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Mali

Le Haut conseil islamique exige la démission du Premier ministre

Rassemblement de musulmans au Stade du 26 Mars à l'appel du Haut conseil islamique, le 10 février 2019. (VOA/Kassim Traoré)

Au Mali, le Haut conseil islamique a exigé dimanche la démission du Premier ministre au cours d'un rassemblement de prière pour la paix et la réconciliation.

La rencontre a été organisée par le Haut conseil islamique du Mali au Stade du 26 mars de Bamako. Lors de ce meeting, les leaders ont déploré la situation de conflit intercommunautaire dans le centre du pays, l'insécurité généralisée et la mauvaise gouvernance.

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Par ailleurs, l'intervention de certains pays amis dans la gestion de la crise ont été dénoncés par le président du Haut conseil islamique, l'imam Mahamoud Dicko.

Des jeunes et des femmes des ligues des imams ont pris la parole, et c'est le représentant du Chérif de Nioro qui a demandé la démission du Premier ministre.

Rassemblement de prière et de bénédictions pour la paix et de réconciliation au Mali, le 10 février 2019. (VOA/Kassim Traoré)
Rassemblement de prière et de bénédictions pour la paix et de réconciliation au Mali, le 10 février 2019. (VOA/Kassim Traoré)

La tension monte entre le Premier ministre et le Haut conseil islamique. "On n'est pas plus impressionné que ça", souligne Souleymou Boubeye Maiga, Premier ministre.

Tout au long de ce rassemblement, les religieux ont également demandé la gestion saine du pays, la sécurisation des personnes et de leur biens, la cohésion sociale et la paix. Le meeting s'est achevé par des prières pour la paix au Mali.

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Au moins 15 civils tués dans un village peul dans le centre du Mali

Les personnes fuyant la violence dans le centre du Mali se réfugient à Dialokorobougou, près de Bamako, le 3 mai 2018.

Au moins 15 civils ont été tués dans la nuit de mercredi à jeudi dans un village peul du centre du Mali, une région marquée par des violences intercommunautaires ayant fait des centaines de morts ces dernières années mais qui avait connu une accalmie depuis six mois.

"Quinze civils peuls ont été tués par des hommes armés à Sinda, village situé à 12 km de Douentza", a déclaré à l'AFP une source sécuritaire malienne, sans identifier les assaillants.

"Au moins 15 civils peuls ont été tués. Certains ont été égorgés dans leur sommeil, d'autres après avoir été arrêtés par de présumés chasseurs traditionnels communément appelés +dozos+, ou en tout cas ils étaient habillés comme eux", a précisé un élu de Douentza ayant requis l'anonymat pour des raisons de sécurité.

Les victimes ont été inhumées jeudi par les habitants du village, "la peur au ventre", a déclaré un enseignant de Sinda contacté par l'AFP.

Depuis l'apparition en 2015 dans le centre du Mali du groupe du prédicateur radical Amadou Koufa, recrutant prioritairement parmi les Peuls, traditionnellement éleveurs, les affrontements se multiplient entre cette communauté et les ethnies bambara et dogon, pratiquant essentiellement l'agriculture, qui ont créé leurs "groupes d'autodéfense" en s'appuyant sur les groupes de chasseurs traditionnels dozos.

Les violences qui déchirent cette région depuis cinq ans ont culminé avec le massacre le 23 mars 2019, attribué à des chasseurs dogons, de quelque 160 Peuls dans le village d'Ogossagou, près de la frontière avec le Burkina Faso. En juin dernier, quelque 35 Dogons ont été tués à Sobane Da et une quarantaine dans les villages de Gangafani et Yoro, pour ne citer que les attaques les plus meurtrières.

L'association de chasseurs dogons Dan Nan Ambassagou, officiellement dissoute au lendemain du massacre d'Ogossagou, reste l'une des mieux organisées et est régulièrement accusée par les associations peules d'être responsable de ces attaques, ce qu'elle dément.

Une accalmie avait été enregistrée depuis la signature en août d'accords "de cessation des hostilités" par des groupes armés peuls et dogons du centre du pays, en marge d'une visite du Premier ministre, Boubou Cissé.

G5 Sahel : les Maliens réagissent au sommet de Pau

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Mali:plusieurs centaines d’élèves se sont rassemblés devant la cité administrative

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Le sommet de Pau très suivi à Bamako

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Les composantes d'une alliance de groupes armés veulent fusionner

Un combattant touareg de la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA) près de Kidal, dans le nord du Mali, le 28 septembre 2016.

Les trois composantes de la principale alliance de groupes armés dans le nord du Mali se sont toutes prononcées pour une fusion en un mouvement politico-militaire, avec le ralliement du dernier d'entre eux, selon un document consulté lundi par l'AFP.

Dans la déclaration finale de son congrès qui s'est achevé ce week-end près de Tombouctou, le Mouvement arabe de l'Azawad (MAA) appelle à "la fusion dans les meilleurs délais de tous les mouvements composant la CMA au profit d'un seul mouvement politico-militaire capable de faire face aux défis".

Avant le MAA, les deux autres groupes armés de la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA), le Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA) et le Haut conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA), avaient également appelé à une fusion de leurs groupes en un mouvement politique uni, lors de leurs congrès respectifs fin 2019.

La CMA est une alliance de groupes armés rebelles du nord du Mali qui, regroupés sous une même bannière, ont signé un accord de paix avec Bamako en 2015 après des années de conflit. Cet accord prévoit plus de décentralisation et une meilleure intégration des populations du nord du Mali.

La communauté internationale voit dans sa mise en oeuvre un facteur important d'une éventuelle sortie de crise malienne. Mais, confronté à de nombreux obstacles, cet accord peine à être appliqué.

Son comité de suivi (CSA) ne s'est plus réuni depuis plus de quatre mois.

Une autre aile du MAA, appelée MAA-Plateforme, a fait scission en 2014 et rejoint l'autre alliance de groupes armés signataire de l'accord, la Plateforme.

Le Mali fait face depuis huit ans à une crise profonde. D'abord confronté à une rébellion indépendantiste en 2012, Bamako lutte depuis contre les agissements jihadistes qui ne cessent de s'étendre, malgré la présence de forces françaises, africaines et onusiennes.

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