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L'Egypte proteste contre les accusations de l'ONU après des condamnations à mort

Des membres des Frères musulmans traduits devant un tribunal du Caire lors d'un procès de masse, le 2 juin 2015.

L'Egypte a protesté contre les accusations de la nouvelle Haut-Commissaire des Nations unies pour les droits de l'homme, Michelle Bachelet, appelant à revoir le verdict "injuste" de la justice égyptienne condamnant à mort 75 personnes.

"Il est vraiment décevant de vous voir vous engager du mauvais pied dès le début et d'être la proie de pseudo-arguments propagés par certains groupes bien connus ayant en commun des agendas et des intérêts politiques pernicieux", a déclaré l'ambassadeur d'Egypte auprès de l'ONU, Alaa Youssef, qui s'exprimait mardi devant le Conseil des Nations unies sur les droits de l'homme.

Un tribunal du Caire a confirmé samedi la condamnation à mort de 75 personnes, dont des dirigeants des Frères musulmans, dans l'un des plus grands procès de masse depuis la révolte ayant secoué l'Égypte en 2011 dans le sillage du Printemps arabe.

Michelle Bachelet, qui a pris ses fonctions il y a quelques jours seulement, a estimé dans un communiqué que les "droits fondamentaux" des accusés avaient été "ignorés de manière flagrante", faisant peser "un doute sérieux sur la culpabilité de tous les condamnés".

Si le verdict était exécuté, cela représenterait "un déni de justice majeur et irréversible", avait-elle ajouté.

Au total, 739 personnes étaient jugées samedi, accusées pour la plupart d'avoir tué des policiers ou d'avoir vandalisé des biens publics en août 2013, pendant les émeutes au Caire.

Michelle Bachelet s'était alarmée d'un tel jugement de "masse", les prévenus n'ayant "pu bénéficier d'une représentation légale individuelle devant le tribunal".

L'ambassadeur égyptien a fustigé à cet égard les "informations erronées et par ouï-dire" de Michelle Bachelet. "On vous conseille vivement (...) d'avoir accès à l'avenir à des sources d'information plus crédibles".

Avec AFP

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Les forces de sécurité égyptiennes tuent 21 jihadistes présumés

Les forces militaires en poste dans le nord du Sinaï, en Égypte, le 1er décembre 2017. (Photo REUTERS/Mohamed Abd El Ghany)

Au moins 21 jihadistes présumés ont été tués lors d'affrontements avec les forces de sécurité dans le Sinaï, péninsule du nord-est de l'Egypte, a annoncé samedi le ministère de l'Intérieur.

La police a mené des raids contre deux endroits où se cachaient des "éléments terroristes" dans la province du Nord-Sinaï, ce qui a entraîné des échanges de tirs lors desquels deux officiers de police ont également été blessés, a indiqué le ministère dans un communiqué.

Des armes automatiques et des ceintures d'explosifs ont été saisies, selon la même source.

D'après le ministère, les groupes visés planifiaient des attaques lors de l'Aïd al-Fitr, la fête marquant la fin du jeûne musulman du ramadan qui débute dimanche en Egypte.

Les forces de sécurité égyptiennes s'efforcent depuis des années de contenir l'insurrection dans le nord du Sinaï, à laquelle prend part un groupe local affilié à l'organisation Etat islamique (EI).

L'insurrection s'est intensifiée après l'éviction par l'armée, en 2013, du président islamiste Mohamed Morsi à la suite d'importantes manifestations.

L'armée a lancé en février 2018 une vaste opération "antiterroriste" dans la région mais aussi dans certaines parties du désert occidental, entre la vallée du Nil et la frontière avec la Libye.

Depuis son lancement, près de 950 jihadistes présumés et des dizaines de militaires ont été tués, selon les chiffres officiels. Aucun bilan vérifié de source indépendante n'est cependant disponible et la région est largement interdite aux journalistes.

Décès du célèbre sculpteur égyptien Adam Henein à 91 ans

L'ancienne statue du Sphinx, avec le corps d'un lion et une tête humaine, sur le site historique des pyramides de Gizeh au Caire, en Égypte, le 26 janvier 2018 (AP Photo / Amr Nabil)

Le célèbre sculpteur égyptien Adam Henein, qui a participé à la restauration du grand sphinx de Guizeh, est mort vendredi à l'âge de 91 ans des suites d'une longue maladie, a annoncé le ministère de la Culture.

"La scène des arts visuels égyptienne perd un génie, un symbole", a déclaré la ministre de la Culture égyptienne Ines Abdel-Dayem, citée dans un communiqué.

Né en 1929 au Caire au sein d'une famille d'orfèvres et de bijoutiers, il a très tôt développé un attrait pour la sculpture, modelant à l'âge de huit ans son premier portrait en argile du roi Ramsès II, pharaon de la XIXe dynastie (1301-1236 avant J.-C.).

"Mon père exposait mon travail dans une vitrine de son atelier et beaucoup lui en chantait les louanges", avait déclaré l'artiste, selon un document de la bibliothèque d'Alexandrie datant de 2019.

Diplômé de l'école des Beaux-Arts du Caire en 1953, il part à Munich en Allemagne afin de compléter sa formation. Il vit ensuite à Paris pendant plus de 20 ans avant de rentrer en Egypte.

Dans les années 1990, il participe au projet de restauration de grand sphinx sur le plateau de Guizeh, à côté des célèbres pyramides éponymes. Dans les environs, il a transformé sa maison en musée où désormais sont exposées une grande variété de sculptures et peintures.

En 1996, il fonde le Symposium international de la sculpture d'Assouan, qui réunit des artistes du monde entier pour travailler le granite.

Pour son oeuvre, exposée en Egypte mais aussi en Europe et ailleurs dans le monde, il a reçu de nombreuses distinctions, dont le Prix du mérite national pour les arts en 1998 et le Prix Moubarak en 2014.

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Barrage sur le Nil: le Soudan rejette une proposition éthiopienne d'accord

Le s travaux de construction du barrage Grand Renaissance d'Ethiopie sur le Nil à Guba Woreda, région de Benishangul Gumuz, en Éthiopie, le 26 septembre 2019. REUTERS / Tiksa Negeri / File Photo - RC155C50EC00

Le Soudan a annoncé mardi qu'il rejetait l'accord proposé par l'Ethiopie concernant le remplissage du réservoir d'un méga-barrage controversé qu'Addis Abeba construit sur le Nil, en raison de "problèmes techniques et juridiques".

"Je ne peux pas accepter la signature d'un accord partiel pour la première phase (de remplissage du réservoir) car cela pose des problèmes techniques et juridiques qui doivent être réglés", a déclaré le Premier ministre soudanais Abdallah Hamdok, selon un communiqué du ministère soudanais de l'Irrigation.

M. Hamdok répondait à un message reçu de son homologue éthiopien Abiy Ahmed l'exhortant à signer le document.

Le Soudan et l'Egypte craignent que le barrage de 145 mètres de haut ne restreigne leur accès à l'eau lorsque le réservoir commencera à être rempli en juillet, selon la date indiquée par l'Ethiopie.

Hamed Saleh, le négociateur en chef pour le Soudan dans les discussions sur le barrage sous la houlette de l'administration américaine, a pour sa part souligné le problème de "l'impact environnemental et social à long terme" du barrage.

Appelé à devenir la plus grande installation hydroélectrique d'Afrique, le Grand barrage de la Renaissance (Gerd) que l'Ethiopie construit sur le Nil Bleu (qui rejoint au Soudan le Nil Blanc pour former le Nil) est une source de fortes tensions entre Addis Abeba et Le Caire depuis 2011.

Après neuf années de blocage dans les négociations, les Etats-Unis et la Banque mondiale parrainent depuis novembre 2019 des discussions visant à trouver un accord entre les trois pays.

Si l'Egypte s'inquiète en particulier pour son approvisionnement en eau, le Soudan pourrait en tirer certains avantages comme la fourniture d'électricité utile au développement et la régulation des crues du fleuve.

"Le seul moyen de parvenir à un accord complet est de faire revenir toutes les parties à la table des négociations maintenant", a appelé M. Hamdok.

Le Nil, qui coule sur quelque 6.000 km, est une source d'approvisionnement en eau et en électricité essentielle pour une dizaine de pays d'Afrique de l'est.

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