour pouvoir répondre à temps".

Les Nigérians attendent de voir dans les prochains mois l’impact de la nomination d’un nouveau chef de police en cette période de crise entre les services de police et les populations.

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Les élus nigérians face au dilemme du paiement de rançons

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Les quatre travailleurs chinois enlevés au Nigeria ont été libérés

Un panneau à l'entrée principale du centre commercial China Commercial City, populairement appelé "China Town", à Ojota à Lagos, le 27 février 2020.

Les quatre Chinois employés sur un site de construction ferroviaire enlevés la semaine dernière dans le Sud du Nigeria ont été libérés, a annoncé mardi la police nigériane.

Ils avaient été enlevés le 16 juin sur un chantier de construction ferroviaire dans le village d'Alaagba, dans l'État d'Ogun, par des hommes armés non identifiés qui ont également tué un agent de police affecté à leur protection.

"Les quatre ressortissants chinois ont été libérés hier" (lundi), a déclaré à l'AFP un haut responsable de la police de l'Etat d'Ogun, sans donner de détails.

Il n'a pas dit si une rançon avait été payée, mais les enlèvements contre rançon sont très courants au Nigeria.

En avril, deux travailleurs chinois ont été enlevés et leurs gardes de sécurité privés ont été abattus sur un site minier dans l'Etat d'Osun (Sud-Ouest). Ils ont été libérés quatre jours plus tard.

Les entreprises chinoises travaillent au Nigeria sur des projets d'infrastructures de plusieurs milliards de dollars, notamment dans le domaine minier, ferroviaire, aéroportuaire et routier.

Les enlèvements ciblant des employés de compagnies pétrolières étrangères, souvent protégés par des escortes de police, sont fréquents dans le sud-est du pays.

Mais ce type de criminalité s'est récemment propagé à d'autres régions, et même les plus pauvres sont désormais menacés d'être kidnappés tandis que des bandes armées se livrent à des enlèvements de masse dans les écoles ou les universités du Nord et du Nord-Ouest du pays.

Une crise alimentaire menace les enfants entre le Niger et le Nigeria

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Le TAS réduit la suspension de Siasia, ex-entraîneur du Nigeria

Samson Siasia lors d'une conférence de presse à Abuja, le 4 novembre 2010.

Le Tribunal arbitral du sport a réduit lundi à cinq ans la suspension pour "corruption" de l'ancien entraîneur de l'équipe nationale du Nigeria et ancien joueur du FC Nantes, Samson Siasia, dans une affaire de rencontres arrangées.

La juridiction a estimé "disproportionnée" la suspension à vie infligée en avril 2019 par la Fifa au technicien de 53 ans, accusé d'avoir accepté en 2010 de se joindre à une tentative de manipulation de matches.

S'il est important "que les sanctions soient suffisamment élevées pour éradiquer la corruption" dans le football, cette affaire est "une première infraction", qui n'a "procuré aucun bénéfice à M. Siasia" et n'a "pas eu d'effet négatif ou immédiat" sur d'autres personnes, relève le TAS dans son communiqué.

Le panel arbitral a par ailleurs annulé l'amende de 50.000 francs suisses prononcée par la Fifa, jugeant l'ancien international suffisamment sanctionné financièrement par sa mise au ban du football.

Sa suspension "de toute activité liée au football, au niveau national ou international", reste prononcée à compter du 16 août 2019 et prendra donc fin en 2024.

Champion de France avec Nantes en 1995, puis éphémère sélectionneur du Nigeria entre 2010 et 2011, l'ancien attaquant avait disputé le Mondial 1994 aux Etats-Unis.

Une enquête à son encontre avait été ouverte en février 2019, à la suite des investigations plus larges menées autour des manipulations de matches orchestrées par Wilson Raj Perumal, en lien avec des paris sportifs, selon la Fifa.

Perumal, originaire de Singapour, a été arrêté puis incarcéré en 2011 en Finlande pour de nombreux matches truqués, en lien avec des paris sportifs. Il a ensuite collaboré avec les enquêteurs.

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