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Gabon : "Tournons la page" satisfait de la publication du rapport de l'OIF sur la présidentielle


Les affiches de la campagne électorale du président gabonais sortant Ali Bongo et de son rival Jean Ping de l’opposition, sont côte-à-côte, à Libreville, 26 août 2016. (VOA/Idriss Fall)

Pour le mouvement Tournons la page (TLP), le rapport de l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) "donne un élément de plus pour que la vérité des urnes puissent être respectée".

Le mouvement Tournons la page (TLP) s'est dit jeudi "satisfait" de la publication du rapport de l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) sur la présidentielle au Gabon, le texte émettant des doutes sur la sincérité des résultats du scrutin.

"Nous sommes satisfait de voir enfin ce rapport sortir", a indiqué à l'AFP Laurent Duarte, président de TLP, qui a dit regretter que la publication se soit faite "uniquement par voie de presse et pas de manière publique", après sa publication mardi par RFI.

Selon les conclusions de l'OIF, le contentieux sur l'annulation des résultats dans deux provinces, porté devant la Cour constitutionnelle par les deux candidats Ali Bongo et Jean Ping, "n'a pas permis de lever tous les doutes sur la sincérité des résultats tels qu'issus des urnes".

"La Cour a annulé les résultats de 21 bureaux de vote" dans l'Estuaire (Libreville et ses environs), soit 10.000 voix, au motif de "ratures sur les procès-verbaux", répondant aux demandes du candidat Bongo, explique le rapport consulté par l'AFP.

Mais "la demande d'annulation des résultats du Haut-Oogoué [région natale de la famille Bongo], au coeur du contentieux car, présentée par M. Ping, a été rejetée", continue le texte.

L'OIF note ainsi une "différence de traitement entre les résultats" de ces deux provinces.

Pour M. Duarte, le texte "semble confirmer les résultats de l'observation de l'Union européenne (UE) et donne un élément de plus pour que la vérité des urnes puissent être respectée".

Le rapport de la mission d'observation de l'Union européenne (MOE), présenté mi-décembre, avait fait état d'"anomalies" mettant en cause le "résultat final de l'élection".

"Nous commenterons le rapport si nécessaire et une fois que nous l'aurons lu", a réagi le porte-parole du gouvernement Alain-Claude Bilie-By-Nze, ajoutant que celui-ci n'était pas parvenu, avant parution dans la presse, dans son intégralité au gouvernement gabonais.

Dans le camp du rival Jean Ping, le porte-parole Jean-Gaspard Ntoutoume Ayi estime qu'"il revient désormais à la Francophonie, comme le fait l'UE, de tirer toutes les conséquences des conclusions de ce rapport qui l'engage"

Il "reste à savoir quelle sera la suite de ce rapport critique", ajoute-t-il.

Ce rapport de la Francophonie sur l'élection présidentielle gabonaise a été publié par la radio RFI mardi dans son intégralité sur son site Internet.

M. Ping conteste toujours la victoire du président Ali Bongo - à 50,66% des voix selon les chiffres de la Cour constitutionnelle qui a validé fin septembre sa réélection.

Dans ce pays pétrolier d'1,8 million d'habitants, l'annonce des résultats avait provoqué des émeutes meurtrières et des pillages massifs.

Ce jeudi s'achève à Libreville une mission de la Cour pénale internationale (CPI) pour l'examen préliminaire des plaintes déposées par le gouvernement, le camp de Jean Ping, et 15 ONG suite aux violences post-électorales.

Avec AFP

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