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L'ELN revendique l'attentat contre une école de police à Bogota

La scène de l’attentat à la voiture piégée dans une académie de police le jeudi 17 janvier 2019 à Bogota en Colombie. (Photo AP)

La guérilla colombienne de l'ELN a reconnu lundi être responsable de l'attentat contre l'école nationale de la police à Bogota qui a fait 20 morts jeudi et entraîné la rupture du processus de paix.

"L'opération effectuée contre ces installations et ces troupes est licite dans le cadre du droit de la guerre, il n'y a eu aucune victime non combattante", a déclaré la direction nationale de l'ELN dans un communiqué diffusé lundi matin sur son site internet.

L'attentat contre l'école de la police nationale avait été commis avec une camionnette chargée de 80 kilos de pentolite, un puissant explosif, selon la police. Il a fait 20 morts, outre l'auteur de l'attentat, et 68 blessés.

Cette action avait rapidement été attribuée à l'ELN par les autorités, et le président colombien Ivan Duque avait alors décidé de rompre le processus de paix engagé avec cette organisation guévariste, dernière guérilla de Colombie.

Les discussions qui avaient lieu à La Havane étaient déjà suspendues avant que l'attentat de Bogota n'entraîne leur fin.

Selon le communiqué de l'ELN, une installation militaire se trouve dans l'école des cadets de la police nationale, cible de l'attentat. Des officiers y reçoivent "instruction et entraînement" et ensuite ils "effectuent du renseignement de combat, conduisent des opérations militaires, participent activement à la guerre de contre-insurrection".

La guérilla affirme que l'attentat qu'elle revendique était une réponse à des activités militaires menées par le gouvernement du président Duque pendant le cessez-le-feu unilatéral que l'ELN avait déclaré pour Noël et la fin de l'année.

"Le président n'a pas accordé la dimension nécessaire à ce geste de paix" et "sa réponse a été de mener des attaques militaires contre nous, sur tout le territoire national", déclare l'ELN.

Elle propose la conclusion d'un cessez-le-feu bilatéral "pour créer un climat favorable aux efforts de paix" et se déclare disposée "à ce que soient respectées des zones déterminées des installations militaires et de l'ELN".

A la suite de l'attentat, le président Duque a enterré vendredi le dialogue de paix avec l'ELN en réactivant les mandats d'arrêts visant les négociateurs de la guérilla.

"Aujourd'hui, j'ai ordonné (...) la levée de la suspension des mandats d'arrêts des 10 membres de l'ELN qui font partie de la délégation de ce groupe à Cuba et j'ai révoqué la résolution créant les conditions de leur séjour dans ce pays", a-t-il dit.

"Nous remercions le gouvernement de Cuba pour la solidarité qu'il a exprimée et nous lui demandons aujourd'hui de procéder à l'arrestation des terroristes qui se trouvent sur son territoire et de les remettre aux autorités policières colombiennes", avait encore déclaré M. Duque.

Avec AFP

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La NASA veut réaliser le premier vol motorisé et contrôlé sur une autre planète

La NASA veut réaliser le premier vol motorisé et contrôlé sur une autre planète
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L'hélicoptère de la Nasa prêt pour son premier vol sur Mars dans deux jours

L'hélicoptère Ingenuity de la NASA est visible ici avec ses quatre pattes déployées avant de se laisser tomber du ventre du rover Persévérance le 30 mars 2021.

L'hélicoptère de la Nasa sur Mars, Ingenuity, a pour la première fois fait tourner ses hélices lors d'un test, avant son vol prévu dans la nuit de dimanche à lundi, le premier d'un engin motorisé sur une autre planète.

"L'hélicoptère va bien, il est en bonne santé", a déclaré Tim Canham, responsable des opérations pour Ingenuity, lors d'une conférence de presse vendredi.

"La nuit dernière, (...) nous avons fait tourner les hélices très lentement et prudemment", a-t-il annoncé.

Le moment a été capturé par le rover Perseverance, situé à plusieurs mètres de distance, et à bord duquel l'hélicoptère était transporté depuis son atterrissage sur Mars le 18 février, avant qu'il ne s'en sépare le week-end dernier.

La Nasa a publié un très bref extrait vidéo de l'engin --qui ressemble plutôt à un gros drone-- avec ses hélices en train de tourner.

Le premier vol aura lieu lundi à 02H54 GMT (dimanche à 22H54 sur la côte Est des Etats-Unis), a annoncé l'agence spatiale américaine.

Les premières données devraient arriver sur Terre lundi vers 08H15 GMT (04H15 sur la côte Est américaine). Une retransmission en direct des équipes de la Nasa analysant ces premières données sera visible sur le site de l'agence spatiale.

Le premier vol durera 40 secondes en tout, et l'hélicoptère s'élèvera seulement à la verticale avant de faire du sur-place. "Nous allons décoller, nous élever jusqu'à trois mètres de hauteur, nous allons pivoter dans la direction du rover, prendre une photo, puis nous allons redescendre", a décrit Tim Canham.

La Nasa prévoit jusqu'à cinq vols, de difficulté croissante, sur une période d'un mois.

Un dernier test des hélices doit encore être réalisé ce vendredi, cette fois "à pleine vitesse", a précisé MiMi Aung, cheffe de projet pour l'hélicoptère au Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la Nasa.

S'élever dans l'air martien est un défi, car il est d'une densité équivalente à seulement 1% celle de l'atmosphère terrestre. Même si la gravité y est moindre que sur Terre, les équipes de la Nasa ont dû développer un engin ultra-léger (1,8 kg), et les hélices tourneront bien plus vite qu'un hélicoptère standard.

Quelles sont les chances de réussite pour ce vol? "La seule incertitude reste l'environnement de Mars", notamment "les vents", a expliqué MiMi Aung. Il s'agit d'une expérience à "haut risque", mais avec une "grande récompense" à la clé en cas de succès, a-t-elle résumé.

Biden fait un premier pas vers une réforme de la Cour suprême

Le président américain Joe Biden.

Le président américain a signé un décret mettant en place une commission d'experts sur une réforme du temple du droit américain, ancré solidement du côté conservateur depuis les nominations de Donald Trump.

Composée d'experts démocrates et républicains, la commission se penchera sur les aspects les plus sensibles d'une éventuelle réforme de la Cour suprême: la durée du mandat de ses membres, leur nombre, la façon dont l'institution sélectionne les affaires sur lesquelles elle statue, ses règles et ses pratiques.

Elle aura six mois pour rendre ses préconisations.

Tentative de "radicaliser la Cour suprême" et "attaque directe" contre la justice: sa création a suscité de vives critiques chez les républicains.

La Cour suprême, qui tranche aux Etats-Unis de nombreux sujets de société comme l'accès à l'avortement ou les droits des minorités sexuelles, compte neuf magistrats nommés à vie. Ils sont désignés par le président des Etats-Unis et doivent être confirmés par le Sénat.

Elle compte actuellement six juges conservateurs, dont trois ont été désignés par l'ex-président républicain Donald Trump.

La commission installée par Joe Biden sera co-présidée par Bob Bauer et Cristina Rodriguez, deux éminents professeurs de droit. Bob Bauer avait conseillé Joe Biden pendant sa campagne.

- "Influence de l'extrême gauche" -

Au cours de la campagne présidentielle, des candidats à la primaire démocrate avaient évoqué la possibilité d'augmenter le nombre des juges siégeant à la Cour. Une hypothèse qui hérisse les républicains.

Le candidat Biden avait lui confié qu'il n'était pas favorable à cette idée. Et avait même jugé cette idée "débile" au début des années 1980.

Interrogée sur ce point, la porte-parole de la Maison Blanche Jen Paski a répondu vendredi qu'il avait "demandé à son équipe de former cette commission pour refléter la diversité des points de vue".

"Cela aura bien entendu un impact sur son opinion", a-t-elle ajouté en conférence de presse.

Pour le chef des sénateurs républicains Mitch McConnell, l'annonce de la création de cette commission, une "étude faussement académique d'un problème non-existant", représente "une attaque directe contre le système judiciaire indépendant de notre pays".

Dans un communiqué au vitriol, il a affirmé vendredi y voir "un nouveau signe de l'influence de l'extrême gauche sur l'administration Biden".

"Breyer, démissionne"

Avec trois nominations chacune controversée pour des raisons distinctes, les appels du camp progressiste à réformer la vénérable institution se sont faits plus ardents sous Donald Trump.

Avec, en coup de massue pour les démocrates, le remplacement de l'icône progressiste et féministe Ruth Bader Ginsburg, décédée moins de deux mois avant la présidentielle de 2020, par la magistrate conservatrice Amy Coney Barrett, 49 ans.

Compte tenu de l'âge des nouvelles recrues conservatrices, son arrivée a achevé d'ancrer la Cour à droite pour des décennies.

Avant elle, le milliardaire républicain avait nommé le conservateur Brett Kavanaugh, 56 ans, pour remplacer Anthony Kennedy, conservateur sur certaines questions mais défenseur de positions plus progressistes sur d'autres points, comme les droits des homosexuels.

Les auditions en 2018 du magistrat, accusé d'agression sexuelle avant sa confirmation par le Sénat, avaient profondément divisé le pays.

Dès son arrivée à la Maison Blanche, Donald Trump avait nommé un troisième juge: Neil Gorsuch, 53 ans, qui a remplacé le conservateur Antonin Scalia, décédé près d'un an plus tôt.

Craignant de voir l'histoire de Ruth Bader Ginsburg se répéter si Joe Biden était remplacé par un républicain après la présidentielle de 2024, un groupe militant pour une réforme de la Cour suprême pousse le juge progressiste le plus âgé, Stephen Breyer, 82 ans, à démissionner dès maintenant.

"Breyer, démissionne. Il est temps qu'une femme noire siège à la Cour suprême", pouvait-on lire sur un camion qui circulait vendredi à Washington.

Mardi, "Justice Breyer" avait mis en garde contre l'idée d'augmenter le nombre de juges siégeant à la Cour suprême, en affirmant que des réformes perçues comme étant politiques pourraient amoindrir la confiance des Américains dans cette institution.

Le rappeur américain DMX décède après plusieurs jours dans le coma

DMX arrive au VH1 Hip Hop Honors 2009 à la Brooklyn Academy of Music, à New York, le 23 septembre 2009.

Le rappeur américain et icône du hip-hop DMX est décédé à l'âge de 50 ans, a-t-on appris vedndredi.

Le célèbre chanteur - dont le vrai nom était Earl Simmons - est tombé dans le coma vendredi dernier dans des circonstances qui restent à élucider. Il aurait fait une overdose, selon le portail d'informations TMZ, mais le quotidien New York Times parle plutôt de crise cardiaque.

L'artiste nommé aux Grammy Awards est décédé après avoir subi un "arrêt cardiaque catastrophique", selon un communiqué de l'hôpital de White Plains, New York, où il est décédé. Il y avait été transporté en urgence depuis son domicile le 2 avril.

Dès lundi, des centaines de personnes se sont rassemblées devant l'hôpital de New York où il était maintenu en vie.

C'est dans les années 1990 que le rappeur s'est révélé au monde. Il a remporté plusieurs distinctions tout au long de sa carrière musicale.

Versatile, DMX avait aussi joué dans plusieurs films hollywoodiens, dont "Exit Wounds" (Hors limites) avec Steven Seagal.

Au fil des ans, DMX a lutté contre la toxicomanie, selon l'agence Associated Press. En 2019, il a dû annuler une série de spectacles pour se faire traiter dans un centre de réhabilitation.

Un mort et plusieurs blessés dans une fusillade au Texas

Un policier de Bryan bloque l'accès à un parc industriel près du lieu d'une fusillade de masse à Bryan, au Texas, le 8 avril 2021.

Une personne est morte jeudi et plusieurs ont été blessées, dont quatre grièvement, dans une fusillade dans un magasin d'ameublement au Texas, quelques heures après la présentation par le président américain Joe Biden d'un plan pour lutter contre la violence par armes à feu aux Etats-Unis.


Larry Bollin, 27 ans, a été arrêté par la police. Il a été désigné comme le principal suspect de la fusillade et accusé de meurtre, selon un tweet du département de police de Bryan, ville où a eu lieu la fusillade.

M. Bollin était employé chez le fabricant de meubles dans lequel il a ouvert le feu, a déclaré le chef de la police Eric Buske.

"A environ 14h30 nous avons été informés d'une fusillade, (...) les agents sont intervenus et ont trouvé plusieurs victimes sur place", avait relaté plus tôt devant la presse Jason James, porte-parole de la police de Bryan, ville située entre Houston et Dallas.

"Une personne est décédée sur place", a déclaré M. Buske aux journalistes, et quatre autres victimes ont été transportées à l'hôpital "dans un état critique".

Le département de police de Bryan a confirmé un total de sept victimes, dont une personne avec une blessure mineure et une autre avec un problème médical distinct "lié à l'incident".

Le ministère de la Sécurité publique du Texas a indiqué qu'un officier a été blessé par balle "alors qu'il poursuivait un individu soupçonné d'être impliqué dans la fusillade à Bryan. Il reste dans un état grave mais stable".

Il n'était pas clair dans l'immédiat si l'officier faisait partie du décompte du département de police de Bryan.

Ces faits sont intervenus quelques heures après que le président Joe Biden a dévoilé à la Maison Blanche des mesures ciblées visant à limiter la prolifération des armes à feu aux Etats-Unis, où les fusillades sont un fléau récurrent.

"La violence par arme à feu dans ce pays est une épidémie, c'est une honte internationale", a fustigé le président Biden, en annonçant depuis la Maison Blanche six décrets de portée réduite.

Une de ces mesures vise à lutter contre les "armes fantômes", qui sont fabriquées de manière artisanale, parfois avec une imprimante 3D, et n'ont pas de numéro de série.

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