Liens d'accessibilité

La coalition détruit des armes lourdes récupérées par les jihadistes à Palmyre


Des équipements militaires trouvés à Palmyre, Syrie, 13 décembre 2016.

La coalition militaire qui lutte contre le groupe Etat islamique a annoncé avoir détruit des armes lourdes que les jihadistes avaient récupérées en reprenant la ville syrienne de Palmyre le week-end passé, dont des chars et des systèmes anti-aériens.

Les combattants de l'EI, à la faveur d'une contre-attaque éclair, ont réussi à reprendre Palmyre aux forces du régime syrien dimanche. Les soldats du régime ont quitté la ville précipitamment et abandonné du matériel et des armes sur place.

Le général Stephen Townsend, qui commande la campagne aérienne de la coalition anti-EI en Irak et en Syrie dirigée depuis l'été 2014 par les Etats-Unis, "avait été clair durant sa conférence de presse du 14 décembre sur le fait que nous allions frapper ces équipements avant qu'ils ne représentent une menace pour les opérations anti-EI", a indiqué dans un communiqué le colonel John Dorrian, porte-parole militaire de la coalition à Bagdad.

Un autre responsable de la coalition a précisé à l'AFP, sous couvert d'anonymat, que parmi ces armements figuraient vraisemblablement des missiles anti-aériens russes, ce qui aurait pu permettre aux jihadistes d'éventuellement abattre des avions de la coalition.

Les frappes de la coalition ont été effectuées durant la journée de jeudi aux abords de l'aéroport de Palmyre, au nord-est de la ville, et ont permis de détruire 14 chars, trois systèmes d'artillerie anti-aérienne, deux bâtiments tenus par le groupe EI, deux véhicules tactiques et un système de défense anti-aérien, selon la coalition.

Le Centcom, commandement de l'armée américaine chargée du Moyen-Orient, s'est félicité du fait que 16 avions de la coalition "ont tiré 22 munitions, détruisant 22 cibles".

Les jihadistes de l'EI avaient conquis Palmyre une première fois en mai 2015 mais en avaient été chassés en mars.

Le Pentagone avait fait savoir mardi que les troupes du président Bachar al-Assad avaient quitté "très rapidement" la cité antique face à "probablement l'une des contre-attaques les plus significatives" menées par l'EI.

La coalition dispose depuis le début de son intervention d'une supériorité aérienne totale, n'ayant subi que des dégâts limités sur quelques appareils engendrés par des armes légères. Mais si l'EI avait pu utiliser des armes anti-aériennes, cela aurait compliqué la situation.

A Palmyre et dans cette région, les forces syriennes et russes ont été les plus actives, la coalition menée par les Etats-Unis n'y étant pratiquement pas intervenue ces derniers mois.

La Maison Blanche n'a pas manqué de critiquer la Russie pour avoir perdu le contrôle de Palmyre, accusant Moscou d'aider avant tout le régime syrien à reprendre la ville martyre d'Alep plutôt que de combattre le groupe EI.

"La Russie n'a connu qu'un seul succès opérationnel en Syrie contre l'EI. Et maintenant elle l'a perdu", avait souligné le porte-parole de Barack Obama, Josh Earnest. "En fait, l'EI pose une menace plus importante à cause de la stratégie déficiente de la Russie en Syrie".

Les Etats-Unis veulent cependant dans un premier temps laisser le soin à la Russie d'essayer de reprendre Palmyre.

Avec AFP

XS
SM
MD
LG