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L'opposition togolaise appelle à une journée "morte" mardi

Des manifestants à Lomé, Togo, le 29 novembre 2018. (VOA/Kayi Lawson)

La principale coalition de l’opposition a appelé à une journée "Togo mort" mardi, jour de l'ouverture de la campagne des législatives du 20 décembre, pour demander l'arrêt du processus électoral auquel elle refuse de participer.

"Nous avons véritablement fait la démonstration samedi que nous voulons le changement dans ce pays", a déclaré dans une vidéo relayée dimanche soir sur les réseaux sociaux Mme Brigitte Adjamagbo-Johnson, coordinatrice de la coalition.

"Nous ne voulons pas d’élections frauduleuses dans ce pays. La prochaine étape, c’est la journée Togo mort que nous avons décrétée pour le 4 décembre, jour même de l’ouverture de la campagne électorale pour des élections frauduleuses que nous n’accepterons jamais", a-t-elle lancé.

"Mardi doit être un grand jour, un jour de honte pour ceux qui croient qu’ils peuvent continuer à faire ce qu’ils veulent du destin de ce peuple", a-t-elle indiqué.

Samedi, des manifestations massives de partisans de ce regroupement de 14 partis politiques d’opposition ont eu lieu pour la troisième fois en l'espace de 15 jours à Lomé et dans d'autres villes du Togo.

La coalition de l’opposition exige notamment la recomposition du bureau de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) et la reprise de toutes les activités déjà menées par cette institution.

Dans une interview accordée à des médias locaux dimanche, le ministre de la Fonction publique a affirmé que les législatives "auront bel et bien lieu le 20 décembre".

"La campagne électorale démarre le 4 décembre. Ce qui est certain, c’est que l’État a pris toutes les dispositions et il mettra tout en œuvre pour sécuriser le processus électoral, garantir son bon déroulement et son aboutissement", a déclaré Gilbert Bawara.

"Nous sommes dans une situation où des partis politiques ont décidé librement - pour des raisons qui leur sont propres - de ne pas participer à ces élections. Il faut respecter leur choix", a-t-il ajouté.

En septembre 2017, une marée humaine s'était emparée des rues de Lomé et de plusieurs grandes villes du Nord à l'appel de la coalition pour demander la démission du président Faure Gnassingbé. Ce dernier est au pouvoir depuis 2005, après la mort de son père, qui avait dirigé d'une main de fer le pays pendant 38 ans.

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L' assemblée togolaise lève l'immunité d'Agbéyomé Kodjo

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Le Parlement togolais saisi pour lever l'immunité de l'opposant Kodjo, son domicile encerclé

L'ancien Premier ministre togolais Agbeyomé Kodjo et ex candidat de l'opposition à la présidentielle au Togo, 19 février 2020.

Une commission parlementaire discutait mercredi de la levée de l'immunité parlementaire de l'opposant togolais Agbéyomé Kodjo, arrivé deuxième à la présidentielle du 22 février, sur demande du procureur général qui souhaite le poursuivre pour "atteinte à la sécurité de l'Etat".

Agbéyomé Kodjo, candidat malheureux face à Faure Gnassingbé, réélu pour un 4e mandat, devait être auditionné mercredi par la Commission, mais il n'a pas pu se rendre au rendez-vous, son domicile étant encerclé par les forces de l'ordre, a-t-il fait savoir à la presse. Il y est représenté par un membre de son parti.

Dans un courrier adressé à la présidente de l'Assemblée nationale, le procureur Essolissam Poyodi accuse le député de l'opposition de s'être "auto-proclamé président de la République (...) préalablement à la proclamation des résultats provisoires de la Commission électorale nationale indépendante (Céni)".

Le candidat du Mouvement Patriotique pour la Démocratie et le Développement (MPDD) s'est également présenté illégalement comme "prétendu chef de l'Etat et chef suprême des armées", appelant la nation et les forces armées togolaises à se mobiliser contre le pouvoir.

"Ces propos et agissements rentrent dans les prévisions des dispositions pénales et reçoivent les qualifications de troubles aggravés à l'ordre public (...) et d'atteinte à la sécurité intérieure de l'Etat", affirme le procureur, qui demande ainsi la levée de son immunité parlementaire afin de pouvoir engager des poursuites pénales contre le député.

Une fois que la commission parlementaire aura rendu ses conclusions, l'Assemblée nationale se réunira en séance plénière à une date encore non déterminée.

"Ils ont volé notre victoire et ils prennent des mesures de couardise pour effrayer les Togolais", a déclaré l'ancien archevêque de Lomé, Mgr Kpodzro, principal soutien de l'opposant.

M. Kodjo a obtenu 19,46% des suffrages exprimés, contre 70,78% pour le président sortant Faure Gnassingbé, selon les résultats définitifs de la Cour constitutionnelle.

Cet ancien Premier ministre et outsider de l'opposition s'était auto-proclamé "président de la République togolaise", quelques heures avant l'annonce des résultats officiels, dénonçant de graves "irrégularités".

Il avait fait un recours en justice, rejeté début mars, par la Cour constitutionnelle qui a validé le scrutin.

M. Gnassingbé, arrivé au pouvoir en 2005 après le décès de son père, le général Gnassingbé Eyadéma, qui avait lui-même dirigé le Togo pendant 38 ans, a été réélu depuis lors de scrutins tous contestés par l'opposition.

Un cas de coronavirus signalé en territoire togolais

La salle de prélevement, à Lomé, Togo, le 12 juillet 2019. (VOA/Kayi Lawson)

Les autorités sanitaires du Togo ont annoncé vendredi le premier cas de coronavirus confirmé dans le pays.

La victime, une Togolaise de 42 ans habitant à Lomé, a séjourné entre le 22 février et le 2 mars au Bénin, en Allemagne, en France et en Turquie.

Elle est rentrée en territoire togolais par voie terrestre via la frontière bénino-togolaise, selon le gouvernement togolais.

C’est suite à des malaises avec des symptômes grippaux que la dame s’est rendue à L’hôpital pour une consultation.

Du côté des autorités, on se veut être rassurant tout en notant la gravité du moment.

Le Premier ministre Komi Sélom klassou a tenu à informer le public par conférence de presse.

« Les prélèvements effectués et analysés au laboratoire national de référence ont révélé un résultat positif. La patiente actuellement mise en isolement au centre de traitement des maladies infectieuses pour une prise en charge adéquaté », a précisé le chef du gouvernement. Et d'ajouter: « A ce jour, son état de santé ne suscite aucune inquiétude majeure ».

Le gouvernement togolais a appelé la population à ne pas céder à la panique, à respecter les règles d’hygiène et à s’en tenir strictement aux mesures de préventions recommandées par l’Organisation mondiale de la santé.

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Premier cas de coronavirus en territoire togolais

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La cour constitutionnelle a confirmé la victoire du président Faure Gnassingbé

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