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États-Unis

La CIA aurait recruté des agents doubles à Guantanamo

Guantanamo Bay à Cuba
Selon le quotidien américain Washington Post, qui cite l’agence Associated Press (AP), des prisonniers de Guantanamo Bay à Cuba en seraient ressortis agents double pour le compte des services secrets américains.

Tel est le gros titre à la une du Washington Post ce mercredi. Des détenus de la célèbre prison située sur la base américaine à Cuba auraient été recrutés par la CIA, l’agence du renseignement américain.

Entre 2001 et 2006, ils seraient devenus des agents doubles avant d’être renvoyés dans leur pays d’origine pour aider les Etats-Unis à traquer et tuer des terroristes.
En échange, ces prisonniers se seraient vu promettre « la liberté, la sécurité pour leurs familles et des millions de dollars des comptes secrets de l'agence », affirme le Washington Post. Pour la CIA, c’était prendre un risque considérable, celui que les prisonniers, une fois libérés, trahissent les Etats-Unis et tuent des Américains.

Le programme de recrutement a été mené en secret, dans des petits bâtiments à quelques centaines de mètres des bureaux administratifs de la prison. Spécialement aménagés pour ressembler davantage à un hôtel qu’à une prison, ces bâtiments étaient surnommés par certains responsables de la CIA « Marriott », du nom de l’hôtelier de luxe américain.

Selon l’AP, qui est toujours citée par le Washington Post, « des dizaines de prisonniers ont été pressentis, mais seulement une poignée d'entre eux, originaires de pays variés, sont devenus des espions et ont signé des accords pour travailler pour la CIA », pour des motifs divers. Certains auraient cherché à mettre leurs proches à l’abri, d’autres auraient eu peur de dire non.

Infiltrer le réseau terroriste Al-Qaïda reste l’un des buts les plus difficiles que se soit fixée la CIA. L’un des agents double aurait estimé qu’al-Qaïda avait perverti l'Islam et qu'il était de son devoir en tant que musulman d’aider la CIA à détruire le réseau. Un autre aurait convenu de coopérer après que l'agence eut insinué que sa non-coopération nuirait à ses enfants, une menace brandie également contre Khalid Cheikh Mohammed, qui s’est auto-proclamé le « cerveau » des attentats du 11 septembre 2001 à Washington et New York.

Mais le réseau islamiste se doutait de telles tentatives américaines et se monte vigilant à l'égard des anciens prisonniers de Guantanamo, selon l’AP. Le programme de recrutement d’agents double aurait cessé en 2006, la prison ne recevant plus guère de nouveaux prisonniers.

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Les États-Unis allouent 152 millions de dollars en aide pour le Sahel

Des déplacés d’Arbinda, une localité du Sahel, à Dori, le 7 octobre 2019 (VOA/Lamine Traoré)

Les États-Unis ont annoncé une nouvelle aide de près de 152 millions de dollars pour quatre pays du Sahel, à savoir le Niger, le Mali et le Burkina Faso, et la Mauritanie. Ces pays font face à des déplacements massifs de populations et à l'insécurité alimentaire à cause des conflits dans la région.

Plus de 85 millions de dollars proviennent de l'Agence USAID et près de 67 millions de dollars du département d'État.

C’est une aide pour les personnes déplacées, les réfugiés et les communautés qui les accueillent.

Elle comprend de la nourriture, des abris d'urgence; l'accès aux soins de santé primaires, des fournitures médicales, des produits pharmaceutiques et de l'eau potable et des moyens de subsistance.

En outre, le gouvernement américain travaille avec ses partenaires non gouvernementaux et les Nations Unies pour améliorer les infrastructures d'approvisionnement en eau dans les camps de déplacés, fournir des kits d'hygiène et garantir que ces déplacés ont accès à des latrines appropriées.

Parce que les femmes et les enfants sont les plus vulnérables pendant les conflits, Washington finance aussi une aide nutritionnelle pour les enfants de moins de cinq ans.

Cour suprême: Trump a choisi la juge Amy Coney Barrett pour remplacer Ruth Bader Ginsburg

La juge Amy Coney Barrett, professeure de droit à l'Université Notre Dame, actuellement en poste à la Cour d'appel américaine pour le 7e circuit, pose dans une photographie non datée obtenue de l'Université Notre Dame le 19 septembre 2020. (Photo Matt Cashore/Notre Dame Univ.)

Le président américain Donald Trump a décidé de nommer la juge Amy Coney Barrett pour remplacer la juge Ruth Bader Ginsburg à la Cour suprême, a-t-on appris vendredi des médias locaux.

Une annonce officielle est prévue pour samedi à la Maison Blanche, selon le quotidien Politico.

Si elle est confirmée par le Sénat, Mme Barrett, 48 ans, deviendra la plus jeune juge de la haute cour. Sa présence permettrait de maintenir le nombre de femmes à trois - avec les juges Sonia Sotomayor et Elena Kagan, toutes deux nommées par l'ancien président Barack Obama.

Mme Barrett a enseigné pendant 15 ans à la faculté de droit de Notre Dame, l'université où elle avait obtenu son diplôme de droit.

La juge Ginsburg est décédée vendredi dernier à l'âge de 87 ans, après avoir passé 27 ans au sein de la plus haute cour de justice américaine.

Pour être confirmé, un candidat doit obtenir au moins 51 voix au Sénat.

Le Sénat compte actuellement 53 législateurs du parti républicain - le même parti que le président -, et 47 législateurs du parti démocrate. Deux sénateurs, Bernie Sanders de l’État de Vermont et Angus King du Maine, sont indépendants.

Minute Eco: La production pétrolière en hausse de 3% au Gabon

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Le Sahel recevra environ 152 millions d'aide américaine pour gérer sa crise humanitaire

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Une ville californienne va interdire chips et bonbons aux caisses des supermarchés

Des enfants portant des masques d'Halloween reçoivent des bonbons pendant la tradition «Trick or Treat» à Makati à Manille le 31 octobre 2008. Les parents doivent surveiller la consommation de sucre de leurs enfants selon le Dr Mary Hayes, dentiste pédiatre à Chicago. AP/Marquez

La ville de Berkeley, bastion progressiste du nord de la Californie, va interdire la vente des produits trop sucrés ou salés sur les présentoirs situés aux caisses des supermarchés afin de promouvoir une alimentation plus saine, une première aux Etats-Unis selon des médias locaux.

Le conseil municipal de Berkeley, ville universitaire de 120.000 habitants près de San Francisco, a adopté cette semaine à l'unanimité une ordonnance qui bannira des caisses les produits contenant plus de 5 grammes de sucres ajoutés ou plus de 250 mg de sodium par portion. L'interdiction vise également toutes les boissons contenant des sucres ajoutés ou des édulcorants artificiels.

L'ordonnance relève que "des aliments bon marché et riches en sel, graisses saturées et sucres ajoutés sont prédominants dans les présentoirs des caisses". Les clients y sont "plus enclins à effectuer des achats impulsifs et les parents se battent avec leurs enfants qui réclament des confiserie à la fin des courses".

L'interdiction, qui doit s'appliquer à 25 supermarchés de la ville, entrera en vigueur en mars prochain et les premières visites des inspecteurs sanitaires sont prévues en janvier 2022.

"Ce qui est bon pour les clients à Berkeley est aussi bon pour nos commerces", a lancé Kate Harrison, l'une des élues à l'origine de cette mesure.

En 2014, Berkeley avait déjà été la première à imposer une taxe sur les sodas, une initiative reprise ensuite par plusieurs autres grandes villes américaines.

Selon une étude publiée début 2019, les habitants de Berkeley avaient diminué leur consommation de boissons sucrées de 21% dans l'année qui avait suivi la mise en place de cette "taxe sodas". La chute atteignait 52% en 2017.

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