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La famille de Ben Barka s'en remet à Macron et Mohamed VI

Commémoration du 50e anniversaire de la disparition de Mehdi Ben Barka devant la Brasserie Lipp, dans le quartier parisien de St Germain, le 29 octobre 2015.

La famille de l'opposant marocain Mehdi Ben Barka a demandé mercredi au président français Emmanuel Macron et au roi du Maroc Mohamed VI d'aider à élucider les circonstances de sa disparition en 1965 à Paris.

"Les circonstances de sa mort ne sont toujours pas élucidées, sa sépulture nous est toujours inconnue (...). Pour ma mère et ses enfants, cette situation est humainement insupportable", a écrit son fils, Bachir Ben Barka, à la veille d'une visite d'Emmanuel Macron au Maroc pour inaugurer la ligne à grande vitesse entre Tanger et Casablanca.

"Vous seuls êtes en mesure de faire les gestes adéquats et prendre les décisions nécessaires qui feront que cette affaire sorte de l'impasse dans laquelle elle s'embourbe", a-t-il ajouté.

Figure de proue du mouvement anticolonialiste, Mehdi Ben Barka a été enlevé le 29 octobre 1965 devant la brasserie Lipp à Paris lors d'une opération menée par les services marocains avec la complicité de policiers et de truands français.

Son corps n'a jamais été retrouvé et sa famille s'interroge toujours sur son sort, sur l'identité de ses assassins, sur les responsabilités exactes de la France et du Maroc ou même d'Israël et des Etats-Unis.

Pour l'avocat de la famille, Maurice Buttin, qui a confirmé l'authenticité de la lettre, "on espère qu'un jour, à force de rappeler l'affaire, cela paiera".

L'enquête sur la disparition de l'opposant marocain, la plus ancienne instruction en France, court depuis 1975. Des commissions rogatoires internationales ont été délivrées par la France.

Me Buttin demande à la France qu'elle "communique l'ensemble des dossiers de la DGSE" (services secrets) concernant l'affaire et que le Maroc exécute les commissions rogatoires lancées par la France.

Dans une réponse à une lettre que l'avocat lui a récemment envoyée, le président français a indiqué que le ministère des Affaires étrangères allait le convoquer. Cela avait déjà été fait en 2008 sous l'ancien président Nicolas Sarkozy, sans effet, a précisé Me Buttin.

Avec AFP

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Face aux violences, des Marocaines rompent leur silence

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Le Maroc surpris par la Gambie en préparation de la CAN

Le joueur vedette du Maroc Mehdi Benatia à Genève, le 31 mai 2018.

Le Maroc, l'un des favoris de la CAN-2019 organisée du 21 juin au 19 juillet en Egypte, a été battu en match de préparation par la Gambie 1 à 0, mercredi à Marrakech.

Le sélectionneur du Maroc, le Français Hervé Renard, a décidé d'effectuer une large revue d'effectif lors des derniers matches de préparation avant la CAN, contre la Gambie donc, mais également face à la Zambie le 17 juin.

Musa Barrow a marqué le seul but de la partie à la 27e minute pour donner un deuxième succès de prestige à la Gambie, six jours après celui obtenu contre la Guinée (1-0).

A la CAN-2019, le Maroc évoluera dans le groupe D avec la Côte d'Ivoire, l'Afrique du Sud et la Namibie.

Découverte de trois migrants cachés dans des voitures à la frontière Maroc-Espagne

Plus de 100 migrants se sont introduits de force sur le territoire espagnol de Ceuta, Maroc, le 22 août 2018.

Trois migrants africains, dont une adolescente de 15 ans, ont été découverts cachés sous les tableaux de bord et derrière les sièges de trois voitures à la frontière entre le Maroc et l'Espagne, a annoncé lundi la police espagnole.

La découverte de la jeune fille et de deux hommes de 20 et 21 ans a eu lieu vendredi matin lors d'une fouille des véhicules au point de passage entre le Maroc et l'enclave espagnole de Melilla, a expliqué un porte-parole de la Garde civile.

Deux migrants s'étaient recroquevillés dans des espaces minuscules aménagés sous les tableaux de bord et le troisième dans un compartiment derrière le siège arrière de l'un des véhicules, selon un communiqué.

Deux d'entre eux ont dû être pris en charge médicalement car ils présentaient "des symptômes d'asphyxie, de désorientation et de douleur généralisée dans les articulations en raison des conditions horribles dans lesquelles ils voyageaient", précise le communiqué.

La police a arrêté les trois conducteurs, tous des Marocains, âgés de 19 à 31 ans, soupçonnés de trafic d'êtres humains.

La police des frontières a également découvert vendredi, au même point de passage, un migrant de 20 ans suspendu au châssis d'un camion.

Les enclaves espagnoles de Melilla et Ceuta sont les seules frontières terrestres de l'Union européenne en Afrique.

Elles sont souvent utilisées comme point d'entrée en Europe par les migrants africains, qui essaient généralement d'escalader les gigantesques clôtures installées le long de la frontière, ou bien de longer la côte à la nage.

Report du procès du viol collectif d'une adolescente au Maroc

Le tribunal de première instance de Rabat, au Maroc, le 11 août 2006.

Le procès de douze hommes accusés de la séquestration et du viol collectif d'une adolescente s'est ouvert mardi devant un tribunal de Beni Mellal, avant d'être immédiatement reporté.

Les avocats de la défense et celui de la victime, qui s'est portée partie civile, ont demandé davantage de temps pour se préparer, et le juge a reporté le procès au 25 juin, a déclaré le conseil de la jeune fille, Me Ibrahim Hachane.

Dans une vidéo diffusée en août et devenue virale, Khadija, une adolescente issue d'une famille défavorisée âgée de 17 ans au moment des faits, avait raconté avoir été kidnappée, séquestrée, violée et martyrisée pendant deux mois par des jeunes hommes de son village d'Oulad Ayad, près de Beni Mellal.

Son témoignage filmé dans lequel elle montre des traces de brûlures de cigarettes et des tatouages que ses agresseurs ont, selon elle, gravé de force sur son corps pendant sa séquestration, avait soulevé un tollé dans le royaume et suscité une forte mobilisation contre "la culture du viol et de l'impunité".

Les 12 accusés, âgés de 19 à 29 ans, comparaissent devant la chambre criminelle de la cour d'appel de Beni Mellal, instance qui les jugera en première instance pour des chefs de "traite d'être humain", "viol", "constitution d'une bande organisée" ou "enlèvement et séquestration". La "traite d'être humain" est passible d'une peine maximale de 30 ans.

Un autre prévenu sera jugé séparément à huis clos le 11 juin, son dossier ayant été disjoint des autres puisqu'il était "mineur au moment des faits", a indiqué Me Ibrahim Hachane. "Les accusés ont avoué les faits qui leur sont reprochés pendant l'interrogatoire de police, mais ont pour la plupart nié devant le juge d'instruction", selon Me Hachane.

"Je suis encore traumatisée, ce qui m'est arrivé n'est pas facile à supporter", avait confié la jeune fille au lendemain des faits. "J'attends avec impatience le début des traitements pour me faire détatouer. Je ne peux même pas regarder mes mains, car je me souviens chaque jour de ce qui m'est arrivé", avait-elle dit.

Elle ne s'est toujours pas fait détatouer, le juge pouvant demander à voir ses tatouages pendant le procès, selon son avocat. "Son état psychologique est encore fragile", a dit son père Mohamed.

Le choix de sa fille de briser le silence en s'exposant publiquement est une démarche très rare dans une société conservatrice qui pousse les victimes de viol à se taire, par peur pour leur image et pour la réputation de leur famille.

Plus de 90% des Marocains ayant subi une forme de violence n'ont pas porté plainte contre leurs agresseurs, selon une récente enquête officielle.

Le jardin rouge de Marrakech

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