Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Afrique

L'opposition appelle à nouveau à manifester mardi en RDC

Des manifestants tiennent des affiches avec la mention "Kabila dégage" et "la transition sans Kabila" près de la résidence de l’opposant Félix Tshisekedi, à Limete, Kinshasa, RDC, 30 novembre 2017.

L'opposition de République démocratique du Congo a appelé ses partisans à manifester une nouvelle fois mardi pour réclamer le départ du président Joseph Kabila, en dépit de l'interdiction des rassemblements par le pouvoir.

"La manifestation de ce mardi est maintenue", a déclaré à l'AFP Augustin Kabuya, porte-parole de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), parti historique de l'opposition congolaise.

"Cette marche a pour objectif d'exiger la tenue des élections d'ici la fin de cette année conformément a l'accord de la Saint Sylvestre", a-t-il ajouté.

Selon cet accord entre pouvoir et opposition conclu sous l'égide de l'épiscopat le 31 décembre 2016, des élections devaient avoir lieu au plus tard en décembre 2017.

>> Lire aussi: Adoption de la réforme électorale en RDC

Sous pression internationale, les autorités ont publié le 5 novembre un calendrier fixant au 23 décembre 2018 la tenue de plusieurs scrutins, en particulier la présidentielle pour désigner le successeur du président Joseph Kabila, dont le deuxième et dernier mandat a pris fin le 20 décembre 2016.

Le calendrier officiel est "une distraction", a estimé M. Kabuya, "nous ne la reconnaissons pas".

L'opposition congolaise, pilotée par l'UDPS, demande le départ du président Kabila dès la fin de cette année, estimant qu'il n'a aucune volonté d'organiser des élections.

>> Lire aussi: Les églises catholiques sonnent pour réclamer la fin du mandat de Kabila en RDC

Le 30 novembre, l'opposition avait tenté d'organiser des manifestations contre le chef de l'État: interdites par les autorités, elles avaient été dispersées et plusieurs opposants interpellés.

Le climat politique est très tendu à l'approche du 31 décembre. L'opposition demande une transition "sans Kabila" après cette date.

Avec AFP

See all News Updates of the Day

Votre page des sports

Votre page des sports
Attendez s'il vous plaît
Embed

No media source currently available

0:00 0:02:24 0:00

L'accès à l’eau potable

L'accès à l’eau potable
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:28 0:00

Dans le monde de la culture

Dans le monde de la culture
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:50 0:00

Une tuerie à Goma provoque l'ire de la population

Une tuerie à Goma provoque l'ire de la population
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:35 0:00

Le sortant Azali grandissime favori de la présidentielle aux Comores

Le président des Comores, Azali Assoumani, arrive à un bureau de vote lors du référendum constitutionnel, à Mitsoudje, près de Moroni, Comores, le 30 juillet 2018

Le président du petit archipel des Comores Azali Assoumani sollicite dimanche son maintien à la tête du pays dans un scrutin lourd de tensions avec l'opposition, qui l'accuse de dérive autoritaire et redoute un "hold-up électoral".

Au pouvoir depuis 2016, M. Azali, 60 ans, fait figure de grandissime favori au terme d'une campagne qu'il a écrasée de tous les moyens de l'Etat.

Sûr de sa force, le chef de l'Etat sortant a rassemblé vendredi plusieurs milliers de personnes dans la capitale Moroni autour du slogan "un seul jour, un seul tour, un seul homme". "Nous gagnerons cette élection dès le 24 mars", a-t-il assuré à ses partisans.

"Il a une vision pour le pays, lui seul est capable d'offrir un avenir meilleur à tous", s'est enthousiasmée une de ses fidèles, Fatoumia Alibazi, chapeau bleu à larges bords aux couleurs de son champion sur la tête.

La machine Azali s'est mise en marche avec la réforme constitutionnelle approuvée par référendum l'an dernier.

Très controversée, elle a étendu d'un à deux mandats de cinq ans la durée de la présidence attribuée successivement à chacune des trois îles de l'archipel (Grande-Comore, Mohéli, Anjouan).

Ce système a donné un coup de canif au fragile équilibre institutionnel instauré en 2001 pour mettre fin aux crises séparatistes et aux coups d'Etat à répétition qui agitaient l'archipel depuis son indépendance en 1975.

- 'Mascarade' -

L'opposition a hurlé au loup mais rien n'y a fait. Au contraire. M. Azali a riposté à la contestation en embastillant nombre de ses détracteurs, à commencer par son ennemi de toujours, l'ancien président Ahmed Abdallah Sambi, accusé de corruption.

Sur sa lancée, l'ex-putschiste, élu en 2016, a remis son quinquennat en jeu dès cette année. En cas de succès, il pourrait garder les rênes du pays jusqu'en 2029.

L'opposition espère bien l'en empêcher. Mais, prise de cours par l'accélération du calendrier politique, elle s'est lancée dans la bataille en ordre dispersé. Et la Cour suprême l'a encore fragilisée en écartant quelques-uns de ses champions de la route du président.

Patron de l'Union de l'opposition, l'ancien vice-président Mohamed Ali Soilihi a été interdit de scrutin. Assigné à résidence, il ne décolère pas.

"Cette élection est une grosse mascarade", se lamente-t-il. "Le scénario est écrit d'avance: le 24 mars au soir, il y aura une déclaration de victoire (d'Azali Assoumani) au premier tour, c'est un passage en force."

C'est l'antienne reprise par tous les adversaires du président. "Tout le monde est contre lui, si le scrutin est transparent, il ne peut pas gagner", assure lui aussi le candidat du parti Juwa, l'avocat Mahamoudou Ahamada, 48 ans. "Azali n'a d'autre choix que de voler les élections".

Plus que la crainte de fraudes, les partisans de l'opposition reprochent au pouvoir sortant la pauvreté persistante de la population et le train de vie des dirigeants du pays.

- 'Plus que Macron' -

"Tu ne peux pas m'expliquer que je vais avoir une vie sans électricité, sans eau. C'est pas possible", se lamente Mahmoud Mze, chômeur de 48 ans. "Et lui (M. Azali), il gagne 34.000 euros par mois, plus que (le président français Emmanuel) Macron. Ca ne va pas !"

Privée par la réforme de présidence tournante en 2021, l'île d'Anjouan, la plus pauvre de l'archipel, bouillonne.

En octobre, des civils armés hostiles au président ont fait le coup de feu avec l'armée pendant six jours à Mutsamudu, la capitale de l'île, avant de s'évaporer mystérieusement dans la nature.

En campagne à Anjouan, le colonel Soilihi Mohamed, dit "Campagnard" pour ses origines rurales, a mis en garde contre les risques d'un passage en force du président.

"Le peuple va s'exprimer par une révolution dans les urnes", prédit l'ancien officier, aussi raide que le sortant est bonhomme. Mais "si jamais le président tente de faire autrement, on risque une révolution populaire".

La menace fait sourire le ministre de l'Intérieur Mohamed Daoudou, qui promet "la transparence totale".

"Il y a trop de mensonges de l'opposition, notre pays n'est pas une dictature", déclare le secrétaire général de la Mouvance présidentielle, Ali Mliva Youssouf.

Plus de 800 observateurs de la société civile comorienne, financés par l'Union européenne (UE), sont annoncés dans les 731 bureaux de vote du pays pour garantir la régularité du scrutin. Les premiers résultats sont attendus lundi.

Voir plus

XS
SM
MD
LG