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RDC

L'Ebola ressurgit après 300 jours dans une zone du nord-est

Ebola DRC

La maladie à virus Ebola a ressurgi après 294 jours dans l'Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, malgré la diminution de nouvelles contaminations, a-t-on appris lundi de source médicale.

"Une nouvelle Aire de santé a été touchée par la maladie à virus Ebola (MVE) en Ituri. Il s'agit de l'Aire de santé de Maroro dans la zone de santé de Nyakunde", indique le bulletin quotidien du ministère de la Santé daté de dimanche.

"Nyakunde était déjà à 294 jours sans notifier un nouveau cas confirmé de la MVE et est revenue à zéro suite à cette nouvelle affection", indique le bulletin.

Ce cas confirmé d'Ebola a été signalé dans cette zone parmi six cas rapportés: "aucun d'entre eux n'était listé comme contact, ni suivi de façon régulière, ni vacciné". Pendant ce temps, "429 cas suspects sont en cours d'investigation", indiquent les autorités sanitaires.

Le chef de l'équipe d'experts chargés de la lutte contre cette dixième épidémie d'Ebola en RDC, le docteur Jean-Jacques Muyembe était pourtant optimiste dimanche indiquant depuis juillet "on enregistre moins de 20 cas par semaine, soit 1 à 3 cas par jour, voire zéro cas confirmé comme le 5 octobre".

"Le nombre des zones de santé où la maladie est signalée est passé de 22 à 9", s'était réjoui le Dr Muyembe. "A cette allure, nous allons tenir la promesse d'éradiquer cette épidémie en trois ou quatre mois comme nous l'avions dit au chef de l'État" Félix Tshisekedi, a assuré à l'AFP ce médecin pionnier de la lutte contre Ebola.

L'utilisation d'un deuxième vaccin est annoncée pour début novembre dans les provinces du Nord-Kivu (est), Sud-Kivu (est) et Ituri (nord-est), considérée comme le nouvel épicentre de l'épidémie.

"Depuis le début de l'épidémie, le cumul des cas est de 3.218, dont 3.104 confirmés et 114 probables. Au total, il y a eu 2.150 décès (2036 confirmés et 114 probables) et 1.032 personnes guéries", selon les statistiques actualisées dimanche par les autorités sanitaires congolaises.

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Modeste Bahati Lukwebo élu président du Sénat de la RDC

Modeste Bahati Lukwebo, leader de l'AFDC-A (Alliance des forces démocratiques du Congo et alliés), Kinshasa, 5 décembre 2018. (Facebook/Bahati Lukwebo).

Modeste Bahati Lukwebo, leader de la deuxième plateforme majoritaire au parlement, l’Alliance des forces démocratiques du Congo (AFDC) a été élu mardi président de la chambre haute de la RDC. C'est lui qui a fait basculer la majorité en faveur du président Félix Tshisekedi.

Une victoire sans surprise car M. Bahati, 65 ans, était le candidat unique au poste du chef du Sénat congolais.

Sur les 98 sénateurs présents, 89 ont voté en sa faveur.

Nommé "informateur" après les consultations au terme desquelles le président Félix Tshisekedi a proclamé la rupture de l’alliance de gouvernement conclue avec le Front commun pour le Congo (FCC) de l’ancien président Joseph Kabila, M. Bahati est parvenu à se positionner comme un incontournable dans la classe politique congolaise.

Comme informateur, sa tâche était d’identifier la nouvelle majorité. Ce qu’il a fait en permettant à l’Union sacrée, chère au chef de l'État, d'asseoir son emprise sur l'échiquier politique national.

Ancien du FCC, M. Bahati était en fait l’un de tous premiers transfuges à changer de bord.

Son départ avait déclenché l’avalanche d’autres traversées des Kabilistes qui jusque là avaient fait voeu de fidélité à l'ex-président.

Des indiscrétions du FCC affirment que M. Bahati avait demandé à M. Kabila le fauteuil du Premier ministre et s'était aussi proposé comme candidat à M. Kabila à la succession de M. Kabilia lors de la présidentielle de décembre 2018. En vain.

Frustré, M. Bahati, ancien syndicaliste et membre de la société civile, a bataillé dur et s’est fait allié au président Tshisekedi.

Cette alliance a même donné des ailes au président Tshisekedi qui, n’ayant pas la majorité, y a vu une opportunité de faire basculer le poids au parlement en sa faveur.

M. Bahati, pour sa part, confirmait ses appétits et ses ambitions.

Comme président du Sénat, M. Bahati devient la deuxième personnalité du pays et à ce titre, la Constitution lui accorde de remplacer le chef de l’Etat en cas d’empêchement.

L’élection de M. Bahati est le tout dernier mouvement dans le cadre de la vague de l’Union sacrée qui a fait tomber le bureau définitif de deux chambres, jusqu'ici dominées par des Kabilisites.

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