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Au moins 235 morts dans le séisme qui a frappé l'Equateur

Un enfant pleure la mort de sa soeur à Pedernales, Equateur, le 17 avril 2016.

Le bilan s'alourdit d'heure en heure : 235 morts sont déclarés, ce qui reste un bilan provisoire.

Des équipes de secours tentaient dimanche de venir en aide aux rescapés coincés sous les décombres en Equateur, au lendemain du pire séisme qu'ait connu ce pays en près de 40 ans, avec la mort d'au moins 235 personnes.

A Portoviejo (ouest), l'une des villes les plus touchées, des maisons détruites, un marché dévasté, des lampadaires au sol et des débris éparpillés sur les trottoirs témoignaient de l'ampleur de la secousse de magnitude 7,8, la plus forte en Equateur depuis 1979.

"C'était horrible, c'est la première fois que je ressens un séisme comme celui-ci, (...) j'ai cru que ma maison allait s'effondrer", a témoigné auprès de l'AFP Bibi Macontos, une habitante de 57 ans encore sous le choc.

A Guayaquil, pourtant à près de 400 kilomètres au sud de l'épicentre, "on a énormément ressenti le tremblement de terre", a raconté Oscar Alava, un ingénieur de 41 ans. Mais "grâce à Dieu, il ne nous est rien arrivé. C'est le chien qui nous a avertis en aboyant".

Dans ce port de plus de deux millions d'habitants, un homme est mort écrasé dans sa voiture après l'effondrement d'un pont, tandis qu'une fillette a péri quand le toit d'un centre commercial s'est partiellement affaissé.

A Manta (ouest), ville proche de l'épicentre, "les maisons se sont écroulées, les réverbères sont tombés, les gens sont complètement désespérés, il y a des gens enterrés sous les décombres", a dit Miriam Santana, 40 ans, employée de maison.

Le vice-président Jorge Glas a donné, au cours d'une conférence de presse, un nouveau bilan de 235 morts et 1.557 blessés, précisant que plus de 189 répliques avaient été enregistrées après la secousse initiale, d'une minute environ. L'état d'exception a été décrété.

Les autorités canadiennes ont déclaré que deux Canadiens figuraient parmi les victimes.

Une trentaine d'hôtels détruits

En visite au Vatican, le président Rafael Correa, qui a annoncé une aide budgétaire d'urgence d'"environ 600 millions de dollars", arrivera directement en avion à Manta à 18H30 (23H30 GMT).

La chef de la diplomatie de l'Union européenne, Federica Mogherini, a annoncé l'activation du mécanisme européen de protection civile, pour aider ce pays sud-américain.

Plus de 14.000 membres des forces de sécurité, 241 professionnels de la santé et deux hôpitaux mobiles ont été dépêchés sur place. Des renforts arrivent de Colombie, du Mexique, du Chili, d'Amérique centrale et d'Espagne.

A Pedernales, épicentre du séisme, haut lieu touristique avec ses plages sur le Pacifique, les autorités évaluaient le nombre des morts à entre 300 et 400, soulignant qu'une trentaine d'hôtels ont été détruits.

"Pedernales est dévasté, les immeubles se sont effondrés, en particulier les hôtels où beaucoup de touristes sont logés, il y a des cadavres. Nous avons besoin d'aide", a déclaré aux médias le maire, Gabriel Alcivar.

Le séisme s'est produit samedi à 18H58 (23H58 GMT) à 20 km de profondeur, selon l'Institut de géophysique (IG).

Il y a des "dégâts considérables dans la zone de l'épicentre" située dans la province de Manabi (sud-ouest) "et aussi dans des lieux éloignés comme la ville de Guayaquil, le sud de Quito, San Miguel de los Bancos, Manta", a précisé l'IG.

"La fin du monde"

Le tremblement a également été ressenti à Quito, la capitale, où Cristina Duran, 45 ans, racontait s'être réfugiée dans l'encadrement d'une porte pour se protéger des vitres volant en éclats. "J'étais affolée et je voulais seulement que ça s'arrête".

"Mon Dieu, c'est le séisme le plus long et le plus fort que j'aie jamais ressenti de toute ma vie. Pendant un bon moment, j'ai eu le tournis (...) Je voulais sortir en courant dans la rue, mais je ne pouvais pas", a dit à l'AFP Maria Torres, 60 ans.

La secousse a en outre été ressentie dans le sud de la Colombie et au Pérou, apparemment sans faire de victimes.

Elle survient peu après les tremblements de terre ayant secoué depuis jeudi le sud-ouest du Japon, avec au moins 41 morts et un millier de blessés.

Mais "il n'y a pas de relation de cause à effet entre les séismes en Equateur et au Japon", a déclaré David Rothery, professeur de géosciences planétaires à l'Open University britannique, soulignant toutefois que l'énergie totale du séisme "a probablement été 20 fois plus forte" en Equateur qu'au Japon.

Pour Miriam Santana, "c'était comme la fin du monde".

Avec AFP

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Le coronavirus se propage à travers le monde, les Etats-Unis se tiennent prêts

Le président Donald Trump a désigné son vice-président, Mike Pence, pour coordonner la lutte contre le coronavirus aux Etats-Unis. Photo REUTERS/Carlos Barria 26 février 2020.

Le président Donald Trump a insisté sur le fait qu'une large propagation du nouveau coronavirus aux Etats-Unis n'était pas inévitable, alors que le virus se propage à travers le monde et que l'Arabie saoudite a suspendu l'entrée sur son territoire des pèlerins se rendant à la Mecque.

"Il y a une chance que ça s'empire, une chance que ça s'empire de façon significative", a averti le locataire de la Maison Blanche lors d'une conférence de presse mercredi soir.

"Mais rien n'est inévitable", a ajouté M. Trump qui a désigné son vice-président, Mike Pence, pour coordonner la lutte contre le coronavirus aux Etats-Unis.

Même s'ils sont relativement épargnés jusqu'ici avec 15 cas détectés, les Etats-Unis sont prêts à répondre à l'épidémie à "une échelle beaucoup plus grande", a averti M. Trump, ajoutant qu'il déciderait "en temps voulu" de nouvelles restrictions depuis et vers les zones infectées.

De son côté, l'Arabie saoudite a suspendu "temporairement" l'entrée sur son territoire des pèlerins se rendant à La Mecque, dans le but de prévenir l'arrivée de l'épidémie de Covid-19.

Le nouveau coronavirus a débarqué plus au sud, en Amérique latine, qui n'avait pas encore été touchée par l'épidémie, en y entrant par le Brésil.

Le Pakistan, pays frontalier à la fois de la Chine et de l'Iran, où les décès sont les plus nombreux, a également annoncé mercredi ses deux premiers cas. "Pas besoin de paniquer, les choses sont sous contrôle", a voulu rassurer le conseiller en santé du Premier ministre, Zafar Mirza.

En Europe, Autriche, Suisse, Norvège, Roumaine, Croatie, Macédoine du Nord et Grèce sont désormais touchées, et la France a annoncé mercredi son premier mort français qui n'avait pas voyagé dans une zone à risque.

Le Covid-19 concerne désormais, Chine mise à part, une quarantaine de nations. Mais l'épidémie semble avoir atteint un pic en Chine où le nombre de décès quotidiens continue de diminuer: les autorités ont annoncé jeudi 29 nouveaux décès en 24 heures, le nombre le plus bas depuis près d'un mois.

Le nouveau coronavirus a provoqué quelque 80.000 contaminations (dont près de 2.800 hors de Chine) et plus de 2.700 morts dans le monde, selon des statistiques communiquées mercredi par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

- L'Italie en première ligne -

L'Italie, avec plus de 370 cas et 12 morts, apparaît de plus en plus comme une plateforme de diffusion du virus. Ce qui a conduit de nombreux pays du continent à renforcer leurs dispositifs de prévention et de confinement, et à conseiller à leurs citoyens de ne pas se rendre dans les régions italiennes touchées.

Alors que Rome a pris des mesures draconiennes, dont la mise en quarantaine de 11 villes du Nord, poumon économique du pays, les entreprises ont dû s'adapter rapidement, en développant notamment le télétravail.

"Nous avons fermé notre salle de sports et la cantine, les gens ne peuvent pas manger face à face. Les déplacements des employés sont aussi interdits, sauf autorisation expresse de la direction, ce qui a conduit à développer la vidéo-conférence", a expliqué à l'AFP le PDG d'une entreprise lombarde de robinetterie, Aldo Bonomi.

L'inquiétude est palpable aussi en dehors des entreprises. "Le problème, c'est l'économie. On voit les chiffres, cette crise est en train de mettre le pays à genoux", s'inquiète Daniele Vaccari, un jeune pâtissier de Secugnago, un petit village du Nord.

Mais d'autres profitent de la crise: masques et gels désinfectants se vendent désormais à prix d'or dans la péninsule, ce qui a conduit la police à saisir documents et données informatiques chez Amazon et eBay.

Autre effet collatéral de l'épidémie, le match de rugby du Tournoi des six nations entre l'Irlande et l'Italie, prévu le 7 mars à Dublin, a été reporté sine die en raison des risques de contagion.

- L'Afrique aussi -

L'Afrique elle non plus n'est pas épargnée: un Italien arrivé le 17 février en Algérie est devenu la deuxième personne infectée du continent, après un premier cas en Egypte.

En Corée du Sud, le nombre de contaminations a encore bondi et frôle les 1.600 cas. Le pays, qui dénombre 12 morts, est le premier foyer mondial de contamination après la Chine. Le bilan s'y élève à 1.595 personnes touchées après l'annonce de 334 nouveaux cas jeudi, dont un soldat américain. Les Etats-Unis et la Corée du Sud ont d'ailleurs reporté des exercices militaires conjoints.

En Iran, le bilan est monté à 19 morts et 139 cas, le plus lourd en dehors de la Chine. Signe de tension, 24 personnes accusées d'avoir répandu en ligne des "rumeurs alarmistes" sur la propagation du coronavirus ont été arrêtées.

L'ONG Reporters sans frontières a reproché à l'Iran "de refuser de publier le nombre exact des personnes infectées et décédées, et d'empêcher les journalistes de faire leur travail". Mercredi soir, les autorités iraniennes ont annoncé des restrictions à la libre circulation pour les personnes infectées ou soupçonnées d'être infectées.

Poutine défend la police russe accusée de violence

Le président Vladimir Poutine, au cours d'un rassemblement au stade Luzhniki, à Moscou, le 3 mars 2018.

Le président russe Vladimir Poutine a fermement défendu mercredi les forces de l'ordre, accusées d'avoir abusé de la force pour disperser les récentes manifestations de l'opposition

"C'est leur devoir. Personne ne brandit une matraque juste comme ça. Si les gens se comportent en respectant les règles, les procédures et les lois, qui brandira une matraque?", a déclaré le président russe dans une interview à l'agence de presse publique Tass.

De nombreux militants politiques se sont insurgés contre une réaction policière jugée excessive durant les manifestations d'opposition de l'été dernier à Moscou, les plus importantes qu'a connues la Russie depuis le retour de Vladimir Poutine au Kremlin en 2012.

Les critiques visaient particulièrement la Garde nationale, une force créée en 2016 relevant directement de l'autorité du président.

Plusieurs manifestants ont en revanche été condamnés à de lourdes peines de prison pour violence après avoir été arrêtés durant les manifestations non autorisées, pourtant largement pacifiques. M. Poutine a là aussi défendu ces condamnations.

"Aujourd'hui, on jette une bouteille d'eau (contre les policiers), demain une chaise et après on va saccager les voitures. C'est inadmissible!", a-t-il assuré lors de cet entretien.

Le président russe a également justifié la lourde peine infligée au blogueur Vladislav Sinitsa, condamné à cinq ans de prison pour un message sur Twitter où il appelait à des violences contre les enfants des policiers.

"Cela peut déstabiliser brutalement la situation dans le pays, on ne peut pas plaisanter avec ça!", a-t-il assuré.

Le chef de l'État a toutefois salué la mobilisation publique ayant permis la libération du journaliste Ivan Golounov, arrêté en juin dernier pour trafic de drogue, des charges qui se sont avérées avoir été inventées de toute pièce.

En janvier, la justice russe a annoncé l'arrestation de cinq ex-policiers qui avaient interpellé ce journaliste du site internet Meduza, réputé pour ses enquêtes sur la corruption.

La CEDH examine la responsabilité de l'Allemagne dans une frappe aérienne meurtrière en Afghanistan

Des agents de sécurité afghans sur un site de l'explosion d'une bombe à Kaboul, en Afghanistan, le mercredi 26 février 2020. (Photo AP / Rahmat Gul)

La formation suprême de la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) s'est penchée mercredi sur la responsabilité de l'Allemagne dans une frappe aérienne meurtrière en 2009 en Afghanistan, une affaire qui avait entraîné la démission du ministre allemand de la Défense.

Saisie par un Afghan, Abdul Hanan, qui a perdu ses fils de 8 et 12 ans dans cette frappe, la CEDH avait confié cette affaire en août à sa formation suprême dont les arrêts sont définitifs.

Selon la Cour, la décision dans cette affaire, qualifiée par la chambre des députés allemands d'"un des plus graves incidents impliquant l'armée allemande depuis la Seconde Guerre mondiale", pourrait intervenir d'ici environ un an.

Menée par deux appareils américains le 4 septembre 2009, la frappe avait été ordonnée par un officier allemand, le colonel Georg Klein, sur Kunduz (nord de l'Afghanistan) après le vol par les talibans de deux camions-citernes remplis d'essence.

Elle avait fait 91 morts et 11 blessés parmi lesquels un nombre indéterminé de civils, selon le ministère allemand de la Défense. Toutefois, selon la CEDH, le nombre total des victimes n'a jamais été établi avec certitude, les différents rapports faisant état de 14 à 142 personnes tuées, essentiellement des civils.

Après cette frappe, Berlin avait tenté de minimiser l'affaire devenue très vite politique avant d'entraîner la démission du ministre de la Défense de l'époque, Franz Josef Jung, du chef d'état-major et d'un secrétaire d'Etat à la Défense.

M. Hanan, qui soutient que ces faits se sont déroulés sous la juridiction de l'Allemagne, reproche aux autorités de ce pays des carences dans l'enquête et de ne pas lui avoir offert de recours effectif après le classement sans suite de l'affaire, en avril 2010.

Les débats se sont concentrés mercredi sur la responsabilité légale de Berlin dans cette frappe, alors que le pays participait à la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS) créée en vertu d'un mandat de l'Onu et dirigée par l'Otan.

En ouverture de l'audience, Almut Wittling-Vogel, chargée des droits humains au sein du gouvernement allemand, a adressé "les regrets les plus sincères du gouvernement pour les souffrance profondes" du père de famille.

Toutefois, "la région de Kunduz ne relevait pas de la juridiction de l'Allemagne au sens de l'article 1 de la Convention" européenne des droits de l'Homme, car la frappe a été menée au nom des Nations Unies, dans une région sur laquelle Berlin ne disposait pas d'un "contrôle effectif", a plaidé l'avocate de l'Allemagne, Heike Krieger.

Quant à l'enquête en Afghanistan, "la police militaire allemande ne pouvait y jouer qu'un rôle mineur: elle ne pouvait que mener des enquêtes internes, pas convoquer des témoins afghans", la FIAS ne lui conférant pas ce pouvoir, a souligné l'avocate.

Les autorités allemandes ont apporté une "réponse exhaustive" à cet épisode, pour lequel des procédures liées à l'indemnisation des victimes sont toujours en cours, a-t-elle affirmé.

A l'inverse, un des avocats de M. Hanan, Dapo Akande, a pointé la "série d'ordres contraignants" donnés par le colonel ayant mené à cette frappe.

Le colonel Georg Klein n'a pas été suspendu après la frappe et a même été promu général par la suite, a-t-il déploré, assurant que la population de cette zone restait "traumatisée".

Julian Assange se plaint d'avoir des échanges pas assez privés avec sa défense

Un panneau est posé à l'extérieur de Woolwich Crown Court, à Londres, en Grande-Bretagne, le 24 février 2020, avant une audience pour décider si Julian Assange doit être extradé vers les États-Uni,. REUTERS / Hannah Mckay

Le fondateur de WikiLeaks Julian Assange s'est plaint mercredi de ne pas pouvoir échanger avec sa défense en toute confidentialité, interrompant brièvement le troisième jour de l'examen par la justice britannique de la demande d'extradition américaine.

"Je ne peux pas parler à mes avocats en vraie confidentialité", s'est emporté l'Australien de 48 ans, séparé de ses avocats et du reste de la salle d'audience du tribunal de Woolwich (Sud-Est de Londres) par un panneau de verre.

"Je ne peux pas parler à mes avocats (...) Je ne peux pas (leur) poser de questions, je ne peux pas leur donner de directives", a-t-il ajouté après s'être levé, faisant remarquer que des micros placés tout près pouvaient capter des éléments de conversation.

Les officiels américains ont "cent fois plus de contacts avec leur équipe d'avocats", a-t-il poursuivi.

La juge Vanessa Baraitser, qui avait peu auparavant demandé à la défense de s'enquérir de son état parce qu'Assange semblait fatigué, a rapidement mis fin à cette sortie en ordonnant une courte pause.

"Généralement, les prévenus n'ont pas leur mot à dire tant qu'ils ne témoignent pas", a-t-elle rétorqué.

Julian Assange est poursuivi aux Etats-Unis pour avoir diffusé à partir de 2010 plus de 700.000 documents classifiés sur les activités militaires et diplomatiques américaines, notamment en Irak et en Afghanistan. Il risque jusqu'à 175 ans de prison, en vertu des lois anti-espionnage de 1917 et pour piratage informatique.

Pour statuer sur la demande d'extradition, dont l'examen se tient cette semaine puis trois semaines à partir du 18 mai, la justice britannique doit notamment s'assurer qu'elle n'est pas disproportionnée ou incompatible avec des droits de l'Homme.

Julian Assange est détenu à la prison de haute sécurité de Belmarsh, adjacente au tribunal.

Après la brève interruption, l'avocat d'Assange, Edward Fitzgerald, a indiqué qu'il demanderait à ce que son client puisse s'asseoir dans le parterre de la salle d'audience, soulignant qu'il ne constituait "une menace pour absolument personne".

La juge a toutefois prévenu qu'elle pourrait difficilement accéder à cette demande, qui nécessiterait probablement l'introduction d'une demande de libération sous caution.

Celle-ci lui avait déjà été refusée et le représentant du gouvernement américain, James Lewis, a dit qu'il s'y opposerait.

Assange a été arrêté en avril 2019 après sept ans passés reclus à l'ambassade d'Equateur à Londres, où il s'était réfugié après avoir enfreint les conditions de sa liberté sous caution, craignant une extradition vers les Etats-Unis.

Le pape exprime sa proximité avec les malades du coronavirus

Le pape François célèbre la messe à Bari en Italie le 23 février 2020.

Le pape a exprimé mercredi sa proximité avec les personnes contaminées dans le monde par le nouveau coronavirus ainsi qu'avec le personnel soignant, avant de serrer des dizaines de mains à l'issue de sa traditionnelle audience.

"Je désire exprimer de nouveau ma proximité aux malades du coronavirus et aux opérateurs sanitaires qui les soignent, ainsi qu'aux autorités civiles engagées dans leur assistance et l'arrêt de la contagion", a dit le pape François sur la place Saint-Pierre à Rome.

Mettant fin aux audiences hivernales dans une salle fermée du Vatican, le pape est arrivé tout sourire sur la place Saint-Pierre à bord de sa "papamobile", saluant une foule de taille modérée (12.000 personnes) où se distinguaient une minorité de fidèles munis de masques chirurgicaux.

A l'issue de l'audience, au lieu de repartir à bord du véhicule comme il le fait la plupart du temps, le pape de 83 ans a pris le temps de serrer les mains de dizaines de fidèles massés au premier rang des barrières de protection, embrassant aussi des enfants, a constaté une photographe de l'AFP.

Voici un an, le pape avait fait savoir qu'il ne fallait pas embrasser son anneau, expliquant que cela pouvait propager des microbes entre fidèles lorsque de longues files attendent pour le saluer dans des églises ou des audiences privées au Vatican.

L'Argentin Jorge Bergoglio est connu pour ne pas fuir les longues embrassades et les baisers sur la joue ou le front, un contact avec des milliers de microbes potentiels qui ne semble aucunement l'effrayer pour lui-même.

Dans son homélie du Mercredi des Cendres marquant le début du Carême, Jorge Bergoglio a demandé aux catholiques du monde entier "d'éteindre la télévision et d'ouvrir la Bible".

"C'est le temps de se détacher de son téléphone portable et de se connecter à l'Evangile", ou encore de "renoncer aux paroles inutiles, aux bavardages, aux rumeurs, aux commérages", a plaidé le pape.

Dans la tradition chrétienne, le Carême est une période de prière qui se réfère aux 40 jours de jeûne de Jésus retiré dans le désert.

"Quand j'étais enfant, il n'y avait pas la télévision, mais nous avions l'habitude de ne pas écouter la radio", a confié le pape argentin, en sortant de son texte.

Le chef des 1,3 milliard de catholiques a dénoncé au passage un monde "pollué par trop de violence verbale, par tant de paroles offensives et nocives, que le réseau (médiatique) amplifie".

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