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La Namibie va se doter de tribunaux spécialisés dans les cas de violence contre les femmes


Un manifestant tient une pancarte au cours de la deuxième journée des manifestations, où des centaines de jeunes Namibiens ont protesté contre la violence sexiste en fermant le quartier central des affaires de Windhoek, en Namibie, le 9 octobre 2020. (Photo by HILDEGARD TITUS / A

La Namibie prévoit de créer des tribunaux spéciaux pour traiter les violences physiques et sexuelles contre les femmes, a annoncé mardi la Première ministre Saara Kuugongelwa-Amadhila à l'issue d'une réunion intergouvernementale.

"Nous sommes aussi répugnés que le public namibien face à la situation des violences basées sur le genre", a-t-elle déclaré. "Les infrastructures judiciaires existantes seront utilisées à cet effet", a-t-elle ajouté.

Cette décision fait suite à une pétition qui a été remise au Parlement la semaine dernière dans le cadre de manifestations qui ont duré quatre jours à Windhoek, la capitale, et dans d’autres villes du pays.

La Première ministre namibienne Saara Kuugongelwa-Amadhila à Windhoek, la capitale, le 21 mars 2015. (Photo: HILDEGARD TITUS / AFP)
La Première ministre namibienne Saara Kuugongelwa-Amadhila à Windhoek, la capitale, le 21 mars 2015. (Photo: HILDEGARD TITUS / AFP)


Selon le quotidien The Namibian, les jeunes veulent aussi des poursuites judiciaires à l’encontre des professeurs et autres membres du corps enseignant qui ont eu des relations sexuelles à caractère d’extorsion avec des étudiants.

Au troisième jour des manifestations, la police avait arrêté 25 protestataires, principalement des jeunes femmes, pour avoir enfreint les règlements anti-Covid-19, notamment la limite des rassemblements à 50 personnes au maximum. Mais les autorités les ont relâchés par la suite.

Mme Kuugongelwa-Amadhila a également déclaré que le gouvernement allait renforcer les capacités de la Namibie en matière d'enquêtes médico-légales en recrutant et en formant des experts capables de faire des analyses d'ADN pour identifier les personnes coupables de viols.

"C'est à moi de donner mon corps, pas à toi de le prendre", lit-on sur une pancarte lors d'une manifestation à Windhoek, le 9 octobre 2020. (Photo: HILDEGARD TITUS / AFP)
"C'est à moi de donner mon corps, pas à toi de le prendre", lit-on sur une pancarte lors d'une manifestation à Windhoek, le 9 octobre 2020. (Photo: HILDEGARD TITUS / AFP)

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