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La France au Sahel pour "une opération de longue durée"


La ministre française de la Défense, Florence Parly, le général François Lecointre avec le président Emmanuel Macron en visite sur une base de l'armée française à Istres, France, le 20 juillet 2017.

L'opération antijihadiste française Barkhane au Sahel, qui mobilise quelque 4.000 hommes, est "une opération de longue durée" même s'il est nécessaire de "faire évoluer notre engagement", a estimé vendredi le chef d'état-major français des armées, le général François Lecointre.

Ce que je pense moi, c'est que l'opération au Sahel est une opération de longue durée pour laquelle nous sommes engagés aujourd'hui dans un appui à la montée en puissance des forces de nos pays partenaires dans la zone", a-t-il déclaré sur la radio Europe 1, en référence au soutien français apporté à la force militaire du G5 Sahel (Mali, Mauritanie, Burkina Faso, Niger et Tchad).

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"L'idée c'est qu'eux reprennent en charge la responsabilité de cette sécurité et que nous les aidions à lutter contre cet ennemi commun. Je ne vois pas qu'on puisse partir aujourd'hui en tout cas", a-t-il souligné.

Toutefois, a-t-il ajouté, "il faut absolument que nous fassions évoluer notre engagement, ne serait-ce que pour pouvoir chaque fois que possible faire face à l'évolution de l'ennemi, faire face à l'évolution de la situation et dès que possible retrouver des marges pour intervenir ailleurs".

Fin novembre, le général Lecointre avait déjà évoqué sa volonté d'ajuster le dispositif français au Sahel tout en accroissant l'aide militaire aux pays de la zone.

"Sur Barkhane, je vais intensifier le soutien à nos partenaires du G5 Sahel pour qu'ils deviennent plus autonomes (...) en essayant de réduire autant que possible mon empreinte au sol", avait-il déclaré au Journal du Dimanche.

"La France sera présente aussi longtemps que nécessaire, mais la présence de la France n'est pas éternelle. Le Sahel doit prendre sa sécurité en main et nous sommes là pour les aider", avait de son côté souligné le 31 décembre la ministre française des Armées Florence Parly, devant les troupes françaises déployées à Tessalit, dans le nord du Mali.

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Bien que depuis 2013 les groupes liés à Al-Qaïda ont été dispersés et en grande partie chassés du nord du Mali, des zones entières du pays échappent encore au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU (Minusma), régulièrement visées par des attaques, malgré la signature en mai-juin 2015 d'un accord de paix censé isoler définitivement les jihadistes.

Deux soldats français ont été tués et un blessé au Mali fin février dans l'explosion d'une mine artisanale au passage de leur véhicule blindé, portant à 22 le nombre de militaires français morts dans le Sahel depuis le lancement de l'opération Serval, en janvier 2013, remplacée depuis par l'opération Barkhane, à l'été 2014.

Avec AFP

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