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L'opposition togolaise maintient sa manifestation malgré l'annonce du dialogue par la présidence


Des femmes togolaises vêtues de noir manifestent dans les rues de Lomé, le 20 janvier 2018.

L'opposition togolaise et le président Faure Gnassingbé ont été invités vendredi par les pays médiateurs à la crise qui agite le pays à négocier à partir du 15 février, mais l'opposition a annoncé qu'elle maintenait sa marche contre le pouvoir samedi.

"L'ouverture du dialogue aura lieu le 15 février à Lomé", selon un communiqué officiel signé par le ministre ghanéen de la sécurité Albert Kan-Dapaah et le ministre d'Etat guinéen Tibou Kamara - émissaires des présidents Nana Akufo-Addo et Alpha Condé -, lu à la télévision nationale.

Une délégation des deux pays médiateurs était présente à Lomé les 31 janvier et 1er février pour mener des "échanges et consultations" avec le gouvernement et la coalition de 14 partis d'opposition qui organise des manifestations quasi hebdomadaires depuis cinq mois pour demander la démission du président Gnassingbé.

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"La date a été retenue de commun accord avec les principaux acteurs", d'après le communiqué. Les médiateurs insistent toutefois sur le fait qu'aucune manifestation ne soit organisée à compter de ce jour et pendant tout le déroulement du dialogue.

L'opposition a "pris acte" de cette annonce, dans un communiqué à l'AFP. La coalition des 14 partis d'opposition "remercie les autorités ghanéennes et guinéennes pour tous les efforts déployés pour aider notre pays à trouver une solution politique durable".

L'opposition souligne cependant que "certains points méritent clarification" et a décidé de maintenir la manifestation prévue ce samedi pour demander la "libération du Togo". "Nous attendons une grande mobilisation pour demain" (samedi), a déclaré à l'AFP un porte-parole du mouvement, Eric Dupuy.

Magloire Kuakuvi joint par Dilly Dicko.
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Des milliers de personnes ont encore manifesté dans les rues de Lomé et de certaines villes du pays mercredi et jeudi. Les marches, organisées pour protester contre l'accaparement du pouvoir par une seule famille depuis plus de 50 ans, rassemblent des milliers, voire des dizaines de milliers de manifestants, depuis début septembre.

Le dialogue annoncé depuis début novembre 2017 par le gouvernement peine à démarrer, l'opposition ayant exigé des "mesures d'apaisement", notamment le retrait des forces de sécurité dans le nord du pays et la libération de partisans arrêtés pendant les marches et lors de l'incendie des marchés de Kara et de Lomé en janvier 2013.

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"Les personnes faisant l'objet d'une détention provisoire dans le cadre de l'affaire des incendies (...) seront examinées de manière prioritaire à l'ouverture du dialogue, dans un esprit d'apaisement", selon le communiqué des médiateurs. "Le cas des autres personnes encore en détention pour des faits commis dans le cadre des manifestations publiques organisées depuis le 19 août 2017 (...) sera examiné dans le respect des procédures judiciaires".

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Faure Gnassingbé a succédé en 2005 à son père, le général Gnassingbé Eyadéma, qui a dirigé sans partage le pays pendant 38 ans. L'opposition réclame un retour à la Constitution de 1992, qui prévoit notamment la limitation à deux du nombre de mandats présidentiels.

Avec AFP

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