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L'Équateur frappé par une nouvelle secousse de magnitude 6,1

Des bénévoles distribuent de l'eau dans la ville Estancia Las Palmas en Équateur, le 9 avril 2016.

Quatre jours après le premier séisme, l'Équateur est une nouvelle fois frappé pour un séisme. Un nouveau bilan de 525 morts a été annoncé.

L'Equateur a été frappé dans la nuit de mardi à mercredi par une nouvelle secousse, plus de 72 heures après le violent tremblement de terre qui a fait près de 525 morts, 1.700 personnes restant portées disparues.

Selon les autorités équatoriennes, cette secousse est une réplique du séisme de magnitude 7,8 qui a dévasté le pays samedi soir. Depuis lors, plusieurs centaines de répliques de diverses intensités ont été enregistrées, un phénomène qui pourrait se poursuivre pendant plusieurs jours, selon les experts.

L'Institut américain de géophysique (USGS) a annoncé pour sa part avoir enregistré à 03H30 locales (08H33 GMT) un séisme de magnitude 6,1 avec un épicentre situé à 25 km à l'ouest de Muisne et 73 km à l'ouest/sud-ouest de Propicia, selon l'USGS.

Aucune alerte au tsunami n'a été émise, et la secousse n'a été que légèrement ressentie à Quito et dans la plus grande ville du pays, Guayaquil, selon l'USGS.

Bilan provisoire de 480, 1.700 disparus et plus de 2.500 blessés

Samedi soir, la côte Pacifique de l'Equateur a été frappée par le pire séisme qu'ait connu le pays en près de 40 ans. Le dernier bilan, encore provisoire, est de 480 morts, 1.700 disparus et plus de 2.500 blessés.

Des centaines de pompiers, policiers, militaires et secouristes, équatoriens mais aussi venus d'autres pays d'Amérique latine ou encore d'Espagne, continuaient inlassablement de sonder les décombres pour tenter de retrouver des survivants.

Malgré cette mobilisation, à Manta, l'une des villes les plus touchées, les sinistrés se désespéraient : "les secours ont été très longs à venir. Des vies ont été perdues ! Nous, les proches, sommes ici depuis samedi soir", se révoltait Pedro Merro, dont la cousine a disparu dans l'effondrement du marché municipal.

Si une centaine de cadavres ont été sortis des gravats dans cette station balnéaire de 250.000 habitants, quelques bonnes nouvelles venaient aussi encourager les secouristes: mardi au lever du jour, une femme a été retrouvée en vie sous les ruines d'un centre commercial.

Dans le pays, "jusqu'à présent, il y 480 personnes mortes et quelque 2.560 qui sont blessées", a annoncé le vice-ministre de l'Intérieur Diego Fuentes.

"On a 2.000 personnes qui sont recherchées, mais 300 ont été retrouvées", a-t-il ajouté. Plus de 800 immeubles se sont effondrés et de nombreuses personnes restent coincées sous les décombres. Près de 3.000 rescapés ont été accueillis dans des logements d'urgence.

Un stade transformé en morgue

A Pedernales, épicentre du séisme, des dizaines de cercueils étaient rassemblés au stade de football. "Là, c'est la morgue", se désolait une femme venue se renseigner sur des proches portés disparus.

Dans cette ville côtière de 60.000 habitants prisée par les touristes, une trentaine d'hôtels ont été détruits. Selon le bureau du procureur, 154 personnes ont été tuées, dont sept étrangers: trois Cubains, deux Colombiens, un Britannique et un Dominicain.

Deux Canadiens ont aussi péri dans le séisme, selon les autorités de ce pays, tandis que la mort d'une missionnaire irlandaise de 33 ans a été annoncée par sa communauté religieuse.

Bâtiments détruits, ponts effondrés, autoroutes lézardées, poteaux électriques étendus au sol: le séisme meurtrier, qui a touché des zones touristiques, est un coup de massue pour ce petit pays pétrolier déjà fragilisé par la chute des cours du brut.

150.000 enfants affectés

Le président Rafael Correa a prévenu que la reconstruction serait longue et coûteuse.

"Les pertes se comptent en milliards. Je calcule grosso modo deux, trois milliards de dollars. Deux ou trois points du produit intérieur brut", a-t-il estimé sur la chaîne de télévision ECTV.

Le vice-président équatorien Jorge Glas a déclaré à l'AFP que 450 millions de dollars avaient été débloqués pour la reconstruction.

En outre, ce pays sud-américain, plus petit membre de l'Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole) et dont l'économie dépend essentiellement des exportations pétrolières, pourra compter sur un financement de la Banque mondiale, de la Banque interaméricaine de développement (BID) et d'autres institutions.

Selon les estimations de l'Unicef, 150.000 enfants ont été affectés par le tremblement de terre.

"Il y a des bateaux en partance de Colombie (...) ils vont mettre trois ou quatre jours pour arriver avec de l'eau, des vivres et tout ce qui est nécessaire afin de survivre dans un deuxième temps sans infrastructure ou avec une infrastructure précaire", a expliqué le ministre des Affaires étrangères.

Par ailleurs, des ONG comme Oxfam ou Caritas ont annoncé des envois de matériels ou de donations.

Avec AFP

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Afghanistan: une période d'une semaine de réduction des combats démarrera samedi

Une délégation de Taliban en Russie, le 30 mai 2019. REUTERS / Evgenia Novozhenina / File Photo - RC2NNE91BJBD

Une réduction des combats devant durer une semaine, prévue entre talibans, Américains et forces de sécurité afghanes, démarrera samedi, a-t-on appris vendredi auprès de plusieurs des parties, après des semaines de négociations.

"La réduction des violences démarrera le 22 février et elle durera une semaine", a annoncé Javed Faisal, le directeur du Conseil national de la sécurité d'Afghanistan.

Ce ralentissement des combats, s'il est effectif, devrait ouvrir la porte à la signature d'un accord entre Washington et talibans sur un retrait des troupes américaines d'Afghanistan en échange de garanties sécuritaires des insurgés.

"Nous espérons que cette réduction des violences mènera à un cessez-le-feu, et à une paix durable en Afghanistan", a poursuivi M. Faisal.

Les forces américaines, qui disposent de 12 à 13.000 soldats en Afghanistan, n'ont pas souhaité réagir. Mais plusieurs sources talibanes ont confirmé l'information à l'AFP.

"Nous avons reçu des ordres de nos dirigeants, nous demandant d'être prêts pour la réduction des violences qui démarrera samedi", a déclaré un taliban du district de Maiwand, dans la province de Kandahar (Sud).

A Doha, un haut responsable afghan avait déclaré mardi que la signature d'un accord américano-taliban pourrait intervenir le 29 février dans la capitale qatarie, si la "réduction des violences" intervenait.

L'information a été confirmée vendredi par un cadre taliban basé au Pakistan. "Le cessez-le-feu ou la réduction de violence démarrera samedi et les deux parties se sont mises d'accord pour signer l'accord le 29 février", a-t-il indiqué.

Une fois cet accord signé, des discussions inter-afghanes doivent s'ouvrir, alors que les talibans refusaient depuis 18 ans de négocier avec le gouvernement de Kaboul qu'ils considèrent comme une "marionnette" de Washington.

- 'Respect sincère' -

D'après la source talibane au Pakistan, ces pourparlers devraient démarrer "le 10 mars".

Jeudi, le numéro 2 des insurgés Sirajuddin Haqqani avait déclaré les rebelles "pleinement engagés à travailler avec les autres parties" dans un "respect sincère afin de convenir d'un nouveau système politique inclusif".

"Nous sommes sur le point de signer un accord avec les États-Unis et nous sommes pleinement engagés à en appliquer toutes les dispositions, dans la lettre et l'esprit", avait-il écrit dans une tribune au quotidien américain New York Times.

Le numéro 2 taliban s'était ainsi montré rassurant quant à la volonté des insurgés d'empêcher des groupes extrémistes de trouver refuge en Afghanistan pour frapper ailleurs, une autre clause du futur accord de paix.

"Il n'est dans l'intérêt d'aucun Afghan de permettre à de tels groupes de prendre notre pays en otage et d'en faire un champ de bataille", avait-il assuré.

Lundi, l'envoyé américain Zalmay Khalilzad, qui représente Washington depuis plus d'un an aux pourparlers entre les deux parties, s'était toutefois dit "prudemment optimiste" quant aux progrès réalisés en vue d'un éventuel accord.

Les États-Unis, qui souhaitent mettre un terme à leur engagement en Afghanistan, la plus longue guerre de leur histoire, ont obtenu "des engagements de la part des talibans sur les questions de sécurité", avait-il observé depuis Islamabad.

La semaine dernière, Donald Trump avait qualifié de "très proche" un accord entre Etats-Unis et talibans.

Le président américain avait toutefois annulé en septembre un telle signature, alors que celle-ci semblait imminente, après un énième attentat qui avait tué notamment un soldat américain.

Les discussions, qui avaient depuis repris au Qatar, semblaient buter sur l'exigence américaine d'une réduction significative de la violence de la part des talibans.

Plus d'un an de contestations dans le monde arabe et en Iran

Des manifestations protestent contre la présence militaire française en Libye, sur la place des Martyrs à Tripoli, le 22 juillet 2016.

Du Soudan et de l'Algérie, où des mouvements populaires ont écarté des chefs d'Etat, à l'Irak et au Liban, secoués par des révoltes inédites, voici un rappel des contestations dans le monde arabe et en Iran depuis fin 2018.

En 2011, le Printemps arabe avait mis fin aux règnes de Zine El Abidine Ben Ali en Tunisie et Hosni Moubarak en Egypte. Seule la Tunisie poursuit aujourd'hui sa transition démocratique, alors qu'en Syrie, au Yémen et en Libye, les révoltes ont dégénéré en guerres.

- Soudan -

Le 19 décembre 2018, des centaines de Soudanais manifestent contre le triplement du prix du pain. Les rassemblements deviennent hebdomadaires et réclament la démission d'Omar el-Béchir, au pouvoir depuis 30 ans.

Le 6 avril 2019, la contestation prend la forme d'un sit-in à Khartoum devant le siège de l'armée. Le 11, Omar el-Béchir est destitué par l'armée et remplacé par un Conseil militaire. Mais des milliers de manifestants restent devant le QG de l'armée, rejetant un "coup d'Etat".

Le sit-in est dispersé le 3 juin dans le sang par des hommes armés en tenue militaire.

Mi-août, un accord négocié entre l'armée et la contestation est signé. Le pays se dote d'un Conseil souverain, à majorité civile mais dirigé par un militaire, pour superviser la transition vers un régime civil.

La répression a fait plus de 250 morts, selon les contestataires.

- Algérie -

Le 22 février 2019 commencent des manifestations massives contre la candidature à un 5e mandat d'Abdelaziz Bouteflika, très affaibli depuis un AVC en 2013.

Le 2 avril, le président Bouteflika démissionne sous la pression de la rue et de l'armée, après deux décennies au pouvoir.

Le "Hirak" (mouvement) continue néanmoins à mobiliser les manifestants pour réclamer une véritable rupture avec le "système" politique en place depuis l'indépendance en 1962.

Mais il n'a pu empêcher, malgré une abstention record, l'élection en décembre d'Abdelmadjid Tebboune, un ancien fidèle d'Abdelaziz Bouteflika.

- Egypte -

En septembre 2019, plusieurs centaines de personnes manifestent pour exiger le départ d'Abdel Fattah al-Sissi, au pouvoir depuis 2014.

Les rassemblements font suite à la diffusion de vidéos d'un homme d'affaires en exil accusant le président de corruption.

Mais ce début de contestation est rapidement étouffé par le pouvoir.

Quelque 4.000 personnes ont été interpellées, dont des avocats et des universitaires.

- Irak -

A la suite d'appels sur les réseaux sociaux, les Irakiens manifestent à Bagdad et dans le Sud début octobre 2019 contre la corruption, le chômage et la déliquescence des services publics. Des tirs contre les cortèges font plus de 150 morts.

Le mouvement reprend le 24 octobre à l'occasion du premier anniversaire de l'entrée en fonctions du gouvernement d'Adel Abdel Mahdi. Il prend de l'ampleur avec des manifestations monstres réclamant la "chute du régime". La désobéissance civile bloque écoles et administrations. La répression s'intensifie.

L'Iran voisin, dont l'influence n'a cessé d'enfler en Irak, est conspué par les manifestants, et ses symboles sont incendiés.

Le 1er décembre, le Parlement accepte la démission du gouvernement.

Un Premier ministre a été chargé début février de former un nouveau gouvernement.

Si le mouvement s'est essoufflé, des centaines de protestataires continuent de réclamer la refonte du système et une classe politique renouvelée.

Les violences ont fait près de 550 morts et 30.000 blessés selon un bilan officiel.

- Liban -

Le 17 octobre, le gouvernement annonce une taxe sur les appels effectués via les applications de messagerie Internet, dans un contexte de grave crise économique. Cette mesure, bien que retirée, fait exploser la colère des Libanais qui descendent aussitôt dans la rue.

Des dizaines de milliers de Libanais vont se rassembler à Beyrouth et ailleurs pour réclamer le départ d'une classe dirigeante jugée corrompue et incompétente.

Le 29, les contestataires obtiennent la démission du Premier ministre Saad Hariri.

Mais le nouveau gouvernement dirigé par Hassan Diab et formé le 21 janvier est affilié, comme les précédents, à des partis politiques que la rue conspue.

- Iran -

Le 15 novembre, des manifestations éclatent après l'annonce d'une forte hausse du prix de l'essence. La contestation touche une centaine de villes.

Selon Amnesty International, plus de 300 personnes ont été tuées en trois jours dans la répression, chiffres rejetés par Téhéran. Au moins 7.000 personnes auraient été arrêtées, d'après l'ONU.

Législatives en Iran : les conservateurs favoris

Posters de campagne dans le centre de Téhéran, la capitale iranienne. (Archives)

Quelque 58 millions d'Iraniens sont appelés à élire un nouveau Parlement vendredi pour un scrutin où les conservateurs partent favoris, portés par un ressentiment populaire contre le président modéré Hassan Rohani, alimenté entre autres par la crise économique.

La onzième législature à sortir des urnes depuis la révolution islamique de 1979 commencera son travail dans un contexte de tensions exacerbées entre Téhéran et Washington, et alors que l'Iran traverse une violente récession.

Les élections se tiennent aussi près d'un mois et demi après que les forces armées iraniennes eurent abattu "par erreur" un avion de ligne ukrainien, drame qui a ajouté à la défiance de la population vis-à-vis des autorités.

Les autorités civiles ont nié toute responsabilité avant que l'état-major ne reconnaisse sa responsabilité trois jours après le drame.

Cet aveu tardif a provoqué des manifestations antipouvoir, limitées, faisant voler en éclats l'apparence d'unité nationale manifestée quelques jours plus tôt à l'occasion des funérailles du général iranien Qassem Soleimani, tué par une frappe américaine en Irak le 3 janvier.

A Téhéran, nombre d'habitants ont fait part à l'AFP de leur refus d'aller voter.

Pour Amir Mohtasham, 38 ans, au chômage depuis deux ans, "ces élections sont vaines". "Je ne fais confiance ni aux conservateurs, ni aux réformateurs".

- "Sans mon vote" -

Mieux loti, Mohammad, marchand de tapis âgé de 30 ans, dit avoir "voté pour Rohani avec un rêve". "Mais on n'a rien accompli [et] il y a trop de mensonges", ajoute-t-il : "Si voter c'est légitimer, alors ce sera sans mon vote".

Figure réformatrice, Sadeq Zibakalam, professeur à l'université de Téhéran, notait jeudi dans le journal Armân que "le changement attendu n'a pas eu lieu".

La disqualification de milliers de candidats réformateurs et modérés réduit pratiquement le scrutin à un affrontement entre conservateurs et ultraconservateurs et pourrait alimenter l'abstention.

En fonction du poids des ultras dans la future Assemblée, la politique extérieure d'ouverture, poursuivie par M. Rohani depuis son élection en 2013, pourrait changer.

Les ultraconservateurs s'opposent à toute négociation avec l'Occident, et critiquent régulièrement ce qu'ils estiment être la passivité de M. Rohani face aux menaces du président américain Donald Trump.

Et ils sont impatients de sortir de l'accord international sur le nucléaire iranien, la grande réalisation de M. Rohani, conclu en 2015 à Vienne, mais menacé d'implosion depuis que M. Trump l'a dénoncé unilatéralement en 2018.

Dans l'esprit de M. Rohani, l'accord de Vienne devait ouvrir une ère de prospérité pour l'Iran en le sortant de son isolement international.

Au lieu de cela, le retour des sanctions américaines dans la foulée du retrait des Etats-Unis de l'accord a plongé l'Iran dans une violente récession.

Plusieurs figures réformatrices ont mis en garde contre une victoire des ultraconservateurs en cas de forte abstention.

L'ayatollah Ali Khamenei, Guide suprême de la République islamique, a appelé à une participation massive pour déjouer les "complots vicieux" des Etats-Unis et d'Israël contre l'Iran. "Voter [...] est un devoir religieux", a-t-il encore affirmé mardi.

Depuis mercredi, la télévision diffuse une multitude d'appels à voter de responsables politiques ou d'ayatollahs.

- Bulletins torpilles -

Un court dessin animé diffusé plusieurs fois par jour montre les bulletins de vote se transformer comme autant de torpilles contre une flotte d'envahisseurs, envoyée par le fond.

L'abstention "augmentera la possibilité d'une agression militaire", a déclaré sur Twitter Hesameddine Achéna, proche conseiller de M. Rohani, en appelant les Iraniens à voter même s'ils ne sont pas contents du gouvernement.

Après les disqualifications massives par le Conseil des gardiens, organe aux mains des conservateurs chargé du contrôle des élections, moins de 7.200 candidats se retrouvent en lice pour briguer les 290 sièges du Parlement, selon le ministère de l'Intérieur.

Washington a annoncé jeudi des sanctions financières - essentiellement symboliques - contre cinq responsables du Conseil de gardiens, dénonçant "la manipulation des élections pour favoriser l'agenda pernicieux du régime".

La participation aux dix dernières élections a atteint en moyenne 60,5%, selon l'Intérieur.

Le porte-parole du Conseil des gardiens, Abbas Ali Kadkhodaï, a jugé mercredi qu'une participation inférieure à 50% ne poserait "pas de problème pour la démocratie".

Les bureaux de vote doivent ouvrir à 08h00 (04h30 GMT) et fermer à 18h00, mais la durée du scrutin est souvent prolongée, notamment à Téhéran.

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