Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Europe

La course à la succession de Theresa May va faire ses premières victimes

L'ex-première ministre britannique, Theresa May, à la Chambre des communes, le 4 juillet 2018.

Les députés conservateurs britanniques commencent jeudi l'écrémage des candidats à la succession de la Première ministre Theresa May, une course de plusieurs semaines dominée par la question du Brexit et que l'imprévisible eurosceptique Boris Johnson a entamée en pole position.

Huit hommes et deux femmes briguent le poste de chef du Parti conservateur, après la démission de Mme May vendredi. Le vainqueur prendra possession du 10, Downing Street, la fonction échéant au leader de la formation réunissant une majorité parlementaire suffisante pour gouverner.

Ce processus a lieu en deux temps: les 313 députés conservateurs s'expriment d'abord sur les candidats lors d'une série de votes à bulletin secret jusqu'à ce qu'il n'en reste plus que deux, avant que les 160.000 membres du parti ne départagent les finalistes, d'ici la fin juillet.

Le premier tour du vote des députés tory aura lieu jeudi entre 09H00 et 11H00 GMT, les candidats obtenant moins de 17 voix étant éliminés.

Si dix candidats sont en lice, la compétition ressemble pour l'heure à un affrontement entre Boris Johnson et les neuf autres.

A 54 ans, l'ancien ministre des Affaires étrangères de Theresa May, grand artisan de la victoire du Brexit lors du référendum de 2016, n'a jamais semblé aussi proche de prendre les commandes de l'exécutif britannique, un objectif que cet ambitieux député vise depuis plusieurs années, sinon sa plus tendre enfance.

- "No deal" en dernier recours -

Favori des bookmakers, il joue la carte du sauveur du Brexit après l'échec de Theresa May à mettre en oeuvre la sortie de l'UE. La Première ministre, qui restera en fonction jusqu'à la désignation de son successeur, a été contrainte de repousser au 31 octobre cette échéance historique initialement prévue le 29 mars, après avoir vu le Parlement rejeter par trois fois son accord de divorce négocié avec Bruxelles.

"BoJo" a assuré, s'il devient Premier ministre, que le Royaume-Uni quitterait l'UE le 31 octobre, accord renégocié ou pas. Mercredi, lors du lancement de sa campagne, il a toutefois assoupli sa position en faisant du "no deal" une solution "de dernier recours".

"Je ne pense pas que ça se terminera comme ça, a ajouté l'ancien maire de Londres. Mais il est responsable de préparer avec détermination" ce scénario, qui inquiète tout particulièrement les milieux économiques.

Boris Johnson a aussi prévenu qu'il refuserait que le Royaume-Uni paie la facture du Brexit - estimée entre 40 et 45 milliards par l'actuel gouvernement - jusqu'à ce que l'UE accepte de meilleures conditions de retrait.

Une menace à la Donald Trump qui a fait grincer des dents côté européen, Bruxelles rappelant d'ailleurs mercredi que Londres devra honorer ses engagements financiers dans le cas d'un "no deal", une des "conditions préalables" à l'ouverture de négociations sur un futur traité commercial.

- Mister gaffes -

Charismatique, reconnaissable entre mille avec sa tignasse blonde hirsute, Boris Johnson a la cote chez les militants conservateurs de base. Moins parmi ses pairs, qui lui reprochent ses gaffes et un certain dilettantisme.

Le candidat s'est excusé mercredi d'avoir pu se montrer offensant, tout en assurant qu'il "continuerait de parler aussi franchement qu'il le peut".

Si le Brexit reste l'enjeu ultra-dominant, le lancement officiel de cette course au pouvoir, lundi, a été marqué par un sujet inattendu: la cocaïne.

L'un des prétendants, le ministre de l'Environnement Michael Gove, a admis en avoir consommé alors qu'il s'était prononcé ouvertement contre l'usage de cette drogue, plombant peut-être irrémédiablement sa campagne.

Boris Johnson lui a botté en touche, sans nier lorsqu'un journaliste lui a demandé s'il en avait déjà pris comme il l'a affirmé par le passé au magazine GQ.

"Je crois que cette information quand j'avais 19 ans est apparue à de nombreuses reprises et que la plupart des gens dans ce pays veulent que nous nous concentrions sur cette campagne", a-t-il dit.

Avec AFP

Toutes les actualités

De lourdes pertes dans le conflit Arménie-Azerbaïdjan

De lourdes pertes dans le conflit Arménie-Azerbaïdjan
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:00 0:00

France: démantèlement d'un campement de migrants à Calais

Des migrants soudanais attendent près d'un feu dans la forêt à Ouistreham, France, le 5 octobre 2017.

Les forces de l'ordre ont procédé mardi matin à Calais, dans le Nord de la France, au démantèlement d'un campement de migrants, où vivaient environ 800 personnes, la plus importante opération de ce type depuis l'évacuation de la "Jungle" en 2016.

Le démantèlement a débuté dans le calme vers 07H00 (05H00 GMT) dans le secteur dit de "la lande de Virval", proche de l'hôpital de Calais, bouclé par les policiers et autour duquel des tentes de la Protection civile avaient été dressées. Une vingtaine de migrants ont été conduits dans un bus vers 7H30, un deuxième est parti vers 08H00.

Au cours de l'opération, "plus de 600 personnes isolées, réparties dans trente bus, ont été prises en charge et transportées vers des centres situés dans la région Hauts-de-France (celle de Calais, ndlr) et d'autres régions françaises", selon un communiqué diffusé par la préfecture locale. Parallèlement, "34 personnes en situation irrégulière ont été interpellées en vue d'un placement en retenue administrative".

"Nous voulons éviter toute concentration et point de fixation nouveaux sur Calais et cette zone du Virval sera rendue inaccessible", a déclaré sur place le préfet Louis Le Franc, affirmant que cette évacuation était la plus "importante" depuis "le démantèlement de la lande de Calais", le bidonville où ont vécu jusqu'à 9.000 migrants entre 2015 et 2016.

"À mes yeux, c'est d'abord une opération de mise à l'abri. Les migrants vivent dans cet espace boisé dans des conditions extrêmement difficiles. (...) Il était important de sortir l'ensemble des migrants avant (...) la période hivernale", a poursuivi M. Le Franc.

La préfecture recensait environ 500 tentes sur place, estimant que la présence de ce campement posait "de sérieux problèmes de sécurité, de salubrité et de tranquillité en particulier pour le personnel et les usagers du Centre Hospitalier".

Les migrants pris en charge sont essentiellement des hommes, somaliens, soudanais, iraniens, irakiens ou encore érythréens. La préfecture indique que 14 femmes et huit mineurs ont été "orientés vers des centres d'hébergement et de réadaptation sociale".

Dans le sous-bois où étaient installés les migrants, qui sont monté dans les bus en file indienne et par nationalité, de nombreuses tentes, duvets, couvertures, chaussures et vêtements ont été abandonnés. Canettes, déchets, caddies renversés et bâches jonchaient le sol, ainsi que des couvertures de survie.

"Une opération du communication"

"Notre objectif est aussi de lutter activement contre les passeurs", a insisté le préfet. Et de citer les tarifs exigés: 7.000 euros pour une traversée en bateau "dans de bonnes conditions", 3.000 euros dans de "mauvaises", alors que les tentatives de traversées par la mer ont fortement augmenté ces derniers mois.

Les associations, mobilisées depuis le 10 septembre contre l'interdiction de distribuer des repas aux migrants dans le centre-ville de Calais -- seule une association mandatée par l'Etat y étant autorisée -- ont accueilli cette opération avec le plus grand scepticisme.

"Les gens reviendront dans quelques jours et s'installeront un peu plus loin. On dépense des fortunes, à faire déplacer des dizaines de bus, la police, et ça ne sert strictement à rien. C'est une opération de communication, rien de plus", a déploré Maya Konforti, de l'Auberge des migrants.

"Imaginez, être réveillé à 03h00 du matin, la police partout autour de vous, on vous force à monter dans des bus pour aller dans un lieu où vous ne voulez pas aller. A la moindre occasion, ils descendront du bus, et reviendront, souvent à pied", a-t-elle encore relevé.

"Quoi qu'il arrive, ils veulent se rendre en Angleterre, en attendant ils errent dans la rue maintenant sans couverture, sans tente, ils n'ont plus rien, plus de vêtements", a dénoncé de son côté Yolaine Bernard de l'association Salam, qui a rencontré au cours d'une distribution alimentaire des personnes ayant "échappé" au démantèlement.

"Ce n'est ni bon pour les exilés ni pour les Calaisiens. On veut les cacher mais on les disperse juste partout en ville", conclut-elle.

Les services de l'Etat estiment à un millier le nombre de migrants vivant à Calais, les associations à 1.500. Et selon la Défenseure des droits, Claire Hédon, qui avait dénoncé jeudi leurs conditions de vie "dégradantes et inhumaines", ils seraient de 1.200 à 1.500.

La Turquie dément avoir abattu un avion militaire arménien

Recep Tayyip Erdogan s'exprime depuis Alger, Algerie, le 27 fevrier 2018

La Turquie a démenti mardi avoir abattu un avion militaire arménien comme l'en accuse le ministère arménien de la Défense en pleins combats entre l'Azerbaïdjan et des séparatistes soutenus par Erevan au Nagorny Karabakh.

"L'allégation selon laquelle la Turquie a abattu un chasseur arménien est absolument fausse", a déclaré le directeur de la communication de la présidence turque Fahrettin Altun.

"L'Arménie devrait se retirer des territoires qu'elle occupe au lieu de recourir à cette basse propagande", a-t-il ajouté.

Le ministre azerbaïdjanais de la Défense a également rejeté les accusations d’Erevan.

"Cette information est un nouveau mensonge dans la propagande arménienne", a déclaré à la presse son porte-parole Vagif Dyargahly.

"Un avion SU-25 arménien a été abattu par un F-16 turc (...) qui venait du territoire azerbaïdjanais", avait annoncé la porte-parole du ministère arménien de la Défense, Chuchan Stepanian, dans un message sur Facebook, précisant que le pilote arménien de l'appareil "était mort en héros".

La Turquie, le principal soutien de Bakou dans le conflit du Nagorny Karabakh, s'était dite mardi déterminée à aider l'Azerbaïdjan à "recouvrer ses terres occupées".

La Turquie considère que l'Arménie occupe le Nagorny Karabakh par les biais des séparatistes hostiles à Bakou qui y ont autoproclamé une république en 1991 à la chute de l'Union soviétique.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a ainsi appelé à la fin de "l'occupation" arménienne du Nagorny Karabakh pour faire cesser les combats meurtriers qui y opposent séparatistes soutenus par l'Arménie et forces azerbaïdjanaises.

Macron a prévu un discours sur la communauté musulmane de France

Macron a prévu un discours sur la communauté musulmane de France
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:43 0:00

Arménie-Azerbaïdjan: 27 soldats séparatistes ont été tués dans les combats

Arménie-Azerbaïdjan: 27 soldats séparatistes ont été tués dans les combats
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:10 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG