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Tunisie

La centrale syndicale tunisienne appelle à la nomination d'un chef de gouvernement

Le président tunisien Kais Saied, au centre, dirige une réunion de sécurité avec des membres de l'armée et des forces de police à Tunis, en Tunisie, le dimanche 25 juillet 2021.

La puissante centrale syndicale tunisienne UGTT a appelé mercredi le président Kais Saied, qui s'est octroyé les pleins pouvoirs il y a dix jours, à nommer rapidement un Premier ministre et former un gouvernement de "sauvetage" afin d'éviter un "vide" politique.

Depuis qu'il a suspendu le Parlement le 25 juillet pour 30 jours, M. Saied, a nommé trois nouveaux ministres.

Après avoir écarté le ministre de la Défense et la ministre de la Justice, M. Saied a démis lundi soir de leurs fonctions celui de l'Economie, à qui il a reproché de ne pas décrocher son téléphone, et celui des Technologies de communication.

Ce dernier a été implicitement accusé par M. Saied d'avoir mis des informations détenues par son ministère à disposition de partis à des fins électorales, sans que le président ne donne plus de détails.

M. Saied a nommé à la tête du ministère de l'Economie et des Finances une haute fonctionnaire spécialiste de la fiscalité, Sihem Boughdiri Nemsia, et au ministère des Technologies de communication un haut fonctionnaire spécialiste de la sécurité informatique, Nizar Ben Neji.

"Nous appelons à accélérer la nomination d'un chef de gouvernement et d'un gouvernement de sauvetage réduit et harmonieux", a déclaré l'UGTT dans un communiqué publié mardi soir.

Tout retard dans la formation du nouveau gouvernement risque d'approfondir le "vide" politique dans le pays et de "rendre difficile la sortie de crise sociale et économique" actuelle, a estimé le syndicat, qui dit aussi apporter son soutien au président.

Le 25 juillet, le président Saied a annoncé un ensemble de mesures exceptionnelles. Outre le gel des activités du Parlement durant 30 jours, il a dit lever l'immunité parlementaire et limoger le Premier ministre Hichem Mechichi, également ministre de l'Intérieur.

Le président tunisien annonce une première nomination après 4 jours d’attente
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Pour l'UGTT, ces mesures "exceptionnelles" répondent aux revendications du peuple et sont "une solution définitive à la complexité de la crise que traverse le pays en l'absence de toute d'autres solutions".

Mardi soir, M. Saied a également limogé le gouverneur de Sfax et l'ambassadeur de la Tunisie à Washington, sans explication.

Depuis ses mesures d'exception dans un pays endetté et paralysé depuis des mois par une crise politique, le président bénéficie toujours d'un certain soutien de la population. Son principal adversaire, le parti d'inspiration islamiste Ennahdha, dénonce lui un "coup d'Etat".

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Une fille d'immigrant tunisien candidate à la mairie de Boston

La candidate démocrate à la mairie de Boston, Annissa Essaibi George, avant la Roxbury Unity Parade, à Boston, le 18 juillet 2021.

Annissa Essaibi George, 48 ans, est actuellement membre du conseil municipal de Boston.

Annissa Essaibi George, 48 ans, née de père tunisien et de mère polonaise, est l'une des quatre femmes qui se présentent mardi aux élections préliminaires à la mairie de Boston, dans le Massachusetts, parmi cinq candidats démocrates, dont trois Noirs et une Asiatique.

Mme Essaibi George est née le 12 décembre 1973 à Boston dans le Massachusetts. Ses parents sont arrivés aux Etats-Unis un an avant sa naissance, dans le quartier Dorchester de Boston.

Sous l'influence de sa mère d'origine polonaise, elle a reçu, avec ses frères et sœurs, une éducation catholique, tandis que son père tunisien était musulman pratiquant.

Citée par NBC 10 Boston, Annissa Essaibi George a déclaré que se débattre avec les différences culturelles et religieuses de sa famille a toujours été un défi.

La candidate aux origines multiculturelles s'affiche ainsi sur son site internet de campagne: "Boston, c'est chez moi. J'ai des racines profondes ici (...) De Dorchester à Charlestown, de Brighton à Mattapan en passant par East Boston et partout entre les deux, j'entends vos voix, vos histoires, vos luttes".

Mme Essaibi George a étudié les sciences politiques à l'Université de Boston. Elle a ensuite obtenu une maîtrise en éducation de l'Université de Massachusetts-Boston et a enseigné les sciences sociales à l'East Boston High School de 2001 à 2014.

Elle et son mari, Douglas George, ont quatre fils, dont des triplés.

"Une fille arabe ne gagnera jamais"

Dans NBC 10 Boston, Annissa Essaibi George explique avoir trouvé sa voix lorsqu'elle était au sein du gouvernement étudiant au lycée technique de Boston.

Alors qu'elle avouait à sa famille vouloir faire carrière en politique, son père lui avait répondu qu'une fille d'origine arabe ne gagnerait jamais une élection, confie-t-elle dans une vidéo publiée en ligne.

Avec force et détermination, elle a persisté. Aujourd'hui la démocrate est membre du conseil municipal de Boston depuis janvier 2016, à la suite des élections de novembre 2015, et a été réélue en 2017 et encore en 2019.

Au sein de la municipalité, elle a notamment proposé des ordonnances pour assurer l'élimination sûre des déchets tranchants. Un texte en ce sens a été adopté l'an dernier.

Mme Essaibi George est proche de l'ancien maire de Boston Marty Walsh, qu'elle connaît depuis l'enfance.

En juillet dernier, en pleine campagne pour la mairie, Mme Essaibi George a démenti les allégations du quotidien Boston Globe, selon lesquelles elle aurait utilisé sa position pour tenter d'empêcher la construction d'un bâtiment à proximité d'un immeuble de luxe appartenant à son mari, un promoteur immobilier.

L'affaire, reprise par la presse locale, avait fait grand bruit.

Des élections marqué​es par la diversité​

Depuis sa fondation il y a des siècles, la ville de Boston a toujours été dirigée par des hommes d'origine irlandaise ou italienne. Cette tradition prend fin en mars, lorsque Kim Janey, une Afro-Américaine, remplace à titre intérimaire le maire Marty Walsh, nommé ministre du Travail par le président Joe Biden.

L'élection de mardi est surtout marquée par la diversité des candidats en lice.

Outre Annissa Essaibi George qui est issue de parents d'origine polonaise et tunisienne, il y a aussi la conseillère municipale Michelle Wu, d'origine asiatique, et trois Afro-Américains: la conseillère municipale Andrea Campbell, John Barros, l'ancien chef du développement économique de la ville (qui a des origines cap-verdiennes), et l'actuelle maire intérimaire, Kim Janey.

Contrairement aux élections primaires qui permettent aux membres d'un parti de désigner le candidat qui va le représenter lors de l'élection générale, l'élection de mardi à Boston est ouverte à tous les électeurs qui résident dans la ville.

Les deux personnes qui obtiendront le plus de voix lors de ces préliminaires du 14 septembre passeront aux élections de novembre.

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