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La CPI fait toujours polémique, 19 ans après sa création


L'ancienne première dame Simone Gbagbo en procès à Abidjan, le 26 décembre 2014.

Le 17 juillet 1998 marque l’anniversaire de l’adoption du statut de la Cour pénale internationale à Rome. En Côte d’Ivoire, depuis l’ouverture du procès de Laurent Gbagbo et Charle Blé Goudé, cette cour est indexé comme une juridiction à la solde de l’Occident.

La justice ivoirienne a connu des failles, soutient Soro Brahima, le nouveau président de l’Union pour la Côte d’Ivoire.

Il a proposé que cette journée soit une occasion de s’inspirer des succès de la justice internationale afin de bénéficier à nouveau de la confiance des justiciables.

"C'est une journée qui doit être mise à profit pour réfléchir à notre système judiciaire", souligne-t-il.

Depuis quelques années, la justice internationale est mal perçue par les Ivoiriens avec la détention de l’ ancien président Laurent Gbagbo.

Selon Danielle Boni Claverie, présidente de l'Union républicaine pour la démocratie (URD) et une très fidèle soutien de l’ex-président, la justice internationale est une juridiction aux ordres.

Ce 17 juillet doit être une journée bilan pour toutes les justices du monde, mais plus particulièrement pour la justice internationale selon Yacouba Doumbia, membre du mouvement ivoirien des droits de l’homme.

"Cela permet de faire un bilan afin d'améliorer la justice dans son ensemble", explique-t-il.

La justice internationale réussira-t-elle un jour à bénéficier à nouveau de la confiance des africains et singulièrement des ivoiriens? Le procès de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé aura, avec ses nombreux rebondissements, réussi à briser le mur de la confiance et de la crédibilité.

Narita Namasté, correspondante à Abidjan

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