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RDC

La foire des arts et créativité valorise les artistes et productions locaux à Bukavu

Plusieurs exposition lors de la FIAC à Bukavu, le 18 août 2019. (VOA/Ernest Muhero)

A Bukavu, dans l’est de la République Démocratique du Congo, la deuxième édition de la FIAC, foire internationale des arts et de la créativité, s’est achevée dimanche 18 août après une semaine de festivité.

L’occasion était belle pour valoriser les artistes locaux. Une initiative de la jeunesse active JEUNA avec d’autres organisations partenaires.

Deuxième édition de la FIAC à Bukavu
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C’est sur un podium installé au collège Alfajiri, que des artistes ont fait leurs prestations durant toute la semaine. A l’occasion des stands ont aussi été dressés pour des expositions.

"Nous sommes venus d’abord nous vendre, nous en tant que Alka Multiservices. C’est aussi l’occasion de se familiariser avec d’autres artistes, créateurs, agences et entreprises", explique Alice Kajabika devant son stand dressé. Et face à tant de créativité dans multiples domaines autour d’elle.

Elle reste admirative. "En tout cas, je ne pouvais pas imaginer qu’à Bukavu, il y avait autant de talents, sauf qu’il n’ y a pas de gens pour soutenir les artistes", regrette Alice Kajabika, après un long soupir.

Deuxième édition de la FIAC à Bukavu, le 18 aout 2019. (VOA/Ernest Muhero)
Deuxième édition de la FIAC à Bukavu, le 18 aout 2019. (VOA/Ernest Muhero)

C’est une semaine dénommée "Semaine de folie" où en plus des Barbecues, chaque soir, Acrobates, chanteurs, danseurs et humoristes se succèdent devant un public en liesse.

Des moments captivants qui mobilisent la population autour des talents locaux et ceux venus de Goma et du Burundi voisin.

Pour Ngelessa Lumumba -dit DJ Gayt- et coordonnateur de la FIAC, "l’objectif pour cette foire est que l’artiste doit vivre de son art. On a cette idée depuis 3 ans et on voulait un événement qui peut réunir tous les artistes".

Concours de danse, poésies, défilés de mode, expositions des œuvres d’art, des paniers, bricoles, dessins, peintures et autres objets fruit de la créativité ont été bien appréciés par le public sorti nombreux.

"C’est tellement beau de voir qu’il y a tellement des jeunes artistes qui sont ici et qui ont vraiment la grande envie de produire et faire des choses. Concernant la dance. C’est tellement captivant. Je pense que chez nous il n’y a pas cette énergie que je vois", a confié Janosch Perler à VOA Afrique. Le cinéaste et musicien suisse est intéressé par la musique traditionnelle à l’est de la RDC.

Pendant cette foire internationale des arts et créativités, l’occasion est aussi donnée aux artistes de partager leurs expériences entre artistes notamment sur scène.

"Ce que Ndaro apporte, c’est son expertise, son show live qu’on appelle weekend Izulu. Le message fort est que nous devons lutter ensemble. Nous devons présenter au monde notre musique des racines", martèle avec fierté Thomas Lusango, responsable de Ndaro culture.

Les rideaux de la foire sont tombés tard dans la nuit du dimanche sous une note générale de satisfecit. Les jeunes ont déjà le regard sur la prochaine édition de la FIAC

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Des entrepreneurs congolais créent des emballages à base de fibre de bananier

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RDC : dix civils tués dans deux attaques attribuées aux ADF

RDC : dix civils tués dans deux attaques attribuées aux ADF
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RDC : dix civils tués dans deux attaques attribuées aux ADF

Une patrouille de la Monusco pour traquer les rebelles ougandais des Forces Démocratiques Alliés (ADF), le 13 novembre 2018.

Dix civils ont été dans la nuit de samedi à dimanche dans deux attaques attribuées au groupe armé Forces démocratiques alliées (ADF) dans la partie orientale de la République démocratique du Congo, selon l'armée.

"Nous déplorons la mort de huit civils, décapités dans le village de Boyo, ici en Ituri par des ADF (...) qui ont aussi tué deux autres civils par balle à Kainama", a déclaré à l'AFP le lieutenant Jules Ngongo, porte-parole de l'armée dans la province de l'Ituri (nord-est).

"La poursuite de l'ennemi pour nettoyer la zone continue", a-t-il affirmé.

Des sources administrative et locales ont confirmé les deux attaques, précisant que des maisons ont également été "incendiées" par les assaillants.

Le village de Kainama est situé dans l'extrême nord de la province du Nord-Kivu, à la limite avec l'Ituri. Il est à 5 km de celui de Boyo.

Les ADF sont historiquement des rebelles musulmans ougandais installés dans l'est de la RDC depuis 1995. Sans s'attaquer à l’Ouganda depuis des années, ces bandes armées commettent régulièrement des massacres sur des civils sans défense depuis octobre 2014 dans la région de Beni et ses environs.

L'armée congolaise mène des opérations militaires contre ces ADF dans cette zone depuis fin octobre 2019, sans toutefois avoir pu mettre fin aux massacres.

Dispersés par ces opérations militaires, les ADF opèrent désormais en petits groupes mobiles, selon des experts de l'ONU.

Après une relative accalmie en janvier, les membres présumés des ADF multiplient des tueries des civils depuis début février dans les territoires de Beni (Nord-Kivu) et Irumu (Ituri, nord-est).

Depuis près de trois décennies, l'est de la RDC est déstabilise par la présence de dizaines de groupes armés locaux et étrangers d'importance diverses.

Dans un récent rapport, les experts du Baromètre sécuritaire du Kivu (KST en anglais) ont recensé au moins "122 groupes armés" actifs dans quatre provinces orientales (Ituri, Nord-Kivu, Sud-Kivu et Tanganyika).

La riposte contre Ebola a repris au Nord-Kivu

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L'ambassadeur tué en RDC "a été trahi" par un proche, selon sa femme

Les carabiniers transportent le cercueil de l'ambassadeur italien Luca Attanasio dans la Basilique de Sainte Marie des Anges et des Martyrs à Rome, le 25 février 2021.

Selon le quotidien italien Il Messaggero, l'ambassadeur Luca Attanasio a été trahi par une personne proche de la famille.

C'est ce qui ressort d'une interview accordée par la veuve de l'ambassadeur tué lundi dans une embuscade en République démocratique du Congo (RDC).

Luca Attanasio, 43 ans, circulait dans la province du Nord-Kivu (est), près de la frontière avec le Rwanda, à bord d'un convoi du Programme alimentaire mondial (PAM) lorsque celui-ci a été pris dans une embuscade.

L'ambassadeur, son garde du corps italien, le carabinier Vittorio Iacovacci, 30 ans, et un chauffeur congolais du PAM, Mustafa Baguma Milambo, 56 ans, ont été tués par balles.

Pour sa veuve, Zakia Seddiki, "Luca a été trahi par quelqu'un qui nous est proche, proche de notre famille". "Quelqu'un qui connaissait ses déplacements a parlé, l'a vendu et l'a trahi", a-t-elle ajouté, sans plus de précisions.

Les circonstances de la fusillade devront être éclaircies par les enquêtes du PAM et de l'ONU à qui le chef de la diplomatie italienne, Luigi Di Maio, a demandé "le plus rapidement possible, des réponses claires et exhaustives".

Le parquet de Rome, où se trouve le siège mondial du PAM, a ouvert de son côté une enquête pour "séquestration de personnes à des fins terroristes", selon la presse italienne.

Les autorités congolaises accusent les rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), installées dans l'est de la RDC. Mais dans un entretien accordé à VOA Afrique, un porte-parole des FDLR, Cure Ngoma, a nié toute implication dans cette attaque. Il s'est dit prêt à témoigner, tout en réclamant une enquête internationale et impartiale.

Selon les autorités congolaises et italiennes, l'attaque s'est produite à quelques kilomètres de la commune de Kiwanja, où Luca Attanasio et des fonctionnaires du PAM devaient visiter une école.

Selon le journal La Stampa, Luca Attanasio, arrivé en RDC en 2017, avait demandé l'année suivante au ministère italien des Affaires étrangères une escorte de quatre carabiniers, comme celle dont bénéficiait son prédécesseur, au lieu des deux alors en poste. Après une mission d'inspection en RDC, le ministère a refusé sa demande, écrit le quotidien.

Le PAM et le ministère italien des Affaires étrangères n'avaient pas immédiatement répondu vendredi aux sollicitations de l'AFP.

Après des funérailles d'Etat organisées jeudi à Rome, Luca Attanasio devait être inhumé samedi dans sa ville de Limbiate, près de Milan (nord).

Mort de l'ambassadeur Attanasio: les FDLR rejettent toute responsabilité
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