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Égypte

La France continue de vendre à l'Egypte des armes utilisées contre des civils

Un combattant de l'organisation Etat islamique au Sinaï, le 11 janvier 2017.

La France, et onze autres pays de l'Union européenne, continuent de vendre à l’Égypte des armes "utilisées pour des opérations de répression meurtrière" contre des civils, accuse Amnesty International.

Dans un communiqué publié mardi matin, l'ONG de défense des droits humains assure que, ce faisant, Paris "bafoue le droit international", en fournissant au Caire "des équipements militaires utilisés pour réprimer avec violence des manifestations entre 2012 et 2015".

L'Union européenne a demandé en 2013 à ses membres de suspendre leurs exportations d'armes vers l’Égypte, rappelle Amnesty. La France, ainsi que l'Allemagne, la Bulgarie, Chypre, l'Espagne, la Hongrie, l'Italie, la Pologne, la République tchèque, la Roumanie, le Royaume-Uni et la Slovaquie ignorent cette directive européenne, accuse l'ONG.

La France, rappelle Amnesty, est "devenue le principal fournisseur d’armes en tous genres à l’Égypte depuis 2013. Elle surpasse d’ailleurs largement les États-Unis, qui font partie avec elle des champions du secteur".

Les accusations contre la France se fondent sur l'analyse de vingt heures de vidéo, de centaines de photos et de 450 gigaoctets de supports visuels fournis par des groupes locaux de défense des droits humains, sur lesquels apparaissent notamment des blindés français de type Sherpa et MIDS, utilisés pour tirer directement sur des manifestants désarmés.

"Il est consternant de constater que la France a poursuivi ses livraisons d’équipements militaires à destination de l’Égypte après l’utilisation de ces équipements lors de l’une des attaques les plus meurtrières du XXIe siècle contre des manifestants", estime Najia Bounaim, directrice des campagnes pour l’Afrique du Nord à Amnesty International.

"Comme ces transferts ont eu lieu – et ont continué d'avoir lieu – alors que les autorités égyptiennes n’ont rien fait pour faire respecter l’obligation de rendre des comptes, ni pris aucune mesure laissant entrevoir la fin des violations systématiques dont elles se rendent coupables, la France risque de se voir accusée de complicité dans la crise des droits humains que connaît actuellement l’Égypte", a-t-elle ajouté.

"Un haut responsable français a concédé que, si les équipements de sécurité fournis par la France étaient initialement destinés à l’armée égyptienne" dans le cadre de la lutte antiterroriste, "les autorités égyptiennes avaient détourné certains blindés au profit des forces de sécurité intérieure", ajoute le texte.

Le rapport, intitulé "Egypte : des armes françaises au coeur de la répression", est disponible sur le site web d'Amnesty.

Avec AFP

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Al-Ahly remporte sa 9e Ligue des champions d'Afrique en battant Zamalek

Les joueurs d'Al Ahly célèbrent leur victoire en finale de la Ligue des champions de la CAF face au Zamalek au Caire, dans la capitale égyptienne, le 27 novembre 2020.

Le club d'al-Ahly a décroché vendredi son 9e titre de champion d'Afrique des clubs de football en battant le Zamalek (2-1), son grand rival cairote, dans une finale 100% égyptienne.

Le club le plus couronné du continent a ouvert le score sur corner par le milieu de terrain Amr al-Soleya (5e), puis Shikabala a égalisé pour Zamalek.

Au final, c'est une frappe spectaculaire de Mohamed "Afsha" Magdy (85e) qui a donné la victoire à al-Ahly.

Cette finale palpitante a complété une compétition qui a commencé en août de l'année dernière et qui a été constamment retardée par la pandémie du coronavirus.

Le onze de départ d'Al Ahly au Stade international du Caire, en Egypte, le 27 novembre 2020.
Le onze de départ d'Al Ahly au Stade international du Caire, en Egypte, le 27 novembre 2020.

Grâce à ce succès, le Sud-Africain Pitso Mosimane est devenu le troisième entraîneur, après l'Argentin Oscar Fullone et l'Égyptien Mahmoud el Gohary, à remporter le titre de champion de la Ligue des champions avec deux clubs.

Auparavant, M. Mosimane avait conduit les Mamelodi Sundowns d'Afrique du Sud à une victoire 3-1 sur le même Zamalek il y a quatre ans, lors de la finale de 2016.

Avant le coup d'envoi, les deux équipes ont observé un moment de silence en l'honneur de l'icône argentine Diego Maradona, décédé mercredi.

Le onze de départ de Zamalek au Stade international du Caire, dans la capitale égyptienne, le 27 novembre 2020.
Le onze de départ de Zamalek au Stade international du Caire, dans la capitale égyptienne, le 27 novembre 2020.

Exercices conjoints des forces armées aériennes de l'Égypte et du Soudan

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Le désert des Mamlouks, ou la Cité des morts qui ravive l'économie locale

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En Egypte, la "Cité des morts" fait vivre une communauté

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Le Zamalek favori contre le Raja en demi-finale retour de la Ligue des Champions d'Afrique

Le gardien de Zamalek Ahmed al-Shenawy lors de la super coupe d'Egypte match de football entre Al-Ahly SC et les clubs de football égyptiens de Zamalek, le 15 octobre 2015 au stade Sheik Hazza Bin Zayed à Al-Ain , EAU. PHOTO AFP / MARWAN NAAMANI

Le Zamalek (Egypte) est favori de la demi-finale retour de la Ligue des champions d'Afrique, déjà reportée deux fois, qu'il disputera finalement mercredi face au Raja Casablanca, après avoir remporté 1-0 le match aller au Maroc.

Cette demi-finale aura lieu au Caire et la finale, le 27 novembre prochain, est prévue au stade Borg al-Arab d'Alexandrie, entre le vainqueur de mercredi et un autre club égyptien, Al Ahly, le grand rival historique du Zamalek, a confirmé la Confédération africaine de football (CAF).

Le président de la CAF, Ahmad Ahmad, a lui aussi été touché par le Covid-19, tout comme un total de 16 joueurs du Raja, ce qui avait provoqué les deux reports successifs de la demi-finale, et dans la foulée celui de la finale initialement prévue ce vendredi.

Le Zamalek, à domicile, espère refaire le coup du match aller, quand sa vedette marocaine Ashraf Bencharki avait marqué le seul but. L'entraîneur portugais Jaime Pacheco compte aussi sur des joueurs ayant manqué le match aller, comme le Tunisien Ferjani Sassi, lui aussi touché par le virus.

Selon Mido, l'ancien joueur égyptien de l'Ajax, de Tottenham et de Marseille, "le Raja est une bonne équipe mais n'a pas été dangereux pour le Zamalek au match aller. Ils ont passé leur temps à chercher un penalty dans la surface adverse".

Le Raja, dirigé par Jalam Al-Salami, a quand même bon espoir de renverser la tendance, malgré le manque de condition physique lié à la pandémie de coronavirus. Pour Salami, "les gros matches décisifs échappent à la logique". Il espère aussi que l'arbitrage sera meilleur qu'au match aller, "quand nous avons été privés d'un match nul".

Le milieu de terrain du Raja Abderrahim Achchakir est convaincu que le club marocain peut surmonter ce déficit de 1-0 au Caire: "Nous pouvons le faire", a déclaré le joueur de 33 ans, pour qui "le Raja a été très malchanceux de perdre le match aller": "Nous avons dominé à la fois au niveau de la possession et du territoire".

Programme des derniers matches de la Ligue des champions de la CAF:

Demi-finale retour, mercredi au Caire (20h00 locales, 18h00 GMT):

Zamalek (EGY) - Raja Casablanca (MAR) (match aller: 1-0)

Finale, le 27 novembre à Alexandrie (20h00 locales, 18h00 GMT):

Al Ahly (EGY) contre Zamalek (EGY) ou Raja Casablanca (MAR)

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