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La conjoncture mondiale freine Wall Street


La bourse de New York, le 2 juin 2018.

Wall Street a terminé dans le rouge la séance de mardi, plombée par le Fonds monétaire international (FMI) qui a revu en baisse ses prévisions de croissance de l'économie mondiale cette année et en 2019.

Ces prévisions surviennent sur fond de montée des incertitudes liées aux tensions commerciales et à la situation de certains pays émergents.

Le Nasdaq est toutefois parvenu à terminer stationnaire, soutenu par les valeurs high tech.

Le FMI estime notamment que les Etats-Unis et la Chine ressentiront l'an prochain l'essentiel des retombées de leur guerre commerciale et pour ce motif il a révisé en baisse ses prévisions de croissance de 2019 des deux pays.

De surcroît, le président américain Donald Trump a renouvelé sa menace d'imposer à nouveau des droits de douane sur 267 milliards de dollars de produits chinois importés si Pékin répliquait aux dernières taxes américaines.

"Si les industrielles et les matières premières sont alourdies parce qu'on craint pour la croissance économique mondiale, c'est de mauvais augure pour le marché dans son ensemble puisque les entreprises du S&P-500 réalisent la moitié environ de leurs affaires à l'étranger", observe Mark Luschini (Janney Montgomery Scott).

L'indice Dow Jones cède 56,21 points (0,21%) à 26.430,57 points. Le S&P-500, plus large, perd 4,09 points (0,14%) à 2.880,34 points. Le Nasdaq Composite gagne de son côté 3,78 points (0,05%) à 7.739,73 points.

VALEURS

Le secteur industriel (-1,51%) a de fait très mal accueilli les projections du FMI, à l'exemple de Caterpillar, qui laisse 2,5%.

Le secteur technologique en revanche progresse de 0,35%, les hausses des entreprises du logiciel ayant plus que compensé les baisses des valeurs des semiconducteurs, qui comptent les firmes chinoises parmi leurs principaux clients.

Dans le compartiment de la communication (-0,18%), Alphabet (-0,93%) a aggravé ses pertes de lundi, quand il avait annoncé qu'il fermait son réseau social Google+ et qu'il encadrait davantage le partage de données après avoir découvert que certaines données d'au moins 500.000 utilisateurs avaient pu être exposées à des centaines de développeurs externes.

American Airlines elle décroche de 6,5% après avoir annoncé que les coûts du carburant avaient été plus élevés que prévu au troisième trimestre, faisant craindre que ces charges ne l'emportent sur des billets en hausse. Elle entraîne l'indice sectoriel dans sa chute, celui-ci abandonnant 3%.

Mais le secteur qui a subi la plus grosse perte est celui des matières premières (-3,4%), plombé par le recul des sociétés chimiques consécutif à un avertissement sur résultats de PPG Industries, qui lâche 10%.

A l'opposé, l'indice du secteur de l'énergie (+0,99%) affiche le plus gros gain de la journée, en raison d'une baisse des exportations pétrolières iraniennes et de l'arrêt de la production d'une partie des plate-formes du Golfe du Mexique en raison de l'ouragan Michael.

LA SÉANCE EN EUROPE

Les principales Bourses européennes ont terminé en hausse mardi, le rebond du Nasdaq après trois séances de repli et la hausse des cours des matières premières ayant en partie apaisé les inquiétudes sur la croissance qui avaient dominé le début de journée, tandis que les rendements obligataires se détendaient.

À Paris, le CAC 40 a clôturé sur une progression de 0,35% (18,3 points) à 5.318,55 points, après avoir perdu jusqu'à 0,75%. A Londres, le FTSE 100 a gagné 0,06% et à Francfort, le Dax a progressé de 0,25%. L'indice EuroStoxx 50 a pris 0,36%, le FTSEurofirst 300 0,34% et le Stoxx 600 0,19%.

En Europe, la plus forte hausse sectorielle est pour l'énergie, tirée par la progression des cours du pétrole. TechnipFMC a repris 3,81%, la meilleure performance du CAC. Le compartiment des matières premières a gagné 1,16%.

L'indice Stoxx des hautes technologies a quant à lui progressé de 0,64% dans le sillage du Nasdaq. Et ceux de l'immobilier (+1,06%) et des services aux collectivités ("utilities") (+0,41%) ont bénéficié du reflux des rendements obligataires américains et européens.

Avec Reuters

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