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La clef de la prison où Napoléon Bonaparte est mort en vente aux enchères

Portrait du comte Laplace de Napoléon. (Peinture à l'huile James Posselwhite)

La maison d'enchères britannique Sotheby's a indiqué lundi mettre en vente sur son site internet la clef de la chambre où est mort Napoléon lorsqu'il était emprisonné sur l'île de Sainte-Hélène par les Britanniques.

Cette pièce en métal longue de 13cm a été retrouvée "dans une enveloppe, dans une malle d'une maison écossaise", a expliqué dans un communiqué David MacDonald, spécialiste des meubles britanniques chez Sotheby's.

"La famille qui l'avait a toujours su qu'elle était là quelque part, mais elle avait été cachée", a-t-il ajouté.

Un militaire nommé Charles Richard Fox, qui se trouvait sur l'île de Sainte-Hélène après le décès de l'empereur français en 1821, avait ramené en Écosse la clef afin de la donner à sa mère, qui était une "grande fan" de l'ancien dirigeant, au point de lui avoir envoyé douceurs et livres pendant sa captivité.

Ses descendants ont fini par retrouver la clef, et ont décidé de la vendre aux enchères.

"Nous voyons souvent des objets associés à Napoléon -des tableaux importants ou des meubles provenant d'une de ses incroyables demeures", a indiqué David MacDonald, "mais il y a quelque chose d'assez puissant dans cette clef, surtout parce qu'elle vient de l'endroit où il a été incarcéré et de la pièce où il est mort".

"C'était un objet aussi fort et puissant à l'époque qu'il l'est aujourd'hui", a-t-il estimé.

M. Fox avait lui-même retiré la clef de sa serrure lors d'une visite après la mort de Napoléon, avait-il expliqué dans une note datant du 6 septembre 1922, vendue avec l'objet.

Selon Sotheby's, le lot pourrait valoir jusqu'à 5.000 livres (5.500 euros) à l'issue de quatre jours d'enchères, qui se clôturent jeudi.

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Près de 300 combattants évacuent l'aciérie Azovstal à Marioupol

Un soldat ukrainien blessé, évacué de l'aciérie assiégée d'Azovstal à Marioupol, arrive à Novoazovsk en Ukraine le 16 mai 2022. (REUTERS/Alexander Ermoshenko)

Une opération de sauvetage des combattants ukrainiens de l'immense aciérie Azovstal - ultime poche de résistance face à l'armée russe dans le port stratégique de Marioupol - était en cours mardi selon Kiev, qui considère désormais que ces hommes ont "rempli" leur mission.

Les soldats de la garnison stationnée à Azovstal, dont plus de 260 ont déjà été évacués lundi, ont "rempli leur mission de combat", a salué l'état-major de l'armée ukrainienne dans un communiqué, et ordre a été donné à leurs commandants de "sauver la vie" de ceux qui restent.

"Malheureusement, aujourd'hui, l'Ukraine ne peut pas débloquer Azovstal par des moyens militaires", a expliqué de son côté le ministère de la défense ukrainien sur Telegram.

Les autorités ukrainiennes avaient affirmé la semaine dernière que plus de 1.000 soldats ukrainiens - dont 600 blessés - se trouvaient dans ce complexe industriel, véritable "ville dans la ville" avec ses kilomètres de galeries souterraines.

Ils s'y étaient retranchés après avoir subi pendant plus d'un mois le siège de Marioupol, attaquée par l'armée russe dès le début de la guerre, déclenchée le 24 février, et aujourd'hui totalement ravagée.

Cette ville, au bord de la mer d'Azov, est stratégiquement située entre la Crimée annexée par Moscou en 2014 et la région minière du Donbass (est de l'Ukraine), où se trouvent deux "républiques" séparatistes pro-russes et où la Russie intensifie actuellement son offensive.

Sa prise totale par les forces russes, qui semble désormais inéluctable après l'ordre donné aux derniers combattants d'Azovstal, permettrait à ces dernières de faciliter la jonction entre la Crimée et le Donbass.

-"Procédure d'échange" -

Quelque "53 blessés graves ont été évacués d'Azovstal vers Novoazovsk pour assistance médicale et 211 autres ont été transportés à Olenivka par un couloir humanitaire", a annoncé la vice-ministre ukrainienne de la Défense, Ganna Malyar, lundi soir dans une vidéo.

Ces deux localités sont situées en territoire contrôlé par les forces russes et prorusses dans l'est de l'Ukraine, mais les combattants devaient être rapatriés en territoire contrôlé par l'Ukraine "dans le cadre d'une procédure d'échange", a-t-elle précisé.

L'état-major ukrainien a confirmé l'évacuation de ces 264 soldats et indiqué dans la nuit de lunid à mardi que "l'opération de sauvetage des défenseurs de l'Ukraine bloqués" sur le site d'Azovstal "se poursuit", sans préciser leur nombre.

Leur résistance acharnée a notamment empêché la prise rapide par l'armée russe de la gande ville ukrainienne de Zaporijjia, 200 km à l'ouest, selon l'état-major.

Le ministère russe de la Défense avait annoncé lundi avoir instauré un cessez-le-feu autour d'Azovstal, pour permettre l'évacuation des soldats ukrainiens blessés.

- "Soldats russes expulsés" -

Dans l'Est de l'Ukraine, objectif prioritaire de Moscou, l'armée russe "ne cesse de mener des opérations offensives" et "concentre ses efforts principaux sur la direction de Donetsk", a indiqué l'état-major mardi matin dans un communiqué.

La veille, "au moins 10 personnes ont été tuées" dans des bombardements russes à Severodonetsk, une ville devenue importante pour les Ukrainiens depuis que des forces séparatistes soutenues par Moscou se sont emparées d'une partie du Donbass en 2014, a annoncé lundi le gouverneur de la région.

Cette cité est quasiment encerclée par les forces de Moscou.

Dans un précédent message lundi, Serguiï Gaïdaï avait fait état de frappes d'artillerie sur Severodonetsk et sur sa ville jumelle de Lyssytchank, ayant provoqué des incendies dans des quartiers d'habitation. "Severodonetsk a subi des frappes très puissantes", a-t-il ajouté, accompagnant son message de photographies des destructions.

Malgré les appels des autorités ukrainiennes à évacuer Lyssytchansk, qui n'est séparée de Severodonetsk que par un cours d'eau, le Siversky Donets, et qui est régulièrement bombardée, plus de 20.000 civils - contre 100.000 habitants avant la guerre - sont restés, selon des volontaires qui distribuent de l'aide dans la région.

Toujours dans cette zone, près de Sirotyne, "l'ennemi a subi des pertes pendant les combats et s'est replié", relève toutefois l'état-major ukrainien mardi, ajoutant qu'une frappe russe a détruit des bâtiments privés et touché des infrastructures civiles dans la région d'Odessa (sud-ouest).

Dans le nord-est en revanche, les Ukrainiens ont repris le contrôle d'une partie de la frontière dans la région de Kharkiv, selon Kiev.

Diffusant sur son compte Facebook une vidéo montrant des soldats ukrainiens devant un poteau-frontière peint aux couleurs de l'Ukraine, jaune et bleu, le ministère de la Défense s'est félicité lundi que ses forces aient "expulsé les Russes".

Les Russes ont bombardé des semaines durant des quartiers nord et est de Kharkiv, la deuxième ville d'Ukraine, à partir de localités récemment reprises par les Ukrainiens.

Les autorités ukrainiennes s'attendent désormais à ce que les unités désengagées de la région de Kharkiv aillent renforcer les troupes russes dans le Donbass, où elles ne progressent que laborieusement, selon Oleksiï Arestovytch, un conseiller de la présidence ukrainienne.

- "Réponse" -

Autre front pour Moscou: l'élargissement probable de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (Otan) à la Finlande et la Suède, deux pays que l'invasion russe de l'Ukraine a poussés à renoncer à des décennies de non-alignement militaire.

Le président russe Vladimir Poutine a estimé lundi que ces adhésions ne constituaient pas "une menace immédiate". Mais, a-t-il poursuivi, "le déploiement d'infrastructures militaires sur les territoires de ces pays entraînera bien sûr une réponse".

La Russie avait en particulier expliqué son attaque en Ukraine par le rapprochement de son voisin occidental avec l'Otan, estimant que cela constituait une menace "existentielle" pour sa sécurité.

Avec l'entrée probable de la Finlande dans l'Otan, c'est 1.300 km de frontières terrestres supplémentaires que la Russie partagera avec l'Alliance atlantique.

Lundi soir, la France assurait qu'elle "se tiendrait aux côtés" des deux pays en cas d'agression, tandis que Londres appelait à ce qu'ils soient intégrés à l'Otan "dès que possible".

A Bruxelles, l'UE a tenté quant à elle lundi de s'entendre sur un arrêt des achats de pétrole russe, refusé par la Hongrie, arguant du poids financier qu'une telle mesure ferait peser sur elle.

"Toute l'Union est malheureusement prise en otage par un État membre qui ne peut pas nous aider à trouver un consensus", a déploré le chef de la diplomatie lituanienne, Gabrielius Landsbergis.

Pour le chef de la diplomatie hongroise, Peter Szijjarto, "les Hongrois attendent légitimement une proposition de solution pour financer les investissements (de nouvelles infrastructures) et compenser des hausses de prix, un coût global de l'ordre de 15-18 milliards d’euros".

Au terme de la réunion, le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a concédé que finaliser le 6e paquet de sanctions "prendra du temps". Un sommet européen extraordinaire est prévu les 30 et 31 mai.

Elisabeth Borne, une technicienne à la tête du gouvernement français

Elisabeth Borne et Jean Castex à l'hôtel de Matignon, le 16 mai 2022.

Elisabeth Borne, 61 ans, nommée lundi cheffe du gouvernement français, est une technicienne réputée tenace et loyale au président Emmanuel Macron, qui a occupé plusieurs postes ministériels.

Il s'agit de la deuxième femme seulement à devenir Premier ministre de la France, après Edith Cresson au début des années 90.

Née le 18 avril 1961 à Paris, diplômée des prestigieuses Ecole nationale des ponts et chaussées et Polytechnique, cette haute fonctionnaire se définit elle même comme "une femme de gauche" avec "la justice sociale et l'égalité des chances" au coeur de ses combats.

Cette ingénieure de formation a occupé successivement les postes gouvernementaux clés des Transports, de l'Ecologie et du Travail lors du premier quinquennat d'Emmanuel Macron.

Elle fait partie de l'aile gauche du président, un atout à l'heure où s'annoncent de nouvelles réformes sociales, à commencer par "la mère des batailles" sur le report de l'âge de la retraite.

Nommée ministre du Travail en juillet 2020, en pleine crise sanitaire liée au Covid-19, elle a notamment dû gérer plusieurs réformes sensibles dont le très contesté dossier de la réforme de l'assurance chômage, dénoncée unanimement par les syndicats. Cette réforme est pleinement entrée en vigueur en décembre, après avoir été un temps suspendue.

A son actif aussi, le plan "un jeune, une solution" présenté dès juillet 2020, qui a mobilisé une palette de dispositifs pour l'emploi, dont des aides massives à l'apprentissage, pour éviter une "génération sacrifiée".

Cette sexagénaire toujours tirée à quatre épingles, qui vapote y compris discrètement dans l'hémicycle du parlement, est réputée bien connaître ses dossiers.

"C'est une super techno", commente un responsable syndical sous couvert d'anonymat. "Si on se dit qu'il y a besoin d'empathie, pour le coup, vous partez de loin", ajoute-t-il cependant.

Mme Borne a été très présente dans les médias pour défendre l'action du gouvernement, notamment le "bouclier anti-licenciement" du chômage partiel face à la crise, ou pour battre le rappel sur le télétravail face au Covid-19.

Elle a d'ailleurs elle-même passé plusieurs jours à l'hôpital en mars 2021 après avoir contracté le virus, confiant par la suite avoir vécu une expérience "angoissante" et s'être vu "administrer ponctuellement de l'oxygène".

La bosse des maths

Avant d'être ministre du Travail, Mme Borne avait géré le portefeuille des Transports où elle a mené une réforme délicate des chemins de fer SNCF, puis celui de l'Ecologie en 2019, en remplacement du ministre à l'époque contraint de démissionner à la suite de révélations concernant son train de vie fastueux.

Elisabeth Borne a également fait un passage en 2014 comme directrice de cabinet de la ministre de l'Environnement à l'époque, la socialiste Ségolène Royal, ex-candidate à la présidentielle.

En 2015, Mme Borne avait été nommée présidente de la RATP, grande entreprise publique de transports gérant le métro à Paris.

Dans une carrière essentiellement consacrée au service public, Mme Borne a aussi fait un passage dans le privé, chargée des concessions du groupe Eiffage en 2007, avant de rejoindre la Mairie de Paris comme directrice de l'urbanisme.

Très discrète sur sa vie privée, ayant perdu son père "très jeune" avec une mère qui n'"avait pas vraiment de revenus", elle a confié avoir trouvé dans les maths "quelque chose d'assez rassurant, d'assez rationnel".

La Finlande veut entrer dans l'Otan, combats au Donbass

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Le G7 invité à protéger les pays pauvres des effets de la guerre en Ukraine

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La Finlande veut rejoindre l'Otan, Moscou dénonce une menace

"Être membre de l'Otan renforcerait la sécurité de la Finlande", assure le président finlandais Sauli Niinistö.

Le président et la Première ministre de la Finlande se sont dits favorables jeudi à une adhésion "sans délai" à l'Otan, un immense pas vers une candidature devant être officialisée dimanche.

Le Kremlin a immédiatement réagi en affirmant qu'une adhésion du pays nordique à l'alliance militaire occidentale constituerait "assurément" une menace contre la Russie. Conséquence directe de l'invasion de l'Ukraine par Moscou, la candidature finlandaise devrait aller de pair avec une demande d'adhésion suédoise, attendue elle aussi dans les prochains jours.

"Être membre de l'Otan renforcerait la sécurité de la Finlande. En tant que membre de l'Otan, la Finlande renforcerait l'alliance dans son ensemble. La Finlande doit être candidate à l'adhésion à l'Otan sans délai", ont affirmé le président finlandais Sauli Niinistö et la Première ministre Sanna Marin dans un communiqué commun.

Le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg a lui salué la volonté des dirigeants finlandais d'intégrer l'Alliance, en promettant un processus "sans heurts" qui se déroulera "rapidement".

Le président du Conseil européen Charles Michel a évoqué "un pas historique, une fois décidé", qui "contribuera grandement à la sécurité européenne". Une conférence de presse du tandem exécutif finlandais devant officialiser les "décisions concernant la politique de sécurité de la Finlande" est prévue dimanche, selon Helsinki.

La prise de position officielle des deux dirigeants marque la bascule de la ligne de la Finlande, qui partage une frontière de 1.300 kilomètres et un passé douloureux avec la Russie. Dans le pays de 5,5 millions d'habitants, 76% de la population est désormais en faveur de l'adhésion, selon un sondage publié lundi, soit le triple de son niveau d'avant-guerre.

Au Parlement, une très large majorité des 200 députés est acquise avec seulement une dizaine d'opposants déclarés. La chambre se réunira lundi matin pour étudier la proposition de l'exécutif, avec probablement une mise au vote, a fait savoir son président Matti Vanhanen à la télévision publique Yle.

Moscou doit se "regarder dans le miroir"

"Adhérer à l'Otan ne serait contre personne", avait assuré mercredi soir le président finlandais, en réponse aux mises en garde russes contre une entrée d'Helsinki dans l'alliance. Pour le président finlandais, longtemps un avocat du dialogue Est-Ouest, la Russie ne peut s'en prendre qu'à elle-même de voir son voisin rejoindre l'alliance.

"Si nous adhérions (à l'Otan), ma réponse (à la Russie) serait: 'c'est vous qui avez causé cela, regardez-vous dans le miroir'", a dit M. Niinistö lors d'une visite du Premier ministre britannique Boris Johnson.

Mardi, la commission de la défense du Parlement finlandais avait conclu que l'Otan était "la meilleure option" pour la sécurité de la Finlande après l'invasion russe de l'Ukraine. Soumise à une forme de neutralité forcée par Moscou durant la Guerre froide, l'ancienne province russe (1809-1917), envahie par l'Union soviétique en 1939, avait adhéré à l'Union européenne et au Partenariat pour la Paix de l'Otan après la chute de l'Union soviétique, mais était restée non membre de l'alliance.

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La décision formelle sur l'adhésion doit être prise par un Conseil sur la sécurité et la politique étrangère, réunissant le chef de l'Etat, la Première ministre et plusieurs ministres. "On doit espérer que la Suède, notre proche partenaire, fera la même conclusion et que nous pourrons candidater ensemble", a affirmé le ministre finlandais de la Défense Antti Kaikkonen.

Côté suédois, une revue stratégique préparée par le gouvernement et les partis au Parlement sera rendue publique vendredi, avant une réunion sans doute décisive du parti social-démocrate au pouvoir dimanche. Inquiètes de la réaction de la Russie, les deux pays ont déjà cherché à obtenir des assurances de protection pendant les mois nécessaires à leur entrée formelle dans l'Alliance atlantique, à l'image d'un accord signé mercredi avec Londres.

Les deux pays, membres de l'Union européenne, peuvent aussi compter sur l'article 42.7 d'assistance mutuelle des traités européens, a souligné jeudi le ministre finlandais des Affaires étrangères Pekka Haavisto devant le Parlement européen. Cette période, qui implique notamment une ratification par les Parlements de chacun des 30 membres actuels de l'Alliance, peut prendre plusieurs mois.

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