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Sénégal

L'impeachment vu par les Sénégalais

L'ancienne assistante à la sécurité nationale de la Maison Blanche, Fiona Hill, et David Holmes, diplomate américain en Ukraine, arrivent pour témoigner devant le comité du renseignement de la Chambre des représentants, le 21 novembre 2019.

Deux semaines après le début des auditions publiques, l’enquête en vue d'une procédure de destitution du président Trump continue d'attirer l'attention à travers le monde. À Dakar, les citoyens sont convaincus que l'actuel locataire de la maison blanche n'est pas exempt de tout reproche.

Donald Trump destitué de son poste de Président des États-Unis ? L'idée ne déplaît pas à certains Sénégalais. Ces derniers lui reprochent un caractère trop autoritaire et une antipathie vis-à-vis des migrants.

Trump/ Ukraine : l'enquête passionne aussi à Dakar
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Mouhamed Sy est un opérateur économique. Pour lui, Trump ne devrait pas rester à la tête des États-Unis car "sa politique d'immigration est désastreuse". Il ajoute que Trump donne l'image "d'un président très impulsif, très suffisant, qui fait le gendarme" alors qu'au 20e siècle, c'est pas comme ça qu'on gouverne. Même si on ne le destitue pas, il ne peut pas avoir un second mandat", renchérit-il.

Ange Marie Claude Lambal est dans la même logique. Cette étudiante estime que les Etats-Unis ont besoin d'un président qui inspire la sérénité et la paix dans le monde. Ange Marie reproche à Trump sa politique migratoire vis-à-vis des Sénégalais qui ont été "refoulés massivement" depuis qu’il a été élu président.

La jeune étudiante juge que Trump est également à l'origine de plusieurs conflits car "c'est une personne qui crée des tensions autour de lui". Elle termine en soutenant qu'en ce moment "l'humanité a besoin d'un président qui apaise les peuples et les relations entre les États-Unis et les autres pays."


Cette procédure de destitution renforce l'image démocratique des États-Unis selon le juriste Papa Mor Mbaye, pour qui cela est un exemple pour le reste du monde.

Pour lui, c'est "une procédure qui montre la voie de la démocratie" avec les États-Unis qui prouvent qu'ils sont toujours une grande démocratie et que tous les citoyens sont au même niveau d'égalité.

"Même le président peut être poursuivi s'il est fautif ou bien même être atteint par cette procédure de destitution", ajoute Papa Mor qui pense cependant que Trump est plus coupable que victime car "depuis qu'il a accédé à la magistrature suprême, il a posé des actes qui ne le grandit pas et qui ne sont pas en phase avec la démocratie incarnée par ce grand pays, les États-Unis."

Crime et délit graves : que dit la Constitution ?
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Alors que l'issue de l’enquête sur la procédure de destitution du président américain Donald Trump n'est pas encore certaine, des Sénégalais perçoivent positivement cette action initiée par les démocrates. Pour certains, cela montre que les acquis démocratiques sont inaliénables aux États-Unis.

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Le Sénégalais Pape Diouf, ancien président de l'Olympique de Marseille, est mort du coronavirus

Pape Diouf, ancien président de l'Olympique de Marseille et agent de joueurs, à Marseille, France, 4 février 2014. (AP Photo/Claude Paris)

L'ex-président de l'Olympique de Marseille Pape Diouf, 68 ans, est décédé du coronavirus, a-t-on appris mardi de source familiale.

Son décès a été confirmé par la RTS, la chaîne de télévision publique du Sénégal.

Pape Diouf devait être rapatrié de Dakar à Nice (sud-est de la France) en avion sanitaire mais son état s'est dégradé, l'avion n'a pas pu décoller et il est décédé sur le sol sénégalais, a-t-on appris de la même source.

Atteint par le coronavirus et sous assistance respiratoire, Diouf avait été hospitalisé à Dakar.

Mardi, il devait être évacué vers la France par un vol spécial affrété par l'ambassade de France au Sénégal et sa famille devait le rejoindre à Nice.

Ancien journaliste, agent de joueurs puis dirigeant de l'OM, de 2005 à 2009, Diouf avait notamment contribué à bâtir l'équipe championne de France 2010, après 17 années sans titres pour l'OM.

Musulmans et chrétiens sénégalais doivent désormais prier chez eux

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La foi des Sénégalais à l'épreuve du coronavirus

À Dakar, les mosquées sont fermées à cause de l’état d’urgence, le 29 mars 2020. (VOA/Seydina Aba Gueye)

Dans une société sénégalaise très religieuse, musulmans et chrétiens ne peuvent plus aller prier dans les lieux de cultes. A cause de l'interdiction des rassemblements décidée par les autorités pour lutter contre le covid19. Situation inédite que la majorité comprend et accepte.

Après une première semaine mouvementée au Sénégal marquée par des affrontements entre forces de l'ordre et fidèles autour de plusieurs mosquées du pays, le calme est finalement revenu avec l'instauration de l'état d'urgence.

Musulmans et chrétiens sénégalais doivent désormais prier chez eux
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Les guides religieux demandent désormais aux fidèles de prier chez eux. Pour certains, c'est à contrecœur que ces injonctions sont suivies.

C’est le cas de Pape Diop, un habitant de Dakar pour qui la prière collective est primordiale. « La prière chez les musulmans c’est quelque chose de sacré », souligne-t-il. « Le fait de ne pas prier, c’est très stressant, mais bon vu que ce sont des mesures d’hygiène on est obligé de les respecter ».

Sa vision des choses n'est pas totalement partagée par Ibrahima Kouyaté qui va à la mosquée depuis 20 ans sans discontinuité. Pour lui, l'état d'urgence impose des mesures exceptionnelles auxquelles tout le monde doit se plier.

"Un musulman sain d’esprit qui comprend les choses n’a pas à avoir peur ni à être affecté psychologiquement par la fermeture des mosquées. C’est un mal nécessaire en fait parce que déjà on voit que dans les pays les plus développés ils n’ont pas assez d’outils sanitaires à plus forte raison nous autres pays sous-développés", dit-il.

Du côté de la communauté chrétienne, les autorités ont pris les devants en annulant toutes les messes et célébrations religieuses bien avant l'instauration de l'état d'urgence. Une nouvelle donne qui ne change rien pour les fidèles comme Gustave Sadio.

"La foi c’est dans le cœur, la foi, c’est de l’amour. On est dans une période où il faudra adorer Dieu en esprit", clame-t-il. "La seule chose qui importe pour nous c’est la santé , la santé de tout un chacun parce que ça fait partie de notre quotidien et cela fait partie de prier Dieu et d’adorer le Père", précise-t-il.

L'état d'urgence décrété par le président Macky Sall a eu pour conséquence la fermeture des lieux de culte dans tout le pays afin d'éviter les rassemblements qui peuvent favoriser la propagation du nouveau coronavirus.

Pour les Sénégalais qui sont très ancrés dans la croyance religieuse, c'est une mesure difficile mais que la majorité comprend et accepte comme un sacrifice nécessaire dans la lutte contre le covid19.

Le Sénégal compte 162 cas confirmés de coronavirus à ce jour.

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COVID-19 : la Télévision remplace les professeurs au Sénégal

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