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L'Italie a déjà quasiment fermé sa frontière maritime aux migrants

Des migrants et des réfugiés descendent du bateau de sauvetage "Diciotti" en Italie, le 8 janvier 2018.

Avant même l'arrivée de l'extrême droite au pouvoir en Italie, le gouvernement de centre gauche sortant a déjà largement fermé la frontière maritime, au prix d'arrangements controversés. Mais les expulsions massives promises s'annoncent comme un défi bien plus délicat.

Le programme commun du Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème) et de la Ligue (extrême droite) affirme en effet la volonté d'accélérer l'examen des demandes d'asile et d'expulser systématiquement les déboutés comme les quelque 500.000 clandestins installés en Italie.

Au rythme actuel des expulsions - 6.514 en 2017 selon le ministère de l'Intérieur -, cela prendra plus de 75 ans, ont relevé les médias italiens.

Rome peine en effet à obtenir le feu vert des pays d'origine et l'Italie ne compte qu'une poignée de centres de rétention. Mais le programme commun prévoit déjà d'en établir de nouveaux, de porter à 18 mois la durée maximale de rétention et de transférer vers les expulsions une partie des 4,2 milliards d'euros consacrés chaque année à l'accueil.

>> Lire aussi : Après un ping-pong diplomatique, 105 migrants arrivent en Italie

Quant à stopper le flux depuis la Libye, c'était déjà la priorité de Marco Minniti, un ancien communiste passé par les services secrets devenu ministre de l'Intérieur en décembre 2016 et qui a réussi à faire chuter les arrivées de 80% depuis la mi-juillet.

Grâce à ses vieux contacts en Libye, il a signé des accords avec les autorités mais aussi avec des milices pour bloquer les migrants. Et avec le soutien européen, l'Italie a formé et équipé les garde-côtes libyens pour prendre le relais.

Tripoli en charge

Depuis le début de l'année, le ministère de l'Intérieur a enregistré 7.100 arrivées via la Libye - ainsi que 3.500 via la Tunisie, l'Algérie ou la Grèce - tandis que selon un décompte de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), les garde-côtes libyens ont intercepté plus de 6.500 migrants.

Au-delà des chiffres, c'est la procédure qui a changé. Pendant des années, les garde-côtes italiens ont coordonné depuis Rome toutes les opérations de secours dans la zone. Désormais, ils transmettent chaque signalement à Tripoli, qui prend de plus en plus d'opérations en charge.

Pour les migrants, la différence est de taille. Lorsque Rome coordonne, ils sont conduits en Italie. Si c'est Tripoli, ils sont reconduits en Libye, où beaucoup sont à la merci d'un nouveau cycle de violences et d'extorsion dans des centres de détention cauchemardesques.

>> Lire aussi : Ouverture du procès après la fusillade raciste en Italie

"Les arrivées ont baissé mais pas les souffrances", insiste Carlotta Sami, porte-parole du Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (ONU).

"Je n'avais pas peur de l'eau, parce que Dieu a créé l'eau. Je n'avais pas peur de la mort, on doit tous mourir un jour. J'avais plus peur que la police libyenne nous attrape encore", a ainsi raconté à l'AFP Vitoria, une Nigériane de 21 ans secourue début mai par l'une des quatre ONG encore présentes dans la zone.

Pour ces ONG, les difficultés s'accumulent. Souvent, les Libyens leur ordonnent de rester à distance y compris quand ils sont encore trop loin ou trop mal équipés pour intervenir.

ONG tiraillées

"Cela nous met dans des situations impossibles", raconte Ruben Neugebauer, porte-parole de l'ONG allemande Sea-Watch. "Si nous obéissons, nous enfreignons l'obligation de secours. Si nous n'obéissons pas, nous risquons de ne pas pouvoir ramener les migrants en Italie ou de voir notre bateau saisi par la justice italienne", autant de cas qui se sont produits ces derniers mois.

Et pour les secours encore coordonnés par Rome, ces dernières semaines les garde-côtes n'ont plus regroupé les migrants mais ont obligé tous les navires à revenir vers l'Italie: des allers-retours qui grèvent le budget des ONG et éloignent les navires de la zone de secours pour 3 ou 4 jours.

>> Lire aussi : La police espagnole démantèle un gang qui kidnappait des migrants

"Ce n'est plus l'efficacité des sauvetages qui passe en premier", regrette Frédéric Pénard, directeur des opérations de SOS Méditerranée.

De fait, "la traversée est aujourd'hui plus dangereuse que jamais", explique Federico Soda, responsable de l'OIM pour la Méditerranée. Depuis janvier, l'OIM a recensé 383 morts ou disparus au large de la Libye. Cela représente 2,8% des départs connus, contre une moyenne de 2,2% sur les trois dernières années.

Pour freiner encore les arrivées, il reste une dernière carte: refuser que les migrants secourus par des navires européens, militaires ou humanitaires, débarquent en Italie. M. Minniti s'y est essayé, en vain.

Avec AFP

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Coronavirus: le bilan monte à 1.770 morts en Chine, évolution "impossible à prévoir"

Le nombre de nouveaux cas est tombé à 2.009 dimanche contre 2.641 le jour précédent, et le nombre de décès à 142, un de moins que la veille.

Le bilan de l'épidémie de pneumonie virale est monté lundi à 1.770 morts en Chine continentale, selon des chiffres officiels publiés lundi qui confirment une décrue, même si l'Organisation mondiale de la santé a averti que la propagation du coronavirus reste "impossible à prévoir".

Des experts internationaux dépêchés à Pékin par l'OMS ont commencé à discuter avec leurs homologues chinois. "Nous avons hâte que cette collaboration importante et vitale contribue aux connaissances mondiales sur l'épidémie de #COVID19", a estimé le chef de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus dimanche soir sur Twitter.

Cette rencontre intervient alors que le bilan de l'épidémie de pneumonie virale Covid-19 s'est encore alourdi en Chine continentale avec désormais 1.770 morts, pour la plupart dans la province du Hubei (centre), selon des chiffres officiels publiés lundi.

Ce chiffre confirme un ralentissement du nombre quotidien de nouveaux décès (105 lundi contre 142 dimanche et 143 samedi). De plus, le nombre de nouveaux cas recensés en dehors du Hubei était de seulement 115 lundi, contre près de 450 une semaine plus tôt.

Un haut responsable chinois a estimé que son pays était en train de maîtriser l'épidémie: "On peut déjà constater l'effet des mesures de contrôle et de prévention de l'épidémie dans différentes parties du pays", s'est félicité le porte-parole du ministère chinois de la Santé, Mi Feng.

En dehors de la Chine continentale où au moins 70.500 personnes ont été infectées, près de 600 cas de contamination par l'épidémie du coronavirus ont été confirmés dans une trentaine de pays du monde.

Un premier décès hors d'Asie a été signalé, en France, samedi. Il s'agit d'un touriste chinois âgé de 80 ans et originaire de la province de Hubei qui était hospitalisé à Paris depuis le 25 janvier.
Trois décès liés au coronavirus avaient jusque-là été répertoriés hors de Chine continentale - aux Philippines, à Hong Kong et au Japon.
Environ 500 cas de contamination ont été recensés ailleurs qu'en Chine, dans plus d'une vingtaine de pays et territoires.

En visite au Pakistan, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres s'est dit confiant que "l'effort gigantesque" consenti par la Chine "permettra le recul progressif de la maladie".
Mais le chef de l'OMS a averti de son côté qu'il était "impossible de prévoir quelle direction l'épidémie prendra".

"Nous demandons à tous les gouvernements, toutes les sociétés et tous les organismes de presse de travailler avec nous pour déclencher le niveau d'alarme idoine sans souffler sur les braises de l'hystérie", a-t-il lancé à la conférence de Munich sur la Sécurité.

- Premier mort à Taïwan -

Au centre de la crise, la province du Hubei, où 56 millions d'habitants sont coupés du monde depuis le 23 janvier, a encore restreint la liberté de mouvement de ses citoyens bien au-delà de sa capitale Wuhan.

Villages et cités résidentielles sont désormais soumis à "une stricte gestion fermée", 24 heures sur 24, ce qui signifie que les habitants ne sont plus censés sortir de chez eux jusqu'à nouvel ordre.

Les achats et la distribution de nourriture et de médicaments peuvent être faits de façon "centralisée", précise une directive provinciale publiée dimanche.

Dans le reste du monde, l'épidémie maintient la planète en alerte. Un premier décès hors d'Asie --un touriste chinois de 80 ans hospitalisé en France-- et un premier cas sur le continent africain -- en Egypte -- ont été recensés ces derniers jours. Taïwan a aussi annoncé dimanche son premier mort, un chauffeur de taxi de 61 ans.

Le principal foyer d'infection hors de Chine reste le paquebot de croisière Diamond Princess, en quarantaine au Japon: 355 cas de contamination y ont été confirmés, dont 70 nouveaux cas annoncés dimanche.

Plusieurs pays -- Canada, Etats-Unis, mais aussi Hong Kong, près d'un millier de passagers à eux trois -- ont décidé d'évacuer rapidement leurs ressortissants, bloqués dans le bateau en quarantaine depuis le 3 février. Mais les 3.711 personnes initialement à bord n'ont pas encore toutes subi les examens permettant d'établir leur éventuelle contamination.

Les Américains en quarantaine ont été évacués du bateau lundi à l'aube. Une partie d'entre eux seront transportés dans une base militaire en Californie et d'autres au Texas.

- Vol de papier toilette -

En Chine, après avoir révoqué vendredi les plus hauts responsables politiques du Hubei et de Wuhan, le régime communiste a poursuivi le mouvement dimanche avec l'annonce de sanctions contre de hauts fonctionnaires de moindre rang.
"Lorsqu'une crise de cette ampleur se produit, cela prend une importance politique, car l'image internationale de la Chine et la légitimité du Parti (communiste) sont en jeu", estime la sinologue Zhou Xun, de l'Université d'Essex (Angleterre).
Le régime du président Xi Jinping fait face à une vague inédite de mécontentement pour avoir tardé à réagir à l'épidémie. Une colère attisée par la mort au début du mois d'un jeune médecin de Wuhan qui avait été convoqué par la police pour avoir alerté dès décembre sur l'apparition du virus.

"De façon générale, depuis Mao, l'Etat a fait très peu pour la santé publique", selon Mme Zhou. "Le résultat, c'est que le système de santé est très faible, inefficace, coûteux et chaotique".

A Hong Kong, territoire qui s'est barricadé pour se protéger contre l'épidémie depuis une dizaine de jours, les consommateurs dévalisent les supermarchés pour stocker aliments et produits d'entretien par crainte de pénuries, même si les autorités affirment que la chaîne d'approvisionnement continue à fonctionner normalement.

Lundi, selon la police hongkongaise, un chauffeur de camion a été braqué devant un supermarché du quartier de Mong Kok par trois individus armés de couteaux qui lui ont dérobé un important stock de rouleaux de papier de toilette, un produit devenu difficile à trouver dans les rayons.

Le Japon commence à évacuer des passagers âgés du bateau en quarantaine

Le navire de croisière Diamond Princess, où des dizaines de passagers ont été testés positifs au coronavirus, au terminal de croisière de Daikoku Pier à Yokohama, au sud de Tokyo, au Japon, le 11 février 2020. REUTERS / Issei Kato - RC28YE9QKDKY

Les autorités japonaises ont commencé vendredi à évacuer du bateau de croisière en quarantaine certains passagers âgés et de santé fragile, dont les tests au nouveau coronavirus se sont avérés négatifs.

Les autorités ont donné à ces personnes de 80 ans ou plus, en mauvaise santé ou confinées à bord dans des cabines sans fenêtre, le choix d'être relogées à terre.

Seuls ceux présentant des tests négatifs au nouveau coronavirus qui a infecté 218 personnes à bord peuvent bénéficier de cette mesure.

Les premiers d'entre eux ont quitté le Diamond Pricess en montant aussitôt dans des bus aux rideaux fermés. Les conducteurs étaient équipés des pieds à la tête d'une tenue de protection avec masque et lunettes, a constaté un journaliste de l'AFP.

Un responsable gouvernemental a indiqué que 11 personnes étaient sorties, sans vouloir préciser si d'autres quitteraient le bateau vendredi ni donner d'autres détails.

Indépendamment du coronavirus, l'état de santé des passagers les plus fragiles risquait aussi de se dégrader en raison de la quarantaine à bord, qui doit durer jusqu'au 19 février.

Le secrétaire d'Etat à la Santé Gaku Hashimoto est monté vendredi à bord pour annoncer que tous les passagers considérés comme ayant un "risque élevé" de voir leur état général se dégrader allaient subir des tests de détection du nouveau coronavirus.

Les cas positifs seront hospitalisés tandis que ceux dont les tests seront négatifs auront la possibilité d'être transférés dans des logements prévus par le gouvernement, a ajouté M. Hashimoto dans une déclaration en anglais, lue par le capitaine du navire.

- 5e vol d'évacuation -

A son arrivée à Yokohama (sud-ouest de Tokyo) le 3 février, le paquebot comptait 3.711 passagers et membres d'équipage. Mais ce nombre a baissé car les personnes contaminées ont été évacuées et hospitalisées, tout comme certaines personnes nécessitant des soins médicaux pour d'autres raisons.

Dix personnes hospitalisées provenant du bateau sont actuellement dans un état grave, a précisé vendredi le ministre de la Santé Katsunobu Kato.

Hormis les 218 cas positifs du Diamond Princess, ainsi que celui d'un officier de quarantaine contaminé à bord, le Japon comptait vendredi 39 autres cas d'infection au coronavirus sur son territoire.

Une octogénaire est décédée à l'hôpital, reconnue porteuse du coronavirus après sa mort. Selon les médias, il s'agissait de la belle-mère d'un chauffeur de taxi, également infecté.

Les autorités de la ville de Tokyo ont annoncé vendredi que deux personnes qui participaient à la même fête de Nouvel an que le chauffeur de taxi sont également infectées. L'une des deux a eu des contacts avec des touristes de la province chinoise de Hubei, berceau du virus, a précisé la même source.

Un nouveau cas, une sexagénaire chauffeur de taxi, a également été confirmé dans l'île méridionale d'Okinawa, où elle pourrait avoir été en contact avec des passagers du Diamond Princess lorsqu'il s'est arrêté dans un port d'Okinawa, selon les autorités locales.

Un homme a aussi été nouvellement testé positif dans la grande banlieue de Tokyo, ainsi qu'un médecin et un patient dans un hôpital de Wakayama (ouest du Japon). L'établissement a été fermé aux visiteurs et tout le personnel médical devait désormais passer des tests.

Le porte-parole de l'exécutif Yoshihide Suga a toutefois assuré vendredi qu'il n'y avait "pas assez d'éléments épidémiologiques" accréditant une propagation de l'épidémie au Japon.

Le Japon a déjà évacué des centaines de ses ressortissants de la province de Hubei dans des vols spécialement affrétés et des responsables ont annoncé un cinquième vol dimanche.

Le gouvernement japonais a relevé d'un cran, à trois sur une échelle de quatre, le niveau d'alerte appliqué à Hubei, conseillant ainsi de ne pas s'y rendre pour quelque raison que ce soit.

Coupe de France: choc Lyon-PSG en demi-finales, Rennes ira à Saint-Étienne

Le défenseur français de Rennes Faitout Maouassa (G) célèbre après avoir marqué un but contre Monaco, le 20 octobre 2019 au "Stade Louis II" de Monaco. (Photo par VALERY HACHE / AFP)

L'affiche des demi-finales de la Coupe de France opposera début mars Lyon au Paris Saint-Germain, tandis que Rennes affrontera à l'extérieur Saint-Étienne, tombeur du petit poucet Épinal (4e division) jeudi soir.

Mercredi, le PSG a écrasé Dijon 6-1 en quart de finale, tandis que l'Olympique lyonnais a davantage peiné pour vaincre Marseille (1-0).

Lyonnais et Parisiens doivent déjà croiser le fer en finale de la Coupe de la Ligue, le 4 avril.

Leur programme est particulièrement fourni, puisque les deux clubs doivent disputer dans les prochaines semaines leur huitième de finale de Ligue des Champions, en plus des matches de Ligue 1 et des deux Coupes nationales

Dans l'épreuve reine européenne, le Paris SG se rend à Dortmund mardi et recevra le club allemand pour le match retour le 11 mars. L'Olympique lyonnais accueillera la Juventus Turin le 26 février, avec un match retour le 17 mars dans le Piémont.

De son côté, le tenant du titre rennais s'est qualifié dès mardi pour le dernier carré, en s'imposant 3-0 chez les amateurs de Belfort. Ils se déplaceront une nouvelle fois en demi-finale, cette fois à Saint-Étienne, vainqueur non sans peine du club de quatrième division Épinal (2-1) jeudi soir.

Les demi-finales de la Coupe de France sont programmées les 3 et 4 mars. La finale aura lieu le samedi 25 avril au Stade de France.

Résultat des quarts de finale:

Mardi

Belfort (4e division) - Rennes 0 - 3

Mercredi:

Dijon - Paris SG 1 - 6

Lyon - Marseille 1 - 0

Jeudi:

Epinal (4e division) - Saint-Etienne 1 - 2

Le programme des demi-finales (mardi 3 et mercredi 4 mars, ordre à déterminer):

Lyon - PSG

Saint-Étienne - Rennes

Athlétisme : Papa Massata Diack nie les accusations de corruption

Papa Massata Diack, au centre, fils de l'ancien président de l'IAAF Lamine Diack arrive au commissariat central de Dakar, au Sénégal, lundi 17 février 2016.

"Je n'avais (pas) besoin": lors de son inculpation au Sénégal en novembre, Papa Massata Diack, le fils du patron déchu de l'athlétisme mondial Lamine Diack, a réfuté les accusations de corruption sur fond de dopage en Russie. Il a expliqué qu'il était trop riche pour céder à la tentation.

Le fils de l'ancien président de la fédération internationale d'athlétisme (World athletics, ex-IAAF, 1999-2015), qui était aussi son conseiller marketing, est au centre des soupçons de la justice française dans cette affaire où il doit être jugé avec son père et quatre autres protagonistes. Tous sont soupçonnés d'avoir permis de retarder des sanctions contre des athlètes russes dopés, à partir de 2011, en échange de pots-de-vin.

"En autant d'années de collaboration avec l'IAAF (la fédération internationale d'athlétisme) et Dentsu-AMS (société détentrice des droits marketing de l'IAAF), j'ai gagné pas loin de 10 millions de dollars US (9,2 millions d'euros) de commission sur des contrats de sponsoring et de droits de TV, donc je n'avais (pas) besoin de solliciter les athlètes pour couvrir des cas de dopage", a déclaré Papa Massata Diack, dit "PMD", selon son audition devant un juge sénégalais, dont l'AFP a eu connaissance.

Cet interrogatoire du 7 novembre 2019 et d'autres pièces ont été renvoyés fin 2019 par la justice sénégalaise à la France, alors que les magistrats parisiens avaient délivré leur commission rogatoire internationale dès 2016. Cette arrivée tardive a obligé la justice à repousser au mois de juin le procès du clan Diack, qui devait démarrer le 13 janvier.

Devant le juge au Sénégal, Papa Massata Diack, 54 ans, a réfuté toutes les accusations "fallacieuses", tant celles de corruption que celle de s'être approprié plusieurs millions d'euros de manière indue sur des contrats de sponsoring de l'ancienne IAAF.

Son père, Lamine Diack, a reconnu durant l'enquête que les sanctions contre les athlètes russes avaient été échelonnées dans le temps, ce qui leur a permis de participer aux JO de Londres-2012 et aux Mondiaux de 2013. En échange, avait-il concédé, l'ex-IAAF a obtenu des droits télé et des sponsors plus généreux en Russie, ainsi qu'un financement d'1,5 million d'euros pour aider l'opposition sénégalaise à faire tomber par les urnes le président de l'époque, Abdoulaye Wade.

"Je n'ai participé à aucune discussion avec les Russes sur le financement des campagnes électorales et conteste les propos de mon père Lamine Diack à ce sujet", a lâché Papa Massata Diack, inculpé au Sénégal pour corruption et blanchiment en bande organisée. L'un de ses avocats, contacté par l'AFP, n'a pas donné suite dans l'immédiat.

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