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La colonisation israélienne risque de rendre "impossible" la solution à deux Etats


Federica Mogherini, chef de la diplomatie de l'UE, participe à la conférence de Chypre, à Genève, le 12 janvier 2017.

En poursuivant la colonisation, le gouvernement israélien met "directement" en péril la perspective d'un règlement du conflit israélo-palestinien, la solution à deux Etats risquant même de "devenir impossible", a averti mercredi Federica Mogherini, chef de la diplomatie de l'UE.

Elle réagissait, dans un communiqué, à l'annonce par Israël, dans la nuit de mardi à mercredi, de la construction de 3.000 logements de colonisation en Cisjordanie occupée.

Il s'agit de la quatrième annonce du genre en moins de deux semaines depuis l'investiture du président américain Donald Trump.

Cette nouvelle annonce "marque une tendance très inquiétante, mettant directement en péril la perspective d'une solution viable à deux Etats, qui est de plus en plus difficile et risque de devenir impossible", selon Mme Mogherini.

"L'Union européenne est fermement opposée à cette politique et regrette profondément qu'Israël poursuive sur cette voie, malgré les objections et préoccupations qu'a constamment exprimées la communauté internationale, à tous les niveaux", ajoute-t-elle.

Depuis le 20 janvier et la prestation de serment du nouveau président américain, Israël a annoncé la construction de plus de 6.000 logements en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, occupée et annexée.

La communauté internationale et les Palestiniens se sont inquiétés de cette rafale d'annonces.

Au regard du droit international, toutes les colonies, c'est-à-dire les implantations civiles israéliennes sur des terres occupées, sont illégales et créent un obstacle majeur à la paix et à la cohabitation de deux Etats, israélien et palestinien, côte à côte. Quelque 400.000 colons israéliens sont aujourd'hui installés en Cisjordanie.

Le 24 janvier, à l'annonce de la construction de 2.500 logements en Cisjordanie occupée, l'Union européenne avait déjà jugé le geste "regrettable", estimant qu'il "affaiblissait encore davantage la perspective d'une solution à deux Etats".

"Une solution négociée à deux Etats est la seule manière de satisfaire pleinement les aspirations légitimes des deux parties et de parvenir à une paix durable", a réaffirmé mercredi Mme Mogherini.

Avec AFP

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