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RDC

L'OMS "préqualifie" un premier vaccin contre Ebola

Une infirmière prépare un vaccin contre Ebola, à Goma, le 7 août 2019.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a "préqualifié" mardi le vaccin contre Ebola qui était jusqu'à présent utilisé en RDC selon un usage dit compassionnel, "ouvrant la voie à son utilisation dans les pays à haut risque".

L'OMS a indiqué dans un communiqué avoir "préqualifié aujourd'hui (mardi) pour la première fois un vaccin Ebola, une étape cruciale qui permettra d'accélérer son homologation, son accès et son déploiement dans les pays les plus exposés aux épidémies d'Ebola".

Ce processus de préqualification vaccinale, "ouvrant la voie à son utilisation dans les pays à haut risque", est le plus rapide jamais mené par l'OMS.

L'annonce fait suite à la décision prise lundi par la Commission européenne d'autoriser la mise sur le marché de ce vaccin fabriqué par le laboratoire américain Merck Sharpe and Dohme (MSD), sous le nom commercial d'Ervebo. Le 18 octobre, l'Agence européenne du médicament (EMA) avait déjà accordé son feu vert.

La préqualification de l'OMS signifie que le vaccin répond aux normes de l'agence spécialisée de l'ONU "en matière de qualité, de sécurité et d'efficacité". Désormais, les différentes agences de l'ONU et l'Alliance pour la vaccination Gavi, peuvent se procurer le vaccin "pour les pays à risque".

"Il s'agit d'une étape historique pour garantir que les personnes qui en ont le plus besoin puissent avoir accès à ce vaccin qui sauve des vies", a déclaré le directeur de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus. "Il y a cinq ans, nous n'avions ni vaccin ni traitements thérapeutiques contre Ebola. Grâce à un vaccin préqualifié et à des traitements expérimentaux, Ebola est maintenant évitable et traitable".

Depuis le début de l'épidémie en RDC, qui a fait quelque 2.190 morts sur plus de 3.290 cas, plus de 236.000 personnes ont été vaccinées avec le premier vaccin, selon l'OMS, dont 60.000 professionnels de santé.

Le vaccin a été administré selon une procédure dite d'"usage compassionnel", permettant d'utiliser un traitement en urgence avant son autorisation de mise sur le marché.

Un deuxième vaccin, encore expérimental et développé par Johnson & Johnson (administré en deux doses à 56 jours d'intervalle), doit être introduit à la mi-novembre dans les zones où le virus est absent.

L'actuelle épidémie d'Ebola est la dixième sur le sol congolais depuis 1976 et la deuxième la plus grave de l'Histoire après celle qui a fait 11.000 morts en Afrique de l'Ouest en 2014-2016.

La mise au point du premier vaccin avait été un début en réponse à cette terrible épidémie, au cours de laquelle l'OMS avait été vivement critiquée par les ONG pour n'avoir pas mesuré l'ampleur de la crise avant qu'elle n'explose.

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Le Sénat de la RDC refuse de lever l'immunité de l'ex-Premier ministre Matata Ponyo

Augustin Matata Ponyo Mapon, Premier ministre congolais, Kinshasa, Avril 2012

Le Sénat de la RDC a, au terme d'une réunion à huis clos, rejeté vendredi une requête des tribunaux visant à autoriser des poursuites contre le sénateur Augustin Matata Ponyo, accusé de malversations dans une affaire qui remonte au temps où il était Premier ministre.

Le Sénat a rejeté la requête émanant de la Cour constitutionnelle pour "vice de procédure", a expliqué à VOA Afrique un sénateur qui a requis l'anonymat car il n'était pas autorisé à donner les détails de la session à huis clos.

Selon le sénateur qui s'est confié à VOA Afrique, le vote de vendredi ne met pas fin à cette saga car il était fondé principalement sur le fait que le dossier est venu initialement de la Cour constitutionnelle en lieu et place de la Cour de cassation comme le recommandent les juristes.

M. Matata Ponyo, 56 ans, avait dirigé le gouvernement de la RDC de 2012 à 2016 sous l'ancien président Joseph Kabila.

Mis en cause dans une affaire de détournements de fonds publics liés à la gestion d'un parc agro-industriel, il a toujours clamé son innocence.

A son tour, M. Matata Ponyo a porté plainte contre l’Inspection générale des finances pour fausses allégations.

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