Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Afrique

La France a tué ou capturé une soixantaine de jihadistes en un mois au Sahel

Des soldats français de l'opération Barkhane patrouillent à Timbamogoye, Mali, 10 mars 2016.

Les forces armées françaises déployées au Sahel dans le cadre de l'opération Barkhane ont tué ou capturé en un mois une soixantaine de jihadistes dans la "zone des trois frontières" au confins du Mali, du Niger et du Burkina Faso, a annoncé jeudi l'état-major français.

"Depuis le 15 février, une soixantaine de terroristes ont été mis 'hors de combat' et "des matériels saisis ou détruits : des pick-ups, des motos, des équipements individuels ou collectifs, du matériel nécessaire à la confection d'engins explosifs improvisés", a détaillé le colonel Patrik Steiger lors d'un point presse du ministère français des Armées.

Du 9 au 12 mars, deux opérations menées au sud de l'axe Ansongo-Menaka (nord-est du Mali) "aux côtes des forces armées maliennes, en lien avec les forces armées nigériennes", ont notamment "permis de mettre 'hors de combat' une dizaine de terroristes", appartenant "vraisemblablement" au groupe État Islamique au Grand Sahara (EIGS), a-t-il déclaré.

>> Lire aussi : Quatre jihadistes arrêtés dans une vaste opération de Barkhane au Mali

Le 17 février, "une dizaine de jihadistes" avaient été tués dans le nord-est du Mali par l'armée française. Deux autres opérations antijihadistes ont également eu lieu les 22 et 25 février, selon l'état-major.

La guerre menée au Sahel par les 4.000 troupes de l'opération Barkhane n'épargne pas les soldats français: deux d'entre eux ont été tués et un autre blessé le 21 février dans l'explosion d'une mine artisanale dans le nord-est du Mali.

>> Lire aussi : Au moins 10 jihadistes tués par Barkhane près de la frontière algérienne au Mali

Bien que depuis 2013 les groupes liés à Al-Qaïda ont été dispersés et en grande partie chassés du nord du Mali, des zones entières du pays échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU (Minusma), régulièrement visées par des attaques, malgré la signature en mai-juin 2015 d'un accord de paix censé isoler définitivement les jihadistes.

Pour tenter de lutter plus efficacement contre les groupe jihadistes qui se jouent des frontières, cinq États de la région (Mali, Mauritanie, Burkina Faso, Niger et Tchad) ont mis sur pied la force du G5 Sahel, qui devrait compter 5.000 soldats d'ici la mi-2018, et qui bénéficie sur le terrain de l'appui des forces armées françaises.

Avec AFP

See all News Updates of the Day

Votre page des sports

Votre page des sports
Attendez s'il vous plaît
Embed

No media source currently available

0:00 0:02:24 0:00

L'accès à l’eau potable

L'accès à l’eau potable
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:28 0:00

Dans le monde de la culture

Dans le monde de la culture
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:50 0:00

Une tuerie à Goma provoque l'ire de la population

Une tuerie à Goma provoque l'ire de la population
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:35 0:00

Le sortant Azali grandissime favori de la présidentielle aux Comores

Le président des Comores, Azali Assoumani, arrive à un bureau de vote lors du référendum constitutionnel, à Mitsoudje, près de Moroni, Comores, le 30 juillet 2018

Le président du petit archipel des Comores Azali Assoumani sollicite dimanche son maintien à la tête du pays dans un scrutin lourd de tensions avec l'opposition, qui l'accuse de dérive autoritaire et redoute un "hold-up électoral".

Au pouvoir depuis 2016, M. Azali, 60 ans, fait figure de grandissime favori au terme d'une campagne qu'il a écrasée de tous les moyens de l'Etat.

Sûr de sa force, le chef de l'Etat sortant a rassemblé vendredi plusieurs milliers de personnes dans la capitale Moroni autour du slogan "un seul jour, un seul tour, un seul homme". "Nous gagnerons cette élection dès le 24 mars", a-t-il assuré à ses partisans.

"Il a une vision pour le pays, lui seul est capable d'offrir un avenir meilleur à tous", s'est enthousiasmée une de ses fidèles, Fatoumia Alibazi, chapeau bleu à larges bords aux couleurs de son champion sur la tête.

La machine Azali s'est mise en marche avec la réforme constitutionnelle approuvée par référendum l'an dernier.

Très controversée, elle a étendu d'un à deux mandats de cinq ans la durée de la présidence attribuée successivement à chacune des trois îles de l'archipel (Grande-Comore, Mohéli, Anjouan).

Ce système a donné un coup de canif au fragile équilibre institutionnel instauré en 2001 pour mettre fin aux crises séparatistes et aux coups d'Etat à répétition qui agitaient l'archipel depuis son indépendance en 1975.

- 'Mascarade' -

L'opposition a hurlé au loup mais rien n'y a fait. Au contraire. M. Azali a riposté à la contestation en embastillant nombre de ses détracteurs, à commencer par son ennemi de toujours, l'ancien président Ahmed Abdallah Sambi, accusé de corruption.

Sur sa lancée, l'ex-putschiste, élu en 2016, a remis son quinquennat en jeu dès cette année. En cas de succès, il pourrait garder les rênes du pays jusqu'en 2029.

L'opposition espère bien l'en empêcher. Mais, prise de cours par l'accélération du calendrier politique, elle s'est lancée dans la bataille en ordre dispersé. Et la Cour suprême l'a encore fragilisée en écartant quelques-uns de ses champions de la route du président.

Patron de l'Union de l'opposition, l'ancien vice-président Mohamed Ali Soilihi a été interdit de scrutin. Assigné à résidence, il ne décolère pas.

"Cette élection est une grosse mascarade", se lamente-t-il. "Le scénario est écrit d'avance: le 24 mars au soir, il y aura une déclaration de victoire (d'Azali Assoumani) au premier tour, c'est un passage en force."

C'est l'antienne reprise par tous les adversaires du président. "Tout le monde est contre lui, si le scrutin est transparent, il ne peut pas gagner", assure lui aussi le candidat du parti Juwa, l'avocat Mahamoudou Ahamada, 48 ans. "Azali n'a d'autre choix que de voler les élections".

Plus que la crainte de fraudes, les partisans de l'opposition reprochent au pouvoir sortant la pauvreté persistante de la population et le train de vie des dirigeants du pays.

- 'Plus que Macron' -

"Tu ne peux pas m'expliquer que je vais avoir une vie sans électricité, sans eau. C'est pas possible", se lamente Mahmoud Mze, chômeur de 48 ans. "Et lui (M. Azali), il gagne 34.000 euros par mois, plus que (le président français Emmanuel) Macron. Ca ne va pas !"

Privée par la réforme de présidence tournante en 2021, l'île d'Anjouan, la plus pauvre de l'archipel, bouillonne.

En octobre, des civils armés hostiles au président ont fait le coup de feu avec l'armée pendant six jours à Mutsamudu, la capitale de l'île, avant de s'évaporer mystérieusement dans la nature.

En campagne à Anjouan, le colonel Soilihi Mohamed, dit "Campagnard" pour ses origines rurales, a mis en garde contre les risques d'un passage en force du président.

"Le peuple va s'exprimer par une révolution dans les urnes", prédit l'ancien officier, aussi raide que le sortant est bonhomme. Mais "si jamais le président tente de faire autrement, on risque une révolution populaire".

La menace fait sourire le ministre de l'Intérieur Mohamed Daoudou, qui promet "la transparence totale".

"Il y a trop de mensonges de l'opposition, notre pays n'est pas une dictature", déclare le secrétaire général de la Mouvance présidentielle, Ali Mliva Youssouf.

Plus de 800 observateurs de la société civile comorienne, financés par l'Union européenne (UE), sont annoncés dans les 731 bureaux de vote du pays pour garantir la régularité du scrutin. Les premiers résultats sont attendus lundi.

Voir plus

XS
SM
MD
LG