Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Monde

La France a détruit tous ses stocks d'armes à sous-munitions

Un militaire en armes sécurise le périmètre du lieu où a eu lieu une attaque djihadiste au moment où des pompiers, arrière-plan, s’y déploient dans la banlieue parisienne Saint-Denis, 19 novembre 2015. (AP Photo / Christophe Ena)

La France a achevé la destruction de ses stocks d'armes à sous-munitions, deux ans plus tôt que prévu par la communauté internationale, ont annoncé jeudi les ministères des Affaires étrangères et de la Défense.

"La destruction de ces stocks, composés de roquettes LRM et d'obus OGRE, s'achève avec plus de deux ans d'avance sur le délai prévu par la Convention d'Oslo", soulignent les deux ministères dans un communiqué conjoint.

La Convention d'Oslo, entrée en vigueur en 2010, interdit l'utilisation, la production, le stockage et le transfert des armes à sous-munitions.

La France a utilisé ces armes pour la dernière fois lors de la guerre du Golfe en 1991 et a cessé d'en fabriquer dès 2002, selon le communiqué.

Les bombes à sous-munitions sont larguées par voie aérienne ou tirées par voie terrestre. Le conteneur s'ouvre dans les airs et éjecte les sous-munitions, de la taille d'une balle de tennis, qui se dispersent sur de larges zones.

Près de 30% des sous-munitions n'explosent pas au contact du sol et peuvent rester actives pendant des années, risquant de tuer ou blesser des civils, dont des enfants, plus vulnérables car ils sont tentés de les ramasser.

"La France condamne fermement l'utilisation de ces armes, susceptibles d'avoir des conséquences particulièrement graves pour les populations civiles à la fois durant et après les conflits", déclarent les deux ministères.

"Elle appelle tous les États n'ayant pas encore ratifié la Convention d'Oslo à la rejoindre et à pleinement mettre en oeuvre ses différentes dispositions", ajoutent-ils.

De grandes puissances militaires comme la Chine, la Russie, les Etats-Unis et Israël, qui en possèdent la plus grande partie, ont refusé de signer la convention.

Ces armes ont été notamment utilisées dans la péninsule indochinoise durant la guerre du Vietnam, dans les Balkans et au Sud-Liban.

L'association Handicap International a condamné dès 2013 leur "utilisation croissante" par les forces de Bachar al-Assad en Syrie.

Avec AFP

Toutes les actualités

Les États-Unis s'opposent à la désignation de Ngozi Okonjo Iweala au poste de directrice générale de l'OMC

La ministre des finances du Nigeria, Ngozi Okonjo-Iweala, lors d'un entretien avec Reuters dans son bureau de la capitale Abuja, le 24 août 2012.

L'ancienne ministre des finances du Nigeria, Ngozi Okonjo Iweala, a marqué l'histoire mercredi en devenant la première femme et la première personne originaire d’Afrique à être recommandée pour le poste de directeur général de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

Il revient désormais aux délégués des pays membres de confirmer officiellement la recommandation du panel de sélection. Une réunion à cet effet devrait avoir lieu "dans les prochains jours", précise la même source.

Mais selon l'agence de presse Bloomberg, le négociateur en chef du commerce de Washington, Robert Lighthizer, soutient plutôt la candidate de la Corée du Sud, la diplomate Yoo Myung-hee.

Économiste de formation, Mme Okonjo Iweala, 66 ans, avait autrefois occupé le poste de numéro 2 à la Banque mondiale. Elle a également siégé aux conseils d’administration de Twitter et de GAVI, l’Alliance mondiale pour les vaccins, après avoir occupé des postes de haute responsabilité au sein du gouvernement fédéral du Nigeria sous les administrations des présidents Olusegun Obasanjo et Goodluck Jonathan.

Le poste de patron de l'OMC est devenu vacant lorsque son tout dernier directeur général, le Brésilien Roberto Azevêdo, a annoncé de manière inattendue qu'il démissionnait à la fin du mois d'août.

Au total, huit candidatures ont été soumises, dont trois issues de pays africains : le diplomate égyptien Abdel-Hamid Mamdouh, la ministre Amina Mohamed du Kenya et Mme Okonjo Iweala. Après plusieurs rounds de vote par les délégués des pays membres, il ne restait plus que deux candidates : Ngozi Okonjo Iweala et la diplomate sud-coréenne Yoo Myung-hee.

En début de semaine, le Financial Times avait rapporté que la candidate nigériane avait obtenu le soutien de l’Union européenne, en plus de celui du bloc africain à l’OMC.

La colère gronde contre la France dans certains pays musulmans

La colère gronde contre la France dans certains pays musulmans
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:43 0:00

D'Abraham Lincoln à Donald Trump: le parti républicain en bref

D'Abraham Lincoln à Donald Trump: le parti républicain en bref
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:32 0:00

OMC: l'UE va soutenir la Nigériane Okonjo-Iweala

La candidate pour la présidence de l'OMC Okonjo-Iweala, ancienne ministre des finances du Nigeria et ancienne No.2 à la Banque mondiale. REUTERS/Lucas Jackson/archives

L'Union européenne va soutenir la Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala pour le poste de directrice générale de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), ses Etats membres étant finalement arrivés lundi à un consensus sur cette candidature.

Ce soutien, qui donne un élan appréciable à la candidate africaine face à sa rivale sud-coréenne Yoo Myung-hee, sera annoncé à l'OMC mardi matin par l'ambassadeur de l'UE à Genève, a précisé l'une de ces sources.

Ancienne ministre des Affaires étrangères et des Finances du Nigeria, mais aussi ex-numéro deux de la Banque mondiale, Mme Okonjo-Iweala, 66 ans, pourrait devenir la première femme et la première Africaine à diriger l'organisation chargée de libéraliser le commerce mondial.

Les Etats membres ont cependant mis du temps à s'entendre sur son nom, malgré un échange sur le sujet entre les dirigeants de l'UE lors du dernier sommet européen mi-octobre à Bruxelles.

Lundi matin, la Hongrie et la Lettonie refusaient encore de soutenir la Nigériane, avant de se rallier à la majorité dans la soirée, selon les sources européennes.

Tout en acceptant le consensus européen, "sept délégations" ont par ailleurs "demandé que soit enregistrée leur préférence pour l'autre candidate", a précisé une de ces sources.

Ce soutien est "un signal clair à l'égard de l'Afrique et un signe de confiance mutuelle" avec l'UE, a souligné une autre source.

Le troisième cycle de discussions, qui devra départager les deux prétendantes, a débuté le 19 octobre et s'achèvera mardi. Un consensus devra être trouvé pour la date butoir du 7 novembre.

La candidate qui l'emportera succédera au Brésilien Roberto Azevedo, qui a quitté l'OMC fin août, un an plus que tôt que prévu. Ce départ, expliqué par des raisons familiales, est survenu en plein marasme économique mondial, laissant l'institution en crise.

Le prochain chef de l'institution devra affronter la crise économique mais aussi la crise de confiance dans le multilatéralisme et dans le bien-fondé de la libéralisation du commerce mondial, le tout sur fond de guerre commerciale entre les deux premières puissances économiques mondiales, la Chine et les Etats-Unis.

Minute Eco: Reprise des pourparlers sur le GERD

Minute Eco: Reprise des pourparlers sur le GERD
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:32 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG