Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Tchad

La conférence épiscopale demande le respect de la constitution

Les évêques du Tchad à l'occasion de la conférence de presse marquant la publication de leur message de Noel, le 15 décembre 2019. (VOA/André Kodmadjingar)

Au Tchad, les évêques appellent les autorités aux respects de la constitution et de la séparation des pouvoirs afin de préserver la paix et la cohésion sociale. Une mise en garde lancée à l’occasion de la publication de leur traditionnel message de Noël le week-end dernier.

Dans ce message intitulé "Le Tchad que nous voulons", le prélat tchadien attire l’attention des gouvernants sur les violations graves des textes internationaux relatifs au respect des droits humains.

Le message relève également que nombre des textes internationaux ratifiés par le Tchad et même certaines lois importantes n’ont pas eu de décrets d’application. Ce qui selon les évêques du Tchad, laisse libre cours à l’arbitraire, à l’exploitation et favorise l’immixtion du pouvoir dans les affaires judiciaires avec une vague d’arrestation des personnalités politiques.

Monseigneur Joachin Kouraleyo, évêque de Moundou explique que "l’ordonnance 06 portant sur la santé de la reproduction au Tchad n’a pas vu son décret d’application, la charte africaine de la jeunesse qui n’a pas été traduite dans la politique nationale, la convention sur l’élimination de toute force de violence à l’égard des femmes ratifiée depuis 20 ans sans être incorporé dans le droit national".

Pour lui, l’imposition de serment confessionnel par le pouvoir politique est une réponse sur l’immixtion de l’exécutif sur les affaires judiciaires. C’est trop demandé aux gens de prendre un tel engagement. Monseigneur Joachin Kouralyo a déclaré qu’un serment confessionnel n’a pas sa place dans un pays qui se dit laïc.

Des allégations qui ne sont pas juste réplique le garde des Sceaux, ministre de la Justice, Djimet Arabi. "J’ai fait plus de deux ans au ministère de la justice, et je n’ai jamais, au grand jamais reçu des orientations de l’exécutif pour demander aux juges de prendre des décisions dans tel ou tel sens", rétorque Djimet Arabi

Une journée de prière nationale a été instituée depuis 2010 où toutes les trois confessions réligieuses se réunissent ensemble une fois par an pour prier pour la paix.

Abbé Yves Allangomi Guiralbaye, secrétaire général de la conférence épiscopale du Tchad, souligne que même si les trois confessions religieuses prient ensemble, il y a une quête d’exclusion de la paix.

Il y a des personnes qui n’arrivent pas à faire porter très loin leur voix. Quelle est leur place dans cette quête de la paix. Est-ce c’est la paix du plus fort, est ce que c’est la paix qui exclut les pauvres, s’interroge Abbé Yves Allangomi. "Il y a une quête d’élimination au maximum des personnes qui ne voient pas comme moi, qui ne pensent pas comme moi, qui ont d’autres avis à donner. Et ça ce n’est pas une quête de la paix", a-t-il déploré.

Contacté par VOA Afrique au sujet de la politique du régime actuel en faveur de la paix, les responsables du parti au pouvoir, n’ont pas souhaité réagir.

Toutes les actualités

Les usagers des services publics face aux documents administratifs

Les usagers des services publics face aux documents administratifs
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:38 0:00

Protestation contre l’augmentation des produits des BDT Brasseries

Les consommateurs désertent les débits de boissons, au Tchad, le 21 janvier 2020. (VOA Afrique/André Kodmadjingar)

Au Tchad, la grogne des grossistes, tenanciers de bars et consommateurs persiste pour protester contre l’augmentation des produits des Brasserie du Tchad. Trois semaines après le débrayage, aucune solution n’est trouvée.

Cette hausse des prix de la bière et des boissons non alcoolisées objet de cette colère, est une conséquence du non renouvellement de la convention d’établissement entre l’Etat tchadien et les Brasseries du Tchad (BDT).

Poursuite du mécontentement dans les maquis suite à la hausse des prix
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:31 0:00


Se sentant asphyxier par les taxes et impôts, les BDT veulent récupérer cet argent sur les consommateurs. Mais cette situation qui crée de la mévente, risque non seulement de mettre en chômage les employés de cette entreprise, mais aussi affecter l'emploi à différents niveaux.

Plus de 400 employés directs des Brasseries du Tchad courent le risque d’un chômage technique et de compression du personnel si jamais le gouvernement ne réagit pas pour sauver la vie de ses compatriotes dans les minutes qui suivent, déclare Loueh-Adoum Ngardoumti Blanchard, président l’union des jeunes nationalistes, une organisation de la société civile.

Pour lui, cette situation va causer un déséquilibre social sur ces employés et leurs familles. Car dit-il, derrière ces employés directs, ce sont des milliers des bouches qui vivent des retombées des Brasseries du Tchad. Sans tenir compte des employés de la sous-traitance. Il déplore par ailleurs que cette situation ait complètement paralysé le pays. Selon Blanchard, les villes vivent un marasme économique et les ménages qui ne vivent que des retombées de la Brasseries du Tchad broient du noir depuis quelques jours.

Face au mutisme des responsables des Brasseries et du gouvernement tchadien, qui refuse de dialoguer pour sortir de crise, les tenanciers des bars et alimentations de Moundou, capitale économique du Tchad décident de reconduire la grève.

Pour Békodjimgoto Evariste, président de l’association des tenanciers de bars et alimentation de Moundou, province du Logone Occidental, la grève a été reconduite parce qu’il n’y a pas de solution. Il demande aux autorités d’interpeller les responsables des Brasseries pour qu’il y ait dialogue.

Pour l’universitaire Sitack Yombatina Béni, même s’il y a un seul jour de grève dans ce secteur, c’est beaucoup d’argent qui est perdu et cela, impacte l’économie nationale.

Il précise que le Tchad a été "déclaré, il n’y a pas longtemps, le 1er pays de consommateurs de la bière et donc ça veut dire que sur les 15 millions de Tchadiens, il y a une bonne partie qui boit de la bière". Selon lui, "non seulement cela a de la répercussion négative sur l’économie familiale, mais par ricochet sur l’économie nationale alors que l’économie bat de l’aile et donc c’est mal réfléchit déplore Dr Sitack.

Fermeture des bars et des maquis tchadiens pour protester contre la hausse des prix
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:28 0:00

Les grossistes affirment avoir versé en moyenne 2 milliards de FCFA par mois à l’Etat tchadien pour la taxe sur la valeur ajoutée et impôt sur le revenu de la personne physique sans compter les autres taxes et impôts additionnels.

Ils menacent de mettre en chômage plus 2000 personnes si la situation ne change pas malgré tout ce que cela comporte comme conséquences éventuelles sur leurs familles, a indiqué Ndjagui Dénis, président des grossistes des boissons du Tchad.

"Le blocage actuel de la chaine de la distribution", selon Denis, "risque à la longue d’inspirer inévitablement la contrebande tentaculaire qui, une fois installée, sera difficile à déraciner. Et donc, il y a péril en la demeure et il faut sauver le meuble".

Cette situation oblige certains consommateurs d’alcool à se rabattre sur les boissons traditionnelles. D’autres exposent leur vie en s’adonnant abusivement à la consommation de l’alcool frelaté.

Poursuite du mécontentement dans les maquis suite à la hausse des prix

Poursuite du mécontentement dans les maquis suite à la hausse des prix
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:31 0:00

Un défilé de mode dédié au voile Lafaye

Un défilé de mode dédié au voile Lafaye
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:29 0:00

Atteint par la poliomyélite, il devient entraîneur de foot

Atteint par la poliomyélite, il devient entraîneur de foot
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:11 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG