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Le made in Africa mis en avant lors de Lomé Fashion Week

La Lomé Fashion Week célèbre l'Afrique, la prochaine frontière de la mode
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La Lomé Fashion Week célèbre l'Afrique, la prochaine frontière de la mode

Du 7 au 14 septembre, la quatrième édition de "Lomé Fashion Week (LFW)" s’est tenue dans la capitale togolaise.

Un évènement qui a connu la participation des stylistes venus du Ghana, de la Côte d’Ivoire, du Nigeria, du Sénégal et du Togo, sous le thème "l’Afrique, la prochaine frontière de la mode".

Le clou de "Lomé Fashion Week" 2019 était la soirée, samedi 14 septembre, sur l’esplanade du palais des Congrès.

Quatrième édition de la Lomé Fashion Week
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Pour ce dernier défilé de Lomé Fashion Week 2019, les petits plats ont été mis dans les grands. Pas moins de 10 stylistes ont présentés des collections aussi diverses que variées avec comme point commun l’Afrique, sa mode et sa culture. Les stylistes ont rivalisé de création et d’originalité pour offrir au public un spectacle riche en couleur.

Tissu pagne, batik, raphia, fourrure, et cuir ont été agencé de façon harmonieuse pour des créations qui font ressortir la beauté de l’Afrique.

Fall Touré, promoteur de Lomé Fashion Week, le 14 septembre 2019. (VOA/Kayi Lawson)
Fall Touré, promoteur de Lomé Fashion Week, le 14 septembre 2019. (VOA/Kayi Lawson)


Le promoteur de Lomé Fashion Week, a présenté à l’occasion sa collection qu’il a baptisée "Afrique". Pour Fall Touré, c’est plus qu’un devoir de s’inspirer de la culture et du savoir-faire africain pour créer ses modèles.

"Je me bats pour l’Afrique. Je me bats pour les textiles africains. Je me bats pour valoriser tout ce que nous pouvons trouver chez nous pour faire de beaux vêtements alors il fallait que je sois un exemple", a-t-il dit, expliquant les motivations qui sous-tendent le nom de sa collection.

Le spectacle de deux heures a rassasié les amoureux de la mode qui ont fait le déplacement de l’esplanade du palais des congrès de Lomé. Ils sont unanimes sur la qualité du spectacle.

Victor Akpani, spectateur, le 14 septembre 2019. (VOA/Kayi Lawson)
Victor Akpani, spectateur, le 14 septembre 2019. (VOA/Kayi Lawson)


"J’ai apprécié toutes les collections qui ont été présentées. On a trouvé la soirée très cool", s’est exclamé Victor Akpani. Il est rejoint par Georges qui a également été satisfait par la soirée. "C’était une soirée riche en couleur, riche en création. Cette édition de la Fashion Week, nous l’avions appréciée et nous espérons surtout que les créateurs vont donner encore une fois le meilleur d’eux même pour les éditions à venir", a-t-il commenté.

Malgré l’apparent succès constaté par les spectateurs, le combat de Fall Touré, est loin d’être gagné, assure-t-il. Le promoteur du festival veut s’attaquer maintenant aux préjugés et aux terminologies.

Une mannequin défilant lors de la LFW 2019, à Lomé, le 14 septembre 2019. (VOA/Kayi Lawson)
Une mannequin défilant lors de la LFW 2019, à Lomé, le 14 septembre 2019. (VOA/Kayi Lawson)

"Le terme 'mode africaine', je n’aime pas. Je préfère qu’on dise la mode made in Africa, la mode faite en Afrique. Mais quand on dit mode africaine, vous ghettoïsez l’Afrique, vous ghettoïsez les stylistes africains, parce que le blanc qui entend va croire que c’est une mode faite seulement que pour les africains", s'est indigné Fall Touré. Le créateur en est persuadé : "Les Africains aussi peuvent habiller le monde entier".

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Première condamnation des pirates marins au Togo

Première condamnation des pirates marins au Togo
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Neuf pirates condamnés à de lourdes peines de prison au Togo

Des Togolais devant la cour de Justice à Lomé, le 1er septembre 2011.

Neuf pirates qui ont tenté de détourner un navire dans les eaux togolaises en mai 2019 ont été condamnés lundi soir à des peines allant de 12 à 20 ans d'emprisonnement par la Cour d'appel de Lomé.

C'est la première fois que des pirates sont jugés au Togo. Au total dix prévenus(7 Nigérians, 2 Togolais et 1 Ghanéen) étaient jugés pour "piraterie maritime, violences volontaires et groupements de malfaiteurs".

Le Ghanéen, en fuite, a écopé de 20 ans de prison, avec un mandat d’arrêt international.

Un ressortissant togolais a été acquitté. Les huit autres ont été condamnés à des peines de 12 à 15 ans, avec des amendes qui varient de 25 à 50 millions de F.CFA (38.000 à 76.000 euros).

Le tanker G-DONA 1 avait été attaqué dans la nuit du 11 au 12 mai 2019 dans les eaux togolaises par des pirates à bord d'une pirogue louée au port de pêche de Lomé mais la marine togolaise avait réussi à arraisonner le navire.

"Je suis satisfait du verdict. Il faudrait que les gens comprennent que les pirateries et les vols à main armée en mer seront punis. Et pour ces infractions de mer, nous serons intransigeants", a déclaré à la presse Kodjo Gnambi Garba, procureur général près la Cour d'appel de Lomé.

La défense s'est elle dite "déçue". "Nous n'avons pas été convaincus, l'accusation n'ayant pas rapporté les preuves suffisantes à la charge des personnes mises en cause", a dénoncé Me Ata-Quam Dovi-Avouyi.

Perpétrées essentiellement par des pirates originaires du sud-est du Nigeria, les attaques de navires pour enlever leurs équipages et les échanger contre rançon sont devenues très fréquentes ces dernières années dans le golfe de Guinée qui s'étend le long de 5.700 km de côtes en Afrique de l'Ouest.

En 2020, 130 des 135 enlèvements de marins recensés dans le monde, soit plus de 95 %, ont eu lieu dans cette zone, selon un récent rapport du Bureau maritime international (BMI).

Une centaine de transporteurs et compagnies du secteur maritime international ont signé en mai à Lagos (Nigeria), une déclaration appelant à créer une coalition contre ce fléau dans le golfe de Guinée.

La plus grande centrale solaire en Afrique de l'Ouest s'ouvre au Togo

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Flambée des prix suite à la fermeture des frontières du Togo

Flambée des prix suite à la fermeture des frontières du Togo
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Les frontières terrestres toujours fermées pèsent sur les commerçants togolais

Des voyageurs marchent pour traverser la frontière Togo-Bénin située à Hillacondji le 29 avril 2021.

Assis sur un banc à l’entrée d’une petite clinique à Lomé, Kossigan, ancien chauffeur de taxi de l'axe Lomé-Cotonou, se lamente. Depuis la fermeture des frontières imposées il y plus d'un an pour limiter la propagation du coronavirus, il a dû se convertir en gardien de parking.

Le "Covid-19 a tué notre activité. Certains de nos collègues sont malades faute d'activités, d’autres sont retournés au village", raconte ce quadragénaire, les larmes aux yeux.

Le Togo vit sous état d’urgence sanitaire depuis le 2 avril 2020.

Et bien que les chiffres officiels indiquent une incidence faible de la propagation du virus avec quelque 13.000 infections enregistrées et 126 morts en plus d'un an de crise, les populations restent soumises à des mesures restrictives et l'économie est à la peine.

Dans ce petit pays d'Afrique de l'Ouest de 7,8 millions d'habitants, beaucoup dépendent du commerce au sein de la zone de libre échange de la Cédéao (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest), d'autant que les côtes du Togo ne s’étendent que sur 50 kilomètres.

Le taux de croissance économique a chuté à 1,8% en 2020 contre une prévision initiale de 5,5%, selon des chiffres officiels, conséquence directe de la crise sanitaire mondiale.

"La fermeture des frontières, les mesures de distanciation sociale et la limitation des déplacements (...) ont porté un coup dur à l'activité économique au Togo", avait déjà relevé une étude réalisée en septembre 2020 par la Banque mondiale qui a décidé de débloquer 70 millions de dollars en faveur du pays pour accompagner son économie.

"Mes activités sont pratiquement mortes depuis la fermeture des frontières terrestres, car la plupart de mes clients viennent de l'extérieur notamment de la Côte d'Ivoire et des pays limitrophes du Togo" comme le Bénin ou le Ghana, se plaint Mme Ablavi, 52 ans, vendeuse de tissus au grand marché de Lomé.

Assise non loin d’elle, Edith, 39 ans, vendeuse de produits cosmétiques, renchérit : "Nos autorités n'ont pas pitié de nous. Les frontières aériennes sont rouvertes depuis août, mais pourquoi garder les frontières terrestres fermées? C'est de l’injustice".

"Au point mort"

A Déckon, centre-ville qui compte des dizaines de boutiques, des banques et les sièges de grandes sociétés, les commerçants affichent la même incompréhension.

"Jamais je n'aurais pu imaginer une telle situation. Tout est pratiquement au point mort, car la plupart de nos clients viennent de l'extérieur. Il est vraiment temps de rouvrir les frontières", confie Razack, vendeur de téléphones.

"J’ai plutôt l’impression que les autorités nous maintiennent dans cette situation pour des raisons qui leur sont propres, car le nombre de décès liés au coronavirus enregistrés en un an est largement loin des décès liés au paludisme", dénonce Evariste Govi, 43 ans, responsable d’un hôtel à Lomé.

Ce dernier affirme avoir mis au chômage plus de la moitié de son personnel depuis plus de six mois, les recettes ayant considérablement chuté.

"A cette allure, je vais devoir mettre la clé sous la porte d'ici juillet", prévient ce jeune hôtelier.

La pandémie fait tourner au ralenti le marché des bouteilles de Lomé
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Economie résiliente

Certaines organisations de la société civile sont plusieurs fois montées au créneau.

"Nous avons plusieurs fois alerté le gouvernement sur la situation qui prévaut dans le pays. Il doit rouvrir rapidement les frontières terrestres et procéder à une réduction sensible des taxes" pour relancer l'économie, explique Emmanuel Sogadji, président de la Ligue des consommateurs du Togo.

Mais le gouvernement togolais ne change pas le cap et maintient que la situation sanitaire prévaut.

"Les frontières terrestres seront rouvertes lorsque cela sera nécessaire", a tranché Majesté Ihou Watéba, ministre de l’Enseignement supérieur et responsable du centre de prise en charge des malades du Covid-19 à Lomé, lors d'une interview à une radio privée en mai.

"Faut-il rouvrir les frontières pour le plaisir ou garder l’état actuel de la situation? La situation est sous contrôle, c’est ce qui est important", a affirmé ce membre du Conseil scientifique.

Les autorités se veulent confiantes et assurent que l’économie s'est montrée "résiliente".

"Selon les perspectives pour 2021, la progression de l'activité économique devrait s’accélérer de 4,8%", a rassuré le 15 avril à la télévision publique, le ministre de l’Economie et des Finances, Sani Yaya. Mais il n'a pas dit si cela se fera avec les frontières ouvertes ou... toujours fermées.

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