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La côte de Louisiane placée en pré-alerte ouragan, La Nouvelle-Orléans se prépare

Des inondations, près de Eagle Street à la Nouvelle-Orléans, le mercredi 10 juillet 2019. (Photo AP / Matthew Hinton)

Une partie de la côte de Louisiane a été placée jeudi soir en pré-alerte ouragan face à l'avancée de la tempête tropicale Barry, qui devrait déverser des pluies diluviennes en particulier sur La Nouvelle-Orléans, très exposée aux inondations.

La tempête se trouvait à 21H00 GMT à 145 kilomètres au sud-est de l'embouchure du Mississippi, progressant relativement lentement. Par conséquent, la grande quantité de précipitations qu'elle charrie devrait tomber sur une zone limitée.

"Je suis un peu nerveuse", a confié à l'AFP Lorraine Jones, venue de Charlotte en Caroline du Nord pour une convention. "A cet instant, je me sens en sécurité mais si les choses s'aggravent, nous bougerons".

Les services météorologiques de la ville située en dessous du niveau de la mer ont encore prévenu d'une "menace d'importantes inondations" due à "de fortes pluies (qui) pourraient entraîner des crues soudaines et des crues des principaux cours d'eau potentiellement mortelles".

Les autorités ont rappelé que les inondations étaient responsables de 75% des décès lors d'un ouragan.

Barry pourrait devenir un ouragan vendredi soir tard ou samedi tôt juste avant que son centre n'atteigne les côtes.

Le Centre national des ouragans a émis jeudi soir une pré-alerte "ouragan", ce qui intervient environ 36 heures avant que les zones concernées commencent à ressentir les vents dignes d'un ouragan.

"Nous prévoyons un ouragan de catégorie 1 lorsqu'il touchera terre, ce qui se produira pensons-nous samedi matin", a déclaré John Bel Edwards, gouverneur de Louisiane. "Il va s'agir d'un épisode de pluie extrême", a-t-il averti.

Pour le président Donald Trump, il est "impératif" de suivre les directives des autorités fédérales et locales. "Nous travaillons étroitement avec eux. S'il vous plaît, soyez préparés, soyez prudents, et soyez en sécurité", a-t-il tweeté jeudi soir à l'adresse des habitants.

- Premier ouragan -

Si les prévisions se concrétisent, Barry sera le premier ouragan de la saison dans l'Atlantique, qui va de juin à novembre. La catégorie 1 --sur l'échelle Saffir-Simpson qui en compte 5-- affiche des vents d'au moins 119 km/h.

A 21H00 GMT, ce qui n'était encore qu'une tempête tropicale soufflait à 65 km/h.

M. Edwards, qui a placé mercredi la Louisiane en état d'urgence pour pouvoir mobiliser davantage de moyens, a autorisé jeudi la mobilisation d'un maximum de 3.000 membres de la Garde nationale.

La Nouvelle-Orléans porte encore les stigmates du puissant ouragan Katrina de catégorie 5 fin août 2005. Les digues avaient cédé sous le poids de l'eau, inondant 80% de la cité et causant un millier de morts, sur un total de plus de 1.800 durant la catastrophe.

Le Corps du génie de l'armée de terre a précisé que les digues du sud de la ville suscitaient quelques inquiétudes mais semblaient présenter de faibles risques pour la cité elle-même, d'après la chaîne CBS.

Un responsable local avait affirmé mercredi que les 118 pompes disséminées à travers la ville étaient opérationnelles en "capacité optimale".

Reste que Grace Hick, vélotaxi de 25 ans, surveillait de près le comportement du plus grand fleuve d'Amérique du Nord, soupesant l'opportunité d'aller se réfugier chez des amis à Atlanta.

"Il semble que la fenêtre pour prendre une décision d'évacuation soit aujourd'hui", a-t-elle relevé.

Le Mississippi s'est rapproché de son seuil de crue (5,18 mètres): à 22H00 GMT, il s'écoulait à 4,93 mètres à La Nouvelle-Orléans.

- Evacuations obligatoires -

Les digues protégeant la ville sont prévues pour une crue de 6,10 mètres. Les météorologues s'attendaient à ce que ce niveau soit atteint samedi matin mais ils ont revu leurs anticipations à la baisse, le fleuve devrait culminer à 5,79 mètres.

La célèbre ville et une large zone autour de l'agglomération ont été placées en état d'urgence aux inondations soudaines jusqu'à dimanche matin.

Jusqu'à cinquante centimètres de pluie sont attendus par endroits.

De premiers ordres d'évacuation obligatoire ont été lancés jeudi en milieu de journée dans plusieurs comtés. Les habitants de La Nouvelle-Orléans sont invités à rester confinés.

Des précipitations de quinze à vingt centimètres sont déjà tombées sur l'agglomération, ce qui a provoqué des inondations.

Certaines routes étaient ainsi sous les eaux depuis mercredi, de nombreuses personnes se déplaçant les jambes immergées jusqu'à mi-mollet.

Des sacs de sable protégeaient des pas-de-porte. Des équipes de l'Etat ainsi que des habitants ramassaient par endroits débris et déchets emportés par le courant, a constaté un journaliste de l'AFP.

Les autorités avaient lancé dès mercredi un appel aux habitants pour qu'ils nettoient dans un geste civique les dispositifs d'écoulement des eaux éventuellement bloqués, soulignant que sinon l'eau pourrait envahir leurs véhicules ou leurs foyers.

L'aéroport international de La Nouvelle-Orléans, principale ville de Louisiane, a prévu de fonctionner jusqu'à ce que les conditions "deviennent dangereuses ou que les infrastructures soient endommagées".

Quelque 191 plateformes pétrolières --sur les 669 ayant du personnel à bord-- avaient été évacuées à 16H30 GMT dans le Golfe du Mexique, ce qui représente 28,55% de la production de cette région, selon le Bureau de la sécurité et de la protection de l'environnement.

Avec AFP

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Afghanistan: l'émissaire américain témoignera jeudi à huis clos au Congrès

L'émissaire des Etats-Unis pour l'Afghanistan Zalmay Khalilzad, le vendredi 8 février 2019 à l'Institut américain de la paix, à Washington. (AP Photo / Jacquelyn Martin)

L'émissaire des Etats-Unis pour l'Afghanistan Zalmay Khalilzad, qui était en charge des négociations avec les talibans, témoignera à huis clos devant le Congrès jeudi, dix jours après la rupture des discussions par le président américain Donald Trump.

Le président de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants, Eliot Engel, avait convoqué M. Khalilzad la semaine dernière afin qu'il vienne détailler son "plan de paix" aujourd'hui "enterré" et "pour comprendre comment ce processus" avait "déraillé", avait-il fait savoir dans un communiqué.

"Nous avons trouvé un arrangement (...) pour entendre l'émissaire Khalilzad lors d'un briefing confidentiel", a déclaré le démocrate Eliot Engel mercredi, ajoutant que l'assignation à comparaître lors d'une audition publique avait de ce fait été levée.

"Même si j'aurais préféré entendre M. Khalilzad lors d'une audition publique, je suis heureux que nos membres aient l'opportunité, depuis longtemps due, de réclamer des réponses sur le plan de paix", a-t-il ajouté.

Le président Trump avait annoncé le 9 septembre avoir mis fin aux négociations avec les insurgés en raison d'un nouvel attentat meurtrier qui a tué notamment un soldat américain à Kaboul. Le milliardaire républicain avait par la même occasion annulé un sommet secret avec les talibans prévu selon lui le lendemain à Camp David, la prestigieuse résidence secondaire des présidents américains.

Pendant tout le processus de négociations, Zalmay Khalilzad n'avait dévoilé que peu de détails de "l'accord de principe" qu'il affirmait avoir conclu avec les talibans.

Celui-ci devait permettre un retrait progressif des soldats américains en Afghanistan, en échange de garanties de sécurité, d'une "réduction de la violence" et de l'ouverture de négociations directes entre les talibans et le gouvernement de Kaboul.

Avec AFP

Attaques en Arabie: Pompeo évoque un "acte de guerre" de l'Iran

Le secrétaire d'État américain Mike Pompeo, à gauche, lors de sa rencontre avec le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman à Djedda (Arabie Saoudite) le mercredi 18 septembre 2019. (Mandel Ngan / Photo de la piscine via AP)

Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo, en visite mercredi en Arabie saoudite, a qualifié l'attaque contre des infrastructures pétrolières du royaume d'"acte de guerre".

Le chef de la diplomatie américaine a de nouveau attribué l'attaque à l'Iran, peu après la présentation d'une enquête saoudienne selon laquelle Téhéran a "incontestablement parrainé" l'attaque.

Dépêché en Arabie saoudite afin de "coordonner les efforts pour contrer l'agression iranienne dans la région", M. Pompeo a réaffirmé que l'Iran était responsable des frappes dévastatrices de samedi, revendiquées par les rebelles yéménites Houthis, tandis que le président américain Donald Trump affirmait depuis Los Angeles disposer de "beaucoup d'options" pour répondre à l'Iran.

A Jeddah (ouest), le chef de la diplomatie américaine a rencontré l'homme fort du pays, le prince héritier Mohammed ben Salmane.

"C'était une attaque iranienne. Ce n'est pas venu des Houthis", a insisté M. Pompeo à son arrivée, évoquant un "acte de guerre" et assurant que "les équipements utilisés ne sont pas connus comme faisant partie de l'arsenal des Houthis".

Mais les rebelles, soutenus politiquement par Téhéran, ont de nouveau revendiqué les attaques et même menacé de frapper "des dizaines de cibles" aux Emirats arabes unis, alliés de Ryad au sein de la coalition qui intervient depuis 2015 au Yémen pour soutenir le gouvernement contre la rébellion.

Ryad a de son côté accusé l'Iran d'avoir "incontestablement parrainé" les attaques.

Lors de la présentation d'une enquête officielle, le porte-parole du ministère saoudien de la Défense, Turki al-Maliki, a dévoilé des débris de "drones" et de "missiles de croisière".

Selon lui, 18 drones et sept missiles de croisière ont frappé samedi deux sites du premier exportateur mondial de pétrole après avoir été tirés du "Nord", or le Yémen est situé au sud du royaume.

Le responsable saoudien n'a toutefois pas accusé directement l'Iran d'avoir lancé les attaques depuis son territoire. Une enquête doit déterminer l'origine exacte des tirs, a-t-il dit.

Hesameddin Ashena, conseiller du président iranien, a qualifié sur Twitter cette présentation de "désastre médiatique" pour l'Arabie saoudite, le lieu de fabrication et de lancement des missiles n'ayant visiblement pas pu être établi.

- Sanctions américaines durcies -

L'Iran dément avoir joué le moindre rôle dans les attaques contre Ryad, son rival régional, qui ont fait baisser de moitié la production de pétrole du royaume et fait flamber temporairement les prix du brut.

Mais la chaîne de télévision américaine CBS News a affirmé mercredi que l'attaque avait été bien perpétrée par l'Iran et approuvée par l'ayatollah Ali Khamenei, le guide suprême de l'Iran, citant un responsable américain sous couvert de l'anonymat.

Selon la même source, les Américains possèdent des preuves encore plus probantes que les débris de "drones" et de "missiles de croisière" présentés mercredi par le ministère saoudien de la Défense: des photos des Gardiens de la révolution islamique se préparant pour cette attaque dans une base aérienne du sud-ouest de l'Iran.

M. Trump a annoncé mercredi sur Twitter avoir ordonné un durcissement "substantiel des sanctions" contre l'Iran et ajouté plus tard qu'il en préciserait les détails "d'ici 48 heures".

Le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif a dénoncé des sanctions "illégales" et "inhumaines" contre des "citoyens ordinaires".

Washington a déjà réimposé de lourdes sanctions à l'Iran depuis que M. Trump a retiré son pays en mai 2018 de l'accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015.

"Il y a beaucoup d'options (pour répondre à l'Iran). Il y a l'option ultime et il y a des options bien moins élevées que cela", a tweeté M. Trump.

Avant sa rencontre avec M. Pompeo, Mohammed ben Salmane s'est déjà entretenu au téléphone avec le président russe Vladimir Poutine --qui "a appelé à une enquête approfondie et objective"-- et avec le chef d'Etat français Emmanuel Macron, qui va envoyer des experts pour participer à l'enquête saoudienne. Les Nations Unies enverront également leurs experts, selon des sources diplomatiques.

Le prince héritier a estimé que ces attaques permettaient de tester "la volonté internationale de lutter contre les opérations de sabotage qui menacent la sécurité et la stabilité mondiales", selon l'agence officielle saoudienne SPA.

- "Plus qu'une menace" -

Lundi, la République islamique a nié et condamné les accusations américaines, affirmant que si "une action devait être prise contre l'Iran", Téhéran y répondrait "immédiatement" avec "une portée bien plus grande qu'une simple menace", selon l'agence officielle Irna.

Les attaques contre l'Arabie saoudite ont réveillé la crainte d'une confrontation militaire avec l'Iran, alors que Washington et Téhéran ont frôlé l'affrontement direct en juin. M. Trump avait alors dit avoir annulé in extremis des frappes contre des cibles iraniennes après que Téhéran eut abattu un drone américain.

L'armée du Koweït a ordonné mercredi à ses troupes de renforcer "leur préparation au combat" "face à l'escalade de la situation".

Alors que, dimanche, la Maison Blanche a indiqué que M. Trump n'écartait pas l'hypothèse d'une rencontre avec le président iranien Hassan Rohani lors de l'Assemblée générale de l'ONU à New York, le président américain a finalement dit préférer "ne pas le rencontrer".

Le voyage du président iranien "pourrait être annulé" faute de visas délivrés par les Etats-Unis, a dit Irna mercredi.

Téhéran avait précédemment exclu toute négociation avec les Etats-Unis à l'ONU, à moins qu'ils ne réintégrent l'accord sur le nucléaire iranien.

Avec AFP

Le retour aux sources des Noirs Américains au Ghana

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