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La Cédéao sanctionne 19 personnes en Guinée-Bissau pour non respect de l'accord politique

Le président José Mario Vaz de la Guinée-Bissau, 2 mai 2017.

La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) a décrété des sanctions contre 19 personnalités bissau-guinéennes, dont des proches du président José Mario Vaz, pour non-respect d'un accord de sortie de la crise politique.

La Guinée-Bissau, Etat d'Afrique de l'Ouest, traverse des turbulences politiques depuis la destitution en août 2015 par le président Vaz de son Premier ministre, Domingos Simoes Pereira, chef du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC, au pouvoir), auquel M. Vaz appartient également.

Après une série de mises en garde, la Cédéao a annoncé le 1er février l'entrée en vigueur immédiate de sanctions, sans en préciser la nature ni les personnes visées, finalement détaillées dans un communiqué daté du 4 février et publié mardi.

>> Lire aussi : Retour triomphal de l'ex-Premier ministre Carlos Gomes Junior à Bissau

Ces sanctions prévoient une interdiction de voyager dans l'espace régional et le gel des comptes bancaires à l'encontre de 14 députés - huit frondeurs du PAIGC et six du Parti de la rénovation sociale (PRS), deuxième formation parlementaire - ainsi que de cinq proches de M. Vaz, dont son fils, Emerson Vaz.

Sur VOA Afrique Vincent Foucher, chercheur au CNRS, ​"contrairement aux sanctions précédentes ayant souvent ciblé des militaires, celles-ci visent des personnes susceptibles de voyager ou de posséder des avoirs à l’étranger."

Vincent Foucher joint par Abdourahmane Dia
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A la suite d'une mission la semaine dernière à Bissau après la désignation le 30 janvier d'un nouveau chef de gouvernement, Augusto Antonio Artur Da Silva, la Cédéao avait dit constater que cette nomination ne répondait pas aux conditions de l'accord conclu à Conakry en octobre 2016.

"Sans l'application intégrale de l'accord de Conakry, notamment la nomination d'un Premier ministre de consensus et la formation d'un gouvernement inclusif, les conditions politiques idoines ne sont pas réunies pour l'organisation d'élections crédibles, inclusives et apaisées", avait estimé l'organisation régionale.

>> Lire aussi : Démission du Premier ministre de la Guinée-Bissau

Avant la nomination de M. Da Silva, le chef de l'Etat avait annoncé que le nouveau gouvernement aurait pour tâche principale d'organiser les élections législatives dans les prochains mois.

L'accord de Conakry, conclu sous l'égide du président guinéen Alpha Condé dans le cadre d'une médiation de la Cédéao, prévoit une "procédure consensuelle" pour choisir un Premier ministre "ayant la confiance du président" et devant rester en place jusqu'aux élections législatives de 2018.

En vertu de la Constitution, le choix du Premier ministre revient au parti majoritaire.

>> Lire aussi : Six militaires arrêtés en Guinée-Bissau pour tentative d'assassinat du chef d'Etat-major

Or, le PAIGC ayant perdu la majorité absolue de 57 sièges sur 102 à la suite de la fronde de 15 députés, M. Vaz veut s'appuyer sur une majorité alternative, constituée des 41 députés du PRS et des 15 frondeurs.

Avec AFP

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Mali: démission du Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga

Soumeylou Boubeye Maïga à Bamako, au Mali, le 12 août 2018.

Le Premier ministre malien Soumeylou Boubèye Maïga a présenté jeudi sa démission au chef de l'Etat Ibrahim Boubacar Keïta, qui l'a acceptée, selon un communiqué de la présidence.

La démission de M. Maïga, en poste depuis près de 16 mois, intervient à quelques heures de l'examen par l'Assemblée nationale d'une motion de censure du gouvernement déposée mercredi par des députés de l'opposition mais aussi de la majorité.

Il a présenté sa démission ainsi que celle de ses ministres, selon le texte. M. Keïta "a accepté la démission du Premier ministre et celle du gouvernement, et l'a remercié pour sa loyauté et son sens élevé du devoir", a précisé la présidence.

"Un Premier ministre sera nommé très prochainement et un nouveau gouvernement sera mis en place, après consultation de toutes les forces politiques de la majorité et de l'opposition", selon le communiqué.

La personnalité du Premier ministre cristallisait les critiques depuis plusieurs semaines, d'influents dirigeants religieux musulmans réclamant notamment son départ.

M. Keïta a reçu tout au long de la semaine dernière dignitaires religieux, dirigeants politiques et représentants de la société civile, pour discuter de la situation du pays et leur remettre l'avant-projet de loi de révision constitutionnelle qui lui a été présenté le 1er avril par un comité d'experts.

Ces rencontres faisaient suite à une manifestation de plusieurs dizaines de milliers de personnes à Bamako le 5 avril contre "la mauvaise gestion du pays", notamment les violences intercommunautaires dans le centre, selon les organisateurs, parmi lesquels d'influents chefs religieux musulmans.

Lors d'une allocution radiotélévisée mardi soir, le chef de l'Etat a assuré avoir "entendu toutes les colères, décodé tous les signaux, compris tous les messages remontant" du pays, sans évoquer directement le Premier ministre ni son gouvernement.

Il a annoncé l'ouverture d'une "concertation nationale" du 23 au 28 avril avec "les forces politiques et sociales" sur le projet de révision constitutionnelle qui doit être soumis à référendum.

M. Keïta est longuement revenu sur la "tragédie d'Ogossagou", en référence à la tuerie le 23 mars de quelque 160 habitants de ce village peul près de la frontière avec le Burkina Faso par des membres présumés de groupes de chasseurs dogons affirmant lutter contre les jihadistes.

Au lendemain de cette tuerie, le gouvernement a prononcé le 24 mars la dissolution de l'association de chasseurs "Dan Nan Ambassagou", lui reprochant de s'être "écartée de ses objectifs initiaux" et a remplacé les principaux chefs d'état-major.

Ces limogeages au sommet de la hiérarchie militaire interviennent également après une attaque jihadiste le 17 mars contre un camp de l'armée à Dioura (centre), au cours de laquelle 26 soldats ont péri.

Depuis l'apparition il y a quatre ans dans le centre du Mali du groupe jihadiste du prédicateur Amadou Koufa, recrutant prioritairement parmi les Peuls, traditionnellement éleveurs, les affrontements se multiplient entre cette communauté et les ethnies bambara et dogon, pratiquant essentiellement l'agriculture, qui ont créé leurs "groupes d'autodéfense"

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes, en grande partie dispersés par une intervention militaire lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France, qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU, malgré l'accord de paix, censé isoler définitivement les jihadistes, dont l'application accumule les retards.

Avec AFP

Les Algériens attendus pour un 9e vendredi de suite dans la rue

Un manifestant arbore une pancarte faisant référence aux trois B, Abdelkader Bensalah, Tayeb Belaiz et Noureddine Bedoui, des membres de l’équipe dirigeante de la transition, dont les algériens ne veulent plus, lors d'un rassemblement à Alger, le vendredi 5 avril 2019.

Les Algériens sont attendus en masse dans la rue pour un 9e vendredi consécutif, galvanisés par les concessions obtenues depuis le début de leur contestation du pouvoir et bien décidés à en arracher davantage.

Les manifestants défilent désormais par millions à travers l'Algérie. Depuis le 22 février, ils ont obtenu d'Abdelaziz Bouteflika, qui gouvernait le pays sans partage depuis vingt ans, qu'il renonce à briguer un nouveau mandat, puis qu'il annule la présidentielle prévue le 18 avril, et enfin qu'il quitte le pouvoir.

Outre le symbole --si tout s'était déroulé comme prévu, vendredi aurait dû être le lendemain du jour de la réélection de M. Bouteflika--, les manifestants devraient cette semaine se sentir encore ragaillardis par la chute d'un nouveau cacique du régime. Tayeb Belaiz, président du Conseil constitutionnel, un proche de l'ex-président, a démissionné.

Avec Abdelkader Bensalah, chef de l'Etat par intérim, et le Premier ministre Noureddine Bedoui, Tayeb Belaiz était l'un des "3B", membres du premier cercle autour d'Abdelaziz Bouteflika.

En 2013, alors que M. Bouteflika était hospitalisé durant 80 jours à Paris en raison d'un AVC, puis à nouveau en mars dernier, il était resté sourd aux demandes d'enclencher la procédure déclarant le président "empêché" de gouverner. En tant que président du Conseil constitutionnel, il était le seul à pouvoir le faire.

- "Mesures d'apaisement" -

La démission de M. Belaiz devrait être loin de suffire à apaiser les manifestants qui ont peu ou prou obtenu une concession, un recul ou une tête après chaque vendredi d'imposante mobilisation.

Sans compter le fait que son remplaçant, Kamel Feniche, haut magistrat membre depuis 2016 du Conseil constitutionnel et inconnu du grand public a, pour les contestataires, toutes les caractéristiques du fidèle serviteur du "système" dont ils entendent se débarrasser.

Et que d'anciens militants berbéristes l'accusent depuis sa nomination d'avoir, alors qu'il était procureur, requis et obtenu des années de prison contre des lycéens et étudiants ayant pris part en mai 1981 à Béjaia (Kabylie) à des manifestations.

Au-delà de la personne de M. Belaiz, la contestation refuse toujours que les institutions et personnalités de l'appareil mis en place par M. Bouteflika gèrent la transition née de sa démission. Et notamment qu'une présidentielle soit organisée sous 90 jours comme le dispose le processus prévu par la Constitution.

Un processus soutenu par l'armée, replacée au centre du jeu politique par la démission de M. Bouteflika, face à une classe politique --camp présidentiel mais aussi opposition-- inaudible face à la contestation.

Le départ de M. Belaiz ressemble plus à une énième concession à la rue qu'à un début de sortie de crise.

L'armée "est convaincue que la gestion de la crise passe par une série de mesures d'apaisement", estime Hasni Abidi, directeur du Centre d'études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen (Cermam) de Genève. Elle procède de façon "graduelle pour minimiser l'étendue des concessions et s'assurer de leur pertinence" auprès de la contestation.

- "Meilleurs délais" -

Jusqu'à quand l'armée pourra-t-elle maintenir sa défense du "processus constitutionnel", s'interrogent les observateurs? "On entre désormais dans le dur" tant les positions semblent irréconciliables, a expliqué à l'AFP l'un d'eux, sous le couvert de l'anonymat.

"Toutes les options restent ouvertes pour (...) trouver une solution à la crise dans les meilleurs délais", a néanmoins souligné cette semaine le général Ahmed Gaïd Salah, chef d'état-major de l'armée et de facto homme fort de l'Algérie, laissant penser que l'institution militaire pourrait assouplir sa position.

Il a aussi affirmé que l'armée ne tournerait pas ses armes contre le peuple et veillerait "à ce qu'aucune goutte de sang algérien ne soit versée".

M. Bensalah a lui entamé jeudi une série de rencontres "dans le cadre de la volonté de concertation", selon la présidence.

Les premières rencontres avec des "personnalités nationales" semblent loin de la volonté de changement affichée par la contestation: Abdelaziz Ziari, successivement ministre, conseiller présidentiel, président de l'Assemblée nationale sous le règne de M. Bouteflika, Abdelaziz Belaid, patron d'un micro-parti proche du pouvoir, et Me Miloud Brahimi, ténor des prétoires depuis des décennies.

Le Mouvement de la société pour la paix, parti islamiste ayant rompu avec la coalition pro-Bouteflika, a indiqué avoir décliné une invitation à une "rencontre collective de concertation".

Avec AFP

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