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RDC

Deux premiers cas Ebola confirmés dans le Sud-Kivu

Réunion de crise de la commission de la riposte contre la maladie à virus Ebola dans le Sud-Kivu, le 16 août 2019. (VOA/Ernest Muhero)

Une année après le début de la maladie à virus Ebola au Nord Kivu et en Ituri, le gouverneur du sud Kivu Theo Ngwabidge vient de confirmer la présence de cette maladie au Sud Kivu après deux cas d’importation confirmés Ebola en Territoire de Mwenga à plus de 100 kilomètres de Bukavu.

La nouvelle tombe telle une bombe dans les oreilles des Sud-Kivutiens. Officiellement le gouverneur Theo Ngwabidge déclare la guerre à virus Ebola au Sud-Kivu et précise que deux cas d’importation viennent d’être dans la nuit du 15 août dans le village de Kilungutwe en le territoire de Mwenga.

Deux premiers cas Ebola confirmés dans le Sud-Kivu
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Lors d'une conférence de presse le gouverneur a expliqué : "Avec le cas qui est positif aujourd'hui, nous déclarons effectivement l’épidémie maladie à virus Ebola au Sud Kivu".

Avant d'insister que "La situation est sous contrôle, mais l’essentiel aujourd’hui, c’est de contrôler cette épidémie".

"Avec nos partenaires sanitaires, nous nous y mettons et espérons que l’enfant qui est contaminé, avec les soins qui lui sont prodigué, ce cas pourra peut-être guéris", déclare le gouverneur du sud Kivu devant la presse.

Le gouverneur Theo Ngwabidge devant les journalistes, dans le Sud-Kivu, le 16 août 2019. (VOA/Ernest Muhero)
Le gouverneur Theo Ngwabidge devant les journalistes, dans le Sud-Kivu, le 16 août 2019. (VOA/Ernest Muhero)

Une femme de 24 décédée

Pour Zozo sakali, président urbain de la société civile du Sud Kivu, cette situation est interpellatrice et implique une mobilisation tous azimuts."Retrouver un cas à virus Ebola à plus de 100 kilomètres de Bukavu parait très étonnant, alors qu’il y a un mécanisme mis en place pour filtrer le cas venant du Nord-Kivu", a-t-il souligné au micro de VOA Afrique.

"Dans tous les cas, cette question nous concerne tous et moi, je pense que le service commis à la lutte dans les installations aéroportuaires et dans limites de provinces devraient multiplier les efforts pour nous épargner la population de la propagation de cette épidémie", a martellé le président urbain de la société civile à Bukavu.

La mère de l’enfant âgée de 24 ans et venue du Nord-Kivu est décédée, a ajouté le gouverneur de province au sortir d’une réunion de crise de la commission chargée de la riposte contre la maladie à le virus Ebola au Sud-Kivu.

Theo Ngwabidge ajoute que les dispositions sont prises pour renforcer la surveillance au point d’entrée avec les pays limitrophes : "Nous tenons à rassurer les provinces limitrophes et les pays voisins que toutes les mesures sont prises pour renforcer la surveillance au point d’entrée et de contrôles sanitaires et nous les rassurons de notre collaboration permanente à travers les services spécialisés".

Des équipes de ripostes en route

Des équipes de coordination de la riposte sont déjà à Bukavu pour appuyer la lutte engagée localement et des hélicoptères venus de Goma viennent d’atterri dans la zone où le cas a été identifié.

Dans leurs gibecières : des vaccins et du personnel supplémentaire pour une bonne prise en charge. Une réactivité saluée dans l’opinion locale.

Déclarée le 1er août 2018, l'épidémie de fièvre hémorragique, qui se transmet par contacts humains directs et étroits et dont le taux de létalité est très élevé, a longtemps été cantonnée aux régions rurales du Nord-Kivu (essentiellement Beni et Butembo) et en Ituri voisine. Deux cas ont néanmoins été enregistrés dans l'Ouganda voisin.

"Beni, Butembo, Goma c'était encore contenable. Mais avec la maladie au Sud-Kivu, le risque de propagation vers Kalemie (province du Tananyika), la Tanzanie et le Burundi sont énormes", s'est inquiété un épidémiologiste congolais et professeur des universités.

Début août, une femme proche d'orpailleur décédé quelques jours plus tôt à Goma dans la province voisine du Nord-Kivu avait été mise en quarantaine avec quatorze autres personnes de sa famille. Les tests effectués sur ces 15 cas suspects s'étaient ensuite révélés négatifs.

La RDC lutte contre la dixième épidémie d'Ebola sur son sol depuis l'apparition de la maladie en 1976.

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Six soldats et deux civils tués dans une attaque dans l'Est de la RDC

Des soldats de l'armée régulière de la RDC montent la garde au sommet de la colline de Kanyesheza, le 15 juin 2014, près de la frontière avec le Rwanda. PHOTO AFP / JUNIOR D.KANNAH (Photo Junior D. Kannah / AFP)

Six soldats et deux civils ont été tués, et neuf personnes blessées vendredi dans l'attaque d'une position militaire dans l'Est de la République démocratique du Congo, selon un bilan définitif annoncé lundi par l'armée.

"Huit personnes tuées et neuf autres blessées, c'est le bilan définitif" de l'attaque menée par trois groupes armés d'une position militaire au Sud-Kivu, a déclaré le capitaine Dieudonné Kasereka, porte-parole de l'armée dans la région.

"Parmi les personnes tuées il y a six militaires des FARDC (Forces armées de la RDC), dont un officier subalterne, et deux femmes", a ajouté l'officier. L'armée affirme "avoir repoussé cette attaque" et avoir "renforcé ses positions autour du village Tuwe Tuwe pour sécuriser davantage la population".

L'armée accuse une coalition de trois groupes armés actifs dans la région de Fizi, Mwenga et Uvira d'avoir mené cette attaque.

Ces trois groupes armés sont constitués des membres de la communauté des Banyamulenge, appellation qui désigne des Congolais d'expression rwandophone.

L'Est congolais est déstabilisé depuis 25 ans par la présence de plusieurs dizaines de groupes armés locaux et étrangers responsables d'exactions sur la population civile et d'attaques des positions de l'armée.

L'armée congolaise a lancé depuis fin octobre des opérations militaires pour traquer tous les groupes armés présents dans l'Est. Mais des tueries et des attaques sont régulièrement signalées.

Luanda réclame le corps du militaire angolais tué au Kasaï

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Un militaire angolais tué par des soldats congolais au Kasaï

Des soldats angolais à un poste de contrôle sur la route entre Cabinda et Belize, le 16 janvier 2010. (Photo: REUTERS/Rafael Marchante)

Un militaire angolais a été tué "accidentellement" dimanche par des militaires congolais après un incident dans la région frontalière du Kasaï, dans le sud de la République démocratique du Congo, ont indiqué des sources officielles congolaises.

"Un militaire angolais a ouvert le feu et blessé un agent congolais de l'Agence nationale des renseignements (ANR). Nos hommes ont riposté et atteint un militaire angolais qui est malheureusement mort", a déclaré à l'AFP Deller Kawino, ministre de l'Intérieur de la province du Kasaï.

Selon M. Kawino, avant l'incident, un groupe de militaires angolais étaient entrés jusqu'à trois km à l'intérieur du territoire congolais. Un d'entre eux s'est mis à filmer avec son téléphone portable avant de se voir intimer d'arrêter par les soldats congolais, a ajouté ce responsable.

"Les autorités angolaises demandent le corps de leur militaire qui a été accidentellement tué ce matin par nos forces. Nous sommes d'accord sur le principe mais nous leur avons demandé de nous dresser un procès-verbal qui reconnaît que leur militaire a été tué sur le territoire de la RDC", a déclaré à l'AFP le gouverneur du Kasaï, Dieudonné Pieme.

La RDC et l'Angola partagent une frontière de plus de 2.500 km, outre celle avec l'enclave angolaise de la Cabinda entre la RDC et le Congo-Brazzaville.

La RDC dénonce régulièrement les "incursions des troupes angolaises" sur son territoire "sous prétexte de de poursuite des rebelles du Front de libération de l'enclave de la Cabinda (FLEC)".

En mai, des échanges de tirs entre l'armée congolaise et des éléments de l'armée angolaise au Kasaï s'étaient soldés par un blessé angolais et la confiscation de deux armes.

Dispersion d'une marche contre le nouveau président de la Commission électorale congolaise

Ronsard Malonda, le Secrétaire National Exécutif de la CENI, choisi pour être le nouveau président de la Ceni, le 4 septembre 2019. (Facebook / RDC CENI)

Une manifestation contre le nouveau président controversé de la très stratégique commission électorale en République démocratique du Congo a été dispersée par la police samedi à Kinshasa.

Quelque centaines de manifestants avaient répondu à l'appel de plusieurs mouvements citoyens pour dire "non au choix de Ronsard Malonda", actuel secrétaire exécutif de la Commission électorale nationale indépendante (Céni).

L'opposition accuse l'équipe sortante de la Céni, dont M. Malonda, de fraude lors des élections présidentielle et législatives de décembre 2018.

Les manifestants ont lancé des appels en faveur d'une Céni apolitique. Encadrés par la police, ils ont marché sur cinq kilomètres, jusqu'au siège du Parlement avant d'être dispersés, après l'emploi de gaz lacrymogènes.

Plusieurs personnes ont été brièvement interpellées.

Les manifestants n'avaient pas demandé d'autorisation pour leur rassemblement, a déclaré le chef de la police de Kinshasa Sylvano Kasongo, en affirmant que "la police a encadré la manifestation d'une façon très professionnelle".

Le choix de M. Malonda a été validé jeudi par l'Assemblée nationale. La nomination officielle dit être faite par le président Félix Tshisekedi.

La Céni est accusée par l'opposition d'avoir "fabriqué" des résultats en décembre 2018, en proclamant Félix Tshisekedi vainqueur de la présidentielle, et les forces politiques de son prédécesseur Joseph Kabila, majoritaires au Parlement.

Le chef de l'État a demandé que le choix d'un nouveau président de la Céni "soit conduit dans un esprit de consensus, d'apaisement et dans le strict respect des règles", selon le compte rendu du Conseil des ministres tenu vendredi.

Le président a ajouté qu'il veillerait "personnellement à ce que la procédure de cette désignation et le processus électoral soient crédibles de bout en bout". Les prochaines élections sont prévues en 2023.

Le propre parti de Félix Tshisekedi, l'UDPS, a prévu une marche contre le choix de M. Malonda le jeudi 9 juillet.

Les Églises catholique et protestante, des organisations de la société civile et les regroupements politiques d'opposition ont également rejeté le choix de M. Malonda.

L’Ouganda ouvre ses portes aux réfugiés congolais

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