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L'ONU espère une poursuite des discussions Trump/ Kim

Donald Trump et Kim Jong Un à Hanoï, le 28 février 2019.

L'ONU espère que les discussions vont se poursuivre entre les Etats-Unis et la Corée du Nord pour parvenir à une "paix durable et une dénucléarisation complète et vérifiable de la péninsule coréenne", a déclaré jeudi son porte-parole, Stéphane Dujarric.

"Nous espérons tous beaucoup que ces discussions se poursuivront dans cette direction", a-t-il ajouté lors de son point-presse quotidien, après l'échec des négociations menées au Vietnam entre les présidents américain et nord-coréen, Donald Trump et Kim Jong Un.

"Personne, et cela inclut le secrétaire général, n'a jamais pensé que ce processus engagé avec la Corée du Nord serait facile", a ajouté le porte-parole, en saluant une "diplomatie courageuse" pour trouver une issue à la crise.

Selon Donald Trump, les discussions ont achoppé sur la question des sanctions économiques infligées au Nord du fait de ses programmes nucléaire et balistique interdits. "En fait, ils voulaient que les sanctions soient levées complètement mais on ne pouvait pas faire ça", a dit le président américain.

La Corée du Nord a démenti avoir fait cette demande, soulignant avoir fait "une proposition réaliste" en ne demandant qu'une levée partielle des sanctions économiques infligées à Pyongyang.

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Polémique autour d’une opération anti-clandestins

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Deux mille personnes menacées d’expulsion par la justice

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Des femmes élues démocrates dans le viseur de Trump sur les réseaux sociaux

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Aucun signe de la vaste opération anti-clandestins promise par Trump

Des organisations communautaiplacent des messages d'alerte en prévision de la vaste opération anti-immigration promise par l'administration Trump, à Brooklyn, New York, États-Unis, 14 juillet 2019. REUTERS /

Donald Trump avait promis pour dimanche une vague de descentes de police pour interpeller des milliers de clandestins, mais aucune activité d'ampleur n'était signalée en milieu d'après-midi dans les grandes villes américaines concernées.

Des agents de la police de l'immigration (ICE) --distincte des polices ordinaires, municipales ou d'Etat-- étaient attendus dans les rues d'au moins dix grandes villes américaines pour arrêter quelque 2.000 personnes en situation irrégulière.

En fin de matinée, plusieurs chaînes, notamment CNN et Fox News, ont fait état du début des opérations, citant des sources anonymes au sein de cette force mais, sur le terrain, aucune opération d'importance n'était rapportée.

De nombreux militants patrouillaient pourtant dans les rues de plusieurs grandes métropoles pour documenter toute arrestation et conseiller tout sans-papier interpellé.

"Aucune activité pour l'instant", a déclaré Bill de Blasio, maire de New York, lors d'un point de presse en milieu d'après-midi. "C'est très difficile d'organiser votre vie autour des annonces de Donald Trump", a lancé le candidat à la primaire démocrate pour la présidentielle de 2020.

Le maire a indiqué que trois descentes avaient été signalées samedi. "Dans aucun de ces cas les agents de l'ICE ont pu trouver l'individu qu'ils recherchaient", a-t-il précisé.

Interrogé plus tôt sur Fox News, le directeur par intérim de la police migratoire Matthew Albence avait refusé de donner des précisions sur les opérations programmées dimanche.

Le spectre de cette vague d'interpellations s'annonçait déjà beaucoup plus réduit que les "millions" prédits par Donald Trump en juin à l'aube d'une opération finalement repoussée mais l'inquiétude, elle, était la même chez tous ceux susceptibles d'être visés.

D'autant que, selon plusieurs médias, les autorités chargées de l'immigration comptaient également expulser des clandestins arrêtés pendant une descente mais ne figurant pas initialement sur la liste des personnes recherchées.

"Cette incertitude, cette peur, font des ravages, c'est incontestable", a déclaré Lori Lightfoot, maire démocrate de Chicago, sur CNN. "Cela traumatise les gens."

- "Coup politique" -

Certains édiles, au relais d'associations de défense des droits humains, avaient publiquement rappelé leurs droits aux personnes en situation irrégulière et les avaient invitées à les exercer, le cas échéant.

"Si vous craignez d'être expulsé, restez chez vous dimanche, ou déplacez-vous en groupes", avait prévenu samedi Keisha Bottoms, maire d'Atlanta, sur CNN. "Si quelqu'un frappe à votre porte, n'ouvrez pas, s'il-vous-plaît, à moins qu'il n'ait un mandat."

"C'est un coup politique pour convaincre beaucoup de gens qu'aux Etats-Unis, les problèmes viennent des immigrés", avait estimé jeudi Bill de Blasio, maire de New York, sur la chaîne MNSBC.

"Des millions de personnes font la queue pour devenir des citoyens de ce pays", a expliqué vendredi le président américain. "Ce n'est pas juste qu'il suffise à quelqu'un de franchir la frontière pour obtenir la citoyenneté" américaine.

De nombreux conservateurs ont rappelé que l'administration démocrate de Barack Obama avait expulsé 409.849 personnes en 2012, contre 256.085 sous celle de Donald Trump en 2018.

"Ce ne sont pas des sans-papiers", a fait valoir sur CNN Ken Cuccinelli au sujet des personnes qui pourraient être interpellées dimanche. "Elles ont reçu une décision de justice, qui leur indique que leur dossier a été examiné et qu'elles doivent quitter le territoire. Ce sont ces gens-là qui sont concernés."

"Le gouvernement Trump n'est plus crédible sur ces sujets", a rétorqué Bill de Blasio sur CNN dimanche. "Ils s'en sont pris (par le passé) à des gens qui n'avaient commis aucun délit, qui n'étaient pas l'objet d'une procédure" d'expulsion.

Beaucoup s'inquiètent d'un nouvel afflux de clandestins arrêtés par les autorités alors que les centres de rétention sont déjà surpeuplés.

Les Etats-Unis sont, en effet, confrontés depuis plus d'un an à une crise migratoire à leur frontière avec le Mexique, franchie chaque mois par des milliers de personnes originaires d'Amérique centrale fuyant violence et misère dans leur pays.

Des dizaines de manifestations avaient été organisées vendredi et samedi dans tout le pays pour réclamer la fermeture des centres de rétention situés à la frontière.

Plusieurs médias américains ont fait état de centres où étaient détenus des enfants de moins de douze ans, sans leurs parents, dans des conditions d'hygiène inquiétantes.

Avec AFP

Trump dit à des élues démocrates du Congrès de "retourner" d'où elles viennent

Les députées Ilhan Omar et Rashida Tlaib. (AP Photo / Carolyn Kaster, File)

Le président américain Donald Trump a invité dimanche des femmes parlementaires démocrates à "retourner" d'où elles venaient, s'attirant de vives critiques de responsables de ce parti qui l'ont qualifié de "raciste" et xénophobe.

"Tellement intéressant de voir les élues +progressistes+ démocrates du Congrès (...) désormais dire haut et fort et de manière perfide à la population des Etats-Unis, la plus grande et la plus puissante nation de la Terre, comment notre gouvernement doit être dirigé", a tweeté le président, estimant que ces élues étaient "originaires de pays dont les gouvernements sont dans une situation totalement catastrophique, les pires, plus corrompus et ineptes au monde (si même ils possèdent un gouvernement qui fonctionne)".

"Pourquoi ne retournent-elles pas dans ces endroits totalement défaillants et infestés par la criminalité dont elles viennent pour aider à les réparer", a poursuivi le milliardaire républicain, sans donner de nom.

Il faisait très vraisemblablement référence à de jeunes élues du Congrès comme Alexandria Ocasio-Cortez de New York, Ilhan Omar du Minnesota, Ayanna Pressley du Massachusetts ou encore Rashida Tlaib du Michigan.

Et d'ajouter: "Et ensuite elles reviennent et nous montrent comment il faut faire".

"Ces endroits ont vraiment besoin de votre aide, il faut y aller vite. Je suis sûr que Nancy Pelosi sera très contente de trouver rapidement des voyages gratuits", a-t-il relevé.

Ultérieurement, Donald Trump a affirmé dans un autre tweet, sans les nommer, que les personnes qu'il vise "haïssent Israël avec une passion effrénée", semblant faire référence à Ilhan Omar et Rashida Tlaib, qui ont été récemment impliquées dans des polémiques pour des propos controversés quant à l'Etat juif.

- "Tweet raciste" -

La démocrate Nancy Pelosi, présidente de la Chambre des représentants, a justement été l'une des premières à réagir à cette série de longs tweets.

"Je rejette les commentaires xénophobes de @realDonaldTrump qui sont destinés à diviser notre nation", a-t-elle tweeté, dénonçant une "attaque" de la part du président.

"C'est un tweet raciste", a affirmé le démocrate Ben Ray Lujan, l'un des plus hauts responsables hispaniques du Congrès. "Il s'agit de citoyennes américaines élues par les électeurs des Etats-Unis d'Amérique".

Mme Ocasio-Cortez, née à New York, a des origines de Porto Rico qui est un territoire américain. Mme Omar est arrivée aux Etats-Unis en tant que réfugiée de Somalie lorsqu'elle était mineure. Et Mme Tlaib est la première Américaine d'origine palestinienne à siéger au Congrès.

"M. le président, le pays dont je +viens+ (...) est les Etats-Unis", a tweeté Mme Ocasio-Cortez.

"En tant que membres du Congrès, le seul pays pour lequel nous prêtons serment est les Etats-Unis", a enchéri Mme Omar.

"Je lutte contre la corruption dans NOTRE pays", a insisté de son côté Mme Tlaib, accusant Donald Trump d'attaquer de façon "dégradante" les populations issues de l'immigration. "C'est à CELA que ressemble le racisme. NOUS sommes ce à quoi ressemble la démocratie", a renchéri Ayanna Pressley sur Twitter.

Plusieurs candidats à l'investiture démocrate dans la course à la Maison Blanche ont également critiqué le président américain.

"Le racisme et la xénophobie n'ont pas leur place en Amérique", a tweeté l'ancien vice-président Joe Biden.

La sénatrice Elisabeth Warren a condamné "une attaque raciste et xénophobe" et la sénatrice Kamala Harris a tweeté: "nommons l'attaque raciste du président exactement par ce qu'elle est: anti-américaine".

Ce n'est pas la première fois que le président fait des commentaires controversés en la matière. Selon des propos rapportés début 2018, il a qualifié de "pays de merde" plusieurs nations notamment d'Afrique.

Il évoque aussi régulièrement ce qu'il appelle une "invasion" d'immigrés clandestins.

Avec AFP

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