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L'ONU et l'UA réclament des avancées concrètes au Soudan du Sud


Le secrétaire général adjoint des Nations Unies pour les opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix, au siège de l'ONU, à Genève, le 25 avril 2018.

L'ONU et l'Union africaine ont appelé les protagonistes de la guerre civile au Soudan du Sud à prendre des mesures concrètes pour appliquer un accord de paix signé le 12 septembre.

"Nous attendons une amélioration de la situation sécuritaire et d'autres signaux positifs qui puissent donner confiance à la communauté internationale et la mobiliser", a déclaré le secrétaire général adjoint des Nations unies pour les opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix, lors d'une conférence de presse à Juba.

Accompagné du Commissaire à la Paix et la sécurité de l'UA, Smaïl Chergui, M. Lacroix a mené une visite de trois jours au Soudan du Sud, au cours de laquelle il a notamment visité le camp de Protection des civils (PoC) de Bentiu (nord), géré par l'ONU, et qui abrite 114.000 personnes.

"Les partenaires (internationaux) du Soudan du Sud aimeraient voir certaines choses se concrétiser, en particulier un cessez-le-feu effectif", a ajouté M. Lacroix, précisant que "des poches de combat" subsistaient dans le pays.

"Les différentes parties elles-mêmes (doivent) prendre les devants pour faire avancer le processus de paix", a-t-il plaidé.

M. Chergui a promis que l'UA "demandera(it) des comptes à quiconque prendrait l'autre route", sans dire quelles mesures de rétorsion son organisation pourrait mettre en œuvre.

Deux ans et demi à peine après son indépendance, le Soudan du Sud a sombré dans la guerre civile en décembre 2013. Le conflit, marqué par des atrocités à caractère ethnique, a fait des dizaines de milliers de morts et poussé des millions de Sud-soudanais à fuir leur foyer.

Le président Salva Kiir et le chef rebelle Riek Machar ont signé le 12 septembre à Addis Abeba un nouvel accord de paix pour tenter de mettre un terme à cette guerre.

Cet accord prévoit notamment que M. Machar redevienne vice-président. Mais de nombreux observateurs restent sceptiques, estimant qu'il sera difficile de faire collaborer les deux hommes.

Avec AFP

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