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La Croatie sommée d'enquêter sur les violences contre les migrants

Un vendeur des souvenirs aux couleurs de l’équipe de la Croatie avant le match de football Coupe du monde Russie 2018 entre la Croatie et la Russie dans un stand sur la place principale de Zagreb le 7 juillet 2018.

La Croatie a été sommée vendredi par le Conseil de l'Europe d'ouvrir des enquêtes sur les violences que sa police est accusée d'exercer contre les migrants.

Zagreb doit "entamer et mener rapidement à leur terme des enquêtes efficaces et indépendantes sur tous les cas connus d'expulsions collectives et sur les allégations de violence contre les migrants", écrit Dunja Mijatovic, commissaire aux droits de l'Homme du Conseil de l'Europe, dans un courrier au Premier ministre Andrej Plenkovic.

La responsable cite des chiffres du Haut-Commissariat de l'Onu aux réfugiés (UNHCR), selon lesquels sur 2.500 migrants expulsés par la Croatie, 700 ont fait état de violences commises par les policiers croates.

S'appuyant sur de nombreux témoignages de violences ou de vols de portable, les organisations non gouvernementales dénoncent régulièrement ces mauvais traitements, à l'instar de Médecins sans frontières qui évoquait à l'automne 2017 "une constante" chez les polices de Croatie, Bulgarie et Hongrie, premiers pays de l'Union européenne sur la route de ces migrants.

Le coordinateur de MSF pour les Balkans, Stéphane Moissaing, avait alors évoqué "les mêmes histoires répétitives de jeunes battus, humiliés, et attaqués par des chiens".

Les autorités croates devraient "cesser de faire comme si rien ne se passait, mener une enquête efficace et faire cesser les violences", a réagi l'ONG croate Centre pour les études pacifiques, après la lettre du Conseil de l'Europe, institution pan-européenne en charge du respect des droits humains sur le continent.

Dans sa lettre, Dunja Mijatovic demande aussi à Zagreb de "faire en sorte qu'une procédure équitable et efficace soit accessible à quiconque souhaite demander l'asile". Dans sa lettre, elle évoque le chiffre de 1.500 migrants qui n'auraient pas pu engager de procédure sur les 2.500 expulsés.

"Aucun cas de mauvais traitement policier à l'encontre des migrants (...) ni aucun vol n'ont été établis", a réagi le ministre croate de l'Intérieur Davor Bozinovic dans une lettre en réponse au Conseil de l'Europe. En tant qu'Etat souhaitant entrer dans l'espace Schengen, la Croatie a "l'obligation de protéger sa frontière nationale de passages illégaux", a-t-il ajouté.

Avec AFP

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Les députés argentins reprennent le débat sur la légalisation de l'IVG

Manifestation en faveur de la dépénalisation de l'avortement devant le Congrès où les législateurs débattent de la question à Buenos Aires, en Argentine, le 8 août 2018. (Photo AP/Natacha Pisarenko)

La Chambre des députés argentins a rouvert mardi le débat sur la légalisation de l'avortement, promesse du président Alberto Fernandez sur un sujet qui divise le pays.

C'est la seconde fois que les députés sont appelés à s'exprimer sur le droit à l'interruption volontaire de grossesse. En 2018 lors d'un vote historique, ils avaient approuvé la légalisation de l'IVG mais le Sénat l'avait rejetée quelques semaines plus tard.

"En 2018 nous n'avions pas le soutien de l'exécutif. A la Chambre des députés, il n'y aura pas de problèmes. Nous verrons au Sénat mais je suis très optimiste", a déclaré Nelly Minjersky, une fondatrice de la Campagne pour un avortement légal, sûr et gratuit, alliance de groupes féministes qui a présenté huit projets de loi en 15 ans.

C'est la neuvième fois qu'un projet de loi sur l'IVG est déposé devant la Parlement, mais c'est la première fois que l'initiative provient de l’exécutif.

Le projet de loi autoriserait l'avortement "jusqu'à la 14e semaine de grossesse". Il prévoit une "objection de conscience" pour des professionnels de santé refusant de le pratiquer, mais les oblige à "orienter la patiente vers des soins" appropriés.

Un "Plan des mille jours" entend également "renforcer l'accès aux soins pendant la grossesse et lors des premières années de vie d'un enfant" pour les familles financièrement vulnérables.

En Argentine, l'avortement n'est légal qu'en cas de viol ou de danger pour la vie de la mère, selon une loi en vigueur depuis les années 1920.

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