Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

États-Unis

L'ex-maire de New York Michael Bloomberg candidat à la Maison Blanche

L'ex-maire de New York Michael Bloomberg

Le milliardaire américain Michael Bloomberg, ancien maire de New York et géant de l'information financière, est le quatrième septuagénaire à briguer investiture démocrate pour la présidentielle de 2020.

En se déclarant candidat dimanche, l'homme de 77 ans arrive tard dans une bataille pour l'investiture démocrate qui compte déjà 17 candidats, dont trois autres septuagénaires et un milliardaire, Tom Steyer.

Mais il espère que sa fortune - il est selon Forbes le neuvième homme le plus riche du monde - lui permettra de rattraper le groupe des favoris, dont les sénateurs Bernie Sanders, 78 ans, et Elizabeth Warren, 70 ans, deux pourfendeurs des milliardaires et de Wall Street aux idées "extrémistes" selon lui.

Il a lancé dimanche une campagne de publicités télévisées pour un montant record de 31 millions de dollars, jugée d'avance anti-démocratique par Bernie Sanders et Elizabeth Warren qui l'ont accusé de chercher à "acheter" l'élection présidentielle.

- Trump, "menace existentielle" -

Défier Donald Trump, cet autre milliardaire new-yorkais que Bloomberg a fréquenté et parfois complimenté quand il était maire avant de le répudier dès lors qu'il s'est lancé en politique, Michael Bloomberg y songeait depuis longtemps.

"Il représente une menace existentielle pour notre pays et nos valeurs", a-t-il souligné en annonçant formellement sa candidate sur son site.

En 2016 M. Bloomberg avait déjà caressé l'idée de se présenter comme indépendant. Avant de soutenir la candidature d'Hillary Clinton, de peur de diviser l'électorat démocrate.

L'homme d'affaires a longtemps refusé toute étiquette politique: conservateur économiquement mais favorable à l'avortement, aux droits homosexuels et militant contre la dissémination des armes à feu. Pourra-t-il convaincre l'électorat démocrate?

Il fait valoir ses qualités de gestionnaire, qui en trois mandats de maire ont contribué à revitaliser New York après les attentats du 11 septembre 2001 ou encore sa lutte pour le climat: ambassadeur spécial de l'ONU depuis 2014, il finance les projets de nombreux Etats, comtés et villes américaines pour réduire leurs émissions carbones.

Comme d'autres milliardaires, ce divorcé, père de deux filles et deux fois grand-père, s'est engagé à redistribuer la moitié de sa fortune.

Pourtant, beaucoup le voient comme un milliardaire à contre-courant d'un débat démocrate marqué par la volonté de taxer les riches pour corriger de criantes inégalités, ou la nécessité de mobiliser l'électorat noir qui avait manqué à Hillary Clinton.

- Excuses -

Comme maire, Michael Bloomberg, habitué aux jets privés, était déjà accusé d'avoir fait de New York une ville de riches, et de soutenir des pratiques policières discriminatoires à l'égard des minorités.

Il s'est d'ailleurs excusé récemment pour les interpellations et fouilles arbitraires de la police new-yorkaise ("stop-and-frisk") dont il était jusqu'ici un ardent défenseur au nom de la lutte contre la criminalité.

"J'ai eu tort et je suis désolé", a déclaré le milliardaire dans une église majoritairement noire de Brooklyn. "Notre objectif central était de sauver des vies. Mais les faits sont là: beaucoup trop d'innocents ont été arrêtés et une immense majorité d'entre eux étaient noirs ou latinos".

Personne cependant ne conteste ses qualités de chef d'entreprise, couronnement d'un parcours digne du "rêve américain".

Né le 14 février 1942 dans une famille juive de la classe moyenne de Boston, il fait de brillantes études d'ingénieur suivies d'un MBA à Harvard.

Il entre chez Salomon Brothers en 1966 et s'y hisse au rang d'associé, ce qui lui vaut, lors du rachat de la banque en 1981, un licenciement assorti d'un chèque de départ de 10 millions de dollars.

Il lance alors sa société d'informations financières, Bloomberg LP, fort d'une innovation qui fera son succès: le terminal Bloomberg, où les financiers affichent en quelques clics des informations du monde entier sur une entreprise ou un marché.

Le terminal, facturé quelque 20.000 dollars par an, s'imposera dans les salles de marché, où Bloomberg est aujourd'hui leader devant Thomson Reuters.

Michael Bloomberg aime dire qu'il a mieux réussi que Trump, beaucoup moins riche alors qu'il bénéficiait dès l'enfance des millions de son père.

Les deux hommes d'affaires ont cependant des soucis communs: que ferait Michael Bloomberg de son entreprise s'il était élu? Conserverait-il son "bébé" devenu un média puissant, ce qui alimenterait tous les soupçons de conflits d'intérêts?

M. Bloomberg n'est pas non plus connu pour sa modestie. En 2017, il estimait avoir déjà sa place au paradis, pour avoir "sauvé des millions de vies" grâce à sa lutte contre le tabagisme.

"Quand j'irai au ciel, je ne suis pas sûr de devoir passer un entretien. Je crois que j'entrerai direct," déclarait-il à la chaîne CBS.

Toutes les actualités

New York va examiner un projet de loi interdisant les tests de virginité

Le rappeur Clifford Harris avait révélé en novembre 2019 faire subir à sa fille un test de virginité chaque année, suscitant une vague d'indignation aux Etats-Unis.

L'Etat de New York va examiner un projet de loi interdisant les "tests de virginité", après la polémique suscitée par un rappeur qui a affirmé emmener sa fille chaque année chez le gynécologue pour vérifier qu'elle est toujours vierge.

La députée démocrate Michaelle Solages, à l'origine du projet de loi, affirme que ces tests portent atteinte aux droits des femmes et renforcent les stéréotypes sur la sexualité féminine.

"Les examens de l'hymen ne sont pas nécessaires d'un point de vue médical, et n'ont aucun fondement scientifique", a-t-elle dit. "Ils sont souvent douloureux, humiliants, dramatiques pour les jeunes filles ou les femmes, et sont vraiment une forme de violence sexuelle", a-t-elle ajouté.

Le texte, soutenu aussi bien par des démocrates que des républicains, doit être discuté par la chambre basse du Parlement de l'Etat de New York, à Albany, en janvier.

S'il est approuvé, les médecins qui pratiquent ces tests pourraient perdre le droit d'exercer, a indiqué la députée. Et si le test est effectué par une personne qui n'est pas un professionnel de santé, il sera considéré comme une agression sexuelle.

Plusieurs agences de l'ONU dont l'Organisation Mondiale de la Santé ont appelé à abolir les tests de virginité, encore fréquemment utilisés dans une vingtaine de pays.

L'hymen peut être rompu sans relation sexuelle, notamment lors de l'utilisation d'un tampon hygiénique ou d'activités comme l'équitation ou le vélo, ou durant un examen médical. Certaines femmes naissent sans hymen.

Le rappeur d'Atlanta Clifford Harris, surnommé T.I. et vainqueur de trois Grammys, avait révélé le mois dernier dans un podcast emmener chaque année sa fille, aujourd'hui âgée de 18 ans, chez un gynécologue pour subir cet examen, suscitant une vague d'indignation aux Etats-Unis.

Possible vote cette semaine sur la mise en accusation de Trump

Le président Donald Trump, e jeudi 5 décembre 2019 (AP Photo / Andrew Harnik).

Les élus démocrates à la Chambre des représentants pourraient se prononcer cette semaine sur la mise en accusation de Donald Trump, soupçonné d'avoir fait pression sur l'Ukraine pour servir ses intérêts politiques en vue de l'élection présidentielle américaine de novembre 2020.

La commission des Affaires judiciaires de la Chambre, a dit son président, ne se prononcera pas sur les suites à donner à la procédure de destitution ("impeachment") avant une audience prévue lundi pour étudier les preuves réunies par la commission du Renseignement de la Chambre durant son enquête.

"Il y a des ébauches possibles (d'actes d'accusation) rédigées par différentes personnes", a déclaré le démocrate Jerrold Nadler dimanche lors de l'émission "State of the Union" sur la chaîne CNN.

Interrogé sur l'éventualité qu'un vote sur la mise en accusation de Donald Trump soit organisé cette semaine, il a répondu: "C'est possible".

Les démocrates, majoritaires à la Chambre, accusent le président républicain d'avoir cherché à conditionner l'octroi d'une aide militaire à l'Ukraine et une visite à la Maison blanche du président ukrainien, Volodimir Zelenski, à l'ouverture d'une enquête sur les activités en Ukraine du fils de Joe Biden et sur Joe Biden lui-même, potentiel adversaire démocrate de Donald Trump pour le scrutin de l'an prochain.

Le chef de la Maison blanche rejette les accusations à son encontre et accuse en retour les démocrates ne pas avoir digéré le résultat de l'élection présidentielle de 2016. Les démocrates, qui reprochent aussi à Donald Trump d'avoir entravé leur enquête en bloquant la transmission de documents et les témoignages de ses principaux conseillers, affirment disposer de preuves "accablantes".

"Si l'affaire venait à être présentée à un jury, un verdict de culpabilité serait rendu en trois minutes", a estimé Jerrold Nadler.

Si la Chambre des représentants venait à voter la mise en accusation du président républicain - la majorité simple suffit pour cela -, un procès se déroulerait alors au Sénat.

Pour que la procédure aboutisse à la destitution de Donald Trump, il faudrait qu'une majorité qualifiée des deux tiers se prononce pour cette option au Sénat, où les républicains sont majoritaires, ce qui paraît peu probable.

L'enquête a été ouverte en septembre dernier après qu'un membre des services du renseignement a lancé l'alerte sur une conversation téléphonique le 25 juillet dernier entre Trump et Zelenski, accusant le président américain d'avoir fait pression sur Kiev pour l'ouverture d'une enquête à des fins personnelles.

Avec Reuters

L'acte d’accusation contre Trump en préparation

L'acte d’accusation contre Trump en préparation
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:00 0:00

La Chambre des représentants s’apprête à rédiger l'acte d’accusation contre Trump

La Chambre des représentants s’apprête à rédiger l'acte d’accusation contre Trump
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:10 0:00

Des soldats américains en Irak visés par de nouvelles roquettes

Des soldats américains en Irak visés par de nouvelles roquettes
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:10 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG