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L'Unita siègera au parlement même si elle conteste les résultats des élections en Angola


Le président José Eduardo dos Santos montre son doigt marqué de l’encre indélébile après avoir voté à Luanda, Angola, 31 août 2012.

Le principal parti d'opposition angolais, l'Unita, qui conteste les résultats des élections législatives du 23 août, a annoncé samedi que ses députés siègeraient finalement au parlement, revenant ainsi sur sa décision de boycotter l'assemblée.

L'Union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola (Unita), arrivée en deuxième position aux législatives, avait dans un premier temps affirmé que ses 51 "députés élus ne siègeraient pas au parlement afin de contester les irrégularités" des élections.

L'opposition avait saisi la plus haute instance du pays, la Cour constitutionnelle, pour dénoncer les résultats. Mais mercredi, cette dernière a validé, sans surprise, la large victoire accordée au Mouvement populaire pour la libération de l'Angola (MPLA), au pouvoir depuis quarante-deux ans.

Le MPLA a décroché 150 des 220 sièges de députés.

"Nous siégerons au parlement pour poursuivre la lutte démocratique dans et hors des institutions", a finalement déclaré samedi le président de l'Unita, Isaias Samakuva, lors d'une conférence de presse à Viana, dans la banlieue de Luanda. "Allons-nous permettre aux autres d'être seuls à l'Assemblée nationale et (...) de transformer les illégalités en lois qui nous pénalisent?".

L'Unita a aussi renoncé à appeler ses partisans à descendre dans la rue. "Pour sauver des vies, nous éviterons les manifestations", a-t-il ajouté, accusant toutefois "la Cour constitutionnelle de partialité".

"Le processus électoral de 2017 n'était ni juste, ni démocratique ni transparent (...). C'est un sentiment général que la volonté souveraine des Angolais a été trahie par ceux qui détiennent temporairement le pouvoir de l'Etat", a dit le porte-parole de l'Unita, Alcides Sakala.

Conformément à la Constitution angolaise, le candidat du MPLA, l'ex-ministre de la Défense Joao Lourenço, 63 ans, va être investi président de la République, probablement à la fin du mois.

Il succèdera à José Eduardo dos Santos, 75 ans, qui a décidé de prendre sa retraite après un règne sans partage de trente-huit ans.

L'Angola, dont la population est l'une des plus pauvres du continent africain, se débat depuis trois ans dans une grave crise économique et financière causée par la chute des prix du pétrole, sa principale source de revenus.

Avec AFP

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