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Crimes/enquêtes

Un sénateur camerounais tué dans l'Ouest anglophone

L’avocat et sénateur camerounais du SDF,Henry Kemende et sa femme. (Photo Facebook de M. Kamende)

Au Cameroun, le corps d'un sénateur de l'opposition a été retrouvé, criblé de balles, mercredi, dans l'ouest du pays; une région en proie à un sanglant conflit entre séparatistes armés anglophones et forces de sécurité. C’est ce qu’ont indiqué un responsable administratif et le parti du défunt.

L’avocat Henry Kemende, sénateur du Social Democratic Front (SDF), l'un des principaux partis de l'opposition, "a été tué cette nuit par des gens armés non identifiés" à Bamenda, chef-lieu du Nord-Ouest, l'une des deux régions peuplées majoritairement par la minorité anglophone du Cameroun, a annoncé hier par téléphone à l'AFP, sous couvert de l'anonymat, un responsable local du ministère de la Communication.

"On a retrouvé son corps la poitrine criblée de balles", a confirmé Joshua Osih, vice-président du SDF, ajoutant que le véhicule de la victime, à bord duquel l'élu se trouvait au moment de l'attaque, "a disparu".

Le meurtre n'avait pas été revendiqué à la mi-journée mercredi. M.Osih suppose que c’est l’oeuvre des “Ambazoniens", les groupes armés qui réclament l'indépendance des deux régions anglophones sous le nom d’"Ambazonie". Il estime que les séparatistes en veulent au SDF car ce parti majoritairement anglophone participe aux institutions et s'oppose à une partition du Cameroun.

Depuis cinq ans, séparatistes armés et militaires s'affrontent dans un conflit meurtrier. Des ONG internationales et l'ONU blâment régulièrement les séparatistes et l’armée pour des crimes et atrocités visant les civils.

Les groupes armés sont régulièrement accusés d'enlever, tuer ou mutiler des civils qu'ils accusent de "collaborer" avec Yaoundé et des responsables de l'administration ou des personnalités politiques.

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La justice guinéenne ordonne d'enquêter sur les crimes sous l'ex-président Condé

Le président Alpha Condé devant ses militants à Conakry, le 29 février 2020. (VOA/Zakaria Camara)

La justice guinéenne a ordonné l'ouverture d'investigations sur les crimes présumés commis sous l'ex-président Alpha Condé, renversé par un coup d'Etat en septembre 2021.

"Je vous instruis (...) d’engager sans délai ou faire engager les poursuites judiciaires ou de saisir la juridiction ou les juridictions compétentes autour des faits présumés commis pendant la période allant de 2010 à 2020 par des personnes qui restent à identifier", indique le procureur général près la Cour d'appel de Conakry Alphonse Charles Wright dans un courrier consulté par l'AFP vendredi et adressé aux procureurs sous ses instructions.

La période mentionnée couvre celle pendant laquelle Alpha Condé a dirigé la Guinée (2010-2021) avant d'être renversé par un coup d'Etat militaire dirigé par le colonel Mamady Doumbouya, qui s'est fait investir depuis président de transition.

Le procureur général cite parmi les faits sur lesquels enquêter les meurtres, les disparitions forcées, les arrestations ou les enlèvements par des agents de l'Etat, les actes de torture et les atteintes aux libertés individuelles.

Les enquêtes s'appuieront sur des appels à témoins, des auditions de victimes, des réquisitions judiciaires "sans aucune forme d'opposition de secret professionnel", indique le procureur général.

Les dernières années de M. Condé à la tête du pays ont été marquées à partir de 2019 par un exercice de plus en plus autoritaire du pouvoir, selon les défenseurs des droits humains, face à une vive contestation contre un troisième mandat du président. La contestation, plusieurs fois brutalement réprimée, a fait des dizaines de morts civils et quelques morts dans les rangs des forces de sécurité.

La réélection de M. Condé en octobre 2020, vigoureusement contestée par l'opposition, a été précédée et suivie par des dizaines d'arrestations.

Le colonel Doumbouya a assuré qu'il n'y aurait pas de "chasse aux sorcières" mais que la justice sera la "boussole" du pays.

L'ordre d'ouvrir des investigations intervient alors que M. Condé, en résidence surveillée à Conakry, vient d'être autorisé à suivre des soins médicaux à l’étranger pendant un mois.

M. Condé, 83 ans, n'a pas encore quitté le pays.

Brutalité policière présumée: nouveau drame aux États-Unis

Brutalité policière présumée: nouveau drame aux États-Unis
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L'Ukraine victime d'une cyberattaque massive, déploiements militaires aux frontières

Un char de combat russe lors des exercices militaires sur le champ de tir de Kadamovsky dans la région de Rostov, en Russie, le 20 décembre 2021.

L'Ukraine a été frappée par une cyberattaque massive et Kiev a averti ses citoyens de "s'attendre au pire", alors que la Russie, qui a massé plus de 100 000 soldats à la frontière de son voisin, a publié vendredi des images télévisées montrant des forces supplémentaires déployées dans le cadre d'un exercice militaire.

Ces développements interviennent alors qu'aucune percée n'a été réalisée lors des réunions entre la Russie et les pays occidentaux, qui craignent que Moscou ne lance une nouvelle attaque contre un pays que la Russie avait déjà envahi en 2014.

"Le tambour de la guerre résonne fort", a déclaré un haut diplomate américain.

Pour sa part, la Russie nie avoir l'intention d'attaquer l'Ukraine, mais affirme qu'elle pourrait mener une action militaire non précisée si ses exigences ne sont pas satisfaites, notamment la promesse que l'Ukraine n'entre jamais dans l'OTAN.

Des images du ministère russe de la Défense diffusées par l'agence de presse RIA montrent de nombreux véhicules blindés et d'autres matériels militaires en train d'être chargés sur des trains dans le district militaire de l'Est.

"Il s'agit probablement d'une couverture pour les unités déplacées vers l'Ukraine", a déclaré Rob Lee, analyste militaire et membre du Foreign Policy Research Institute, basé aux États-Unis.

Ces mouvements semblent indiquer que la Russie n'a pas l'intention d'apaiser les tensions en Ukraine. Pour Moscou, qui perçoit l'expansion de l'OTAN comme une menace, exige des "garanties de sécurité", dont les éléments clés ont été décrits par les États-Unis comme étant sans lendemain.

Les autorités ukrainiennes enquêtent sur une vaste cyberattaque qui a touché des organes gouvernementaux, dont le ministère des affaires étrangères, le cabinet des ministres et le conseil de sécurité et de défense.

"Ukrainiens ! Toutes vos données personnelles ont été téléchargées sur le réseau public. Toutes les données présentes sur l'ordinateur sont détruites, il est impossible de les restaurer", indique un message visible sur les sites gouvernementaux piratés, rédigé en ukrainien, russe et polonais.

"Toutes les informations vous concernant sont devenues publiques, ayez peur et attendez-vous au pire. Ceci est pour votre passé, votre présent et votre futur".

Le porte-parole du ministère ukrainien des Affaires étrangères a déclaré à Reuters qu'il était trop tôt pour dire qui pourrait être à l'origine de l'attaque, mais a déclaré que la Russie avait été à l'origine de frappes similaires dans le passé. La Russie n'a pas fait de commentaire immédiat mais a précédemment nié être à l'origine de cyberattaques contre l'Ukraine.

Le gouvernement ukrainien a déclaré qu'il avait restauré la plupart des sites touchés et qu'aucune donnée personnelle n'avait été volée. Un certain nombre d'autres sites gouvernementaux ont été suspendus pour éviter que l'attaque ne se propage.

Les Etats-Unis et la Russie évoquent la possibilité de limites réciproques aux missiles en Europe
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Le chef de la diplomatie de l'Union européenne, Josep Borrell, a condamné l'attaque et déclaré que le comité politique et de sécurité et les unités cybernétiques de l'UE se réuniraient pour voir comment aider Kiev : "Je ne peux blâmer personne car je n'ai aucune preuve, mais nous pouvons imaginer."

Le message laissé par la cyberattaque était parsemé de références qui faisaient écho aux allégations de longue date de l'État russe, rejetées par Kiev, selon lesquelles l'Ukraine serait sous l'emprise de groupes nationalistes d'extrême droite. Elle faisait référence à la Volhynie et à la Galicie orientale, le site des massacres perpétrés par des insurgés ukrainiens dans la Pologne occupée par l'Allemagne nazie, un point de discorde entre la Pologne et l'Ukraine.

Les États-Unis ont averti jeudi que la menace d'une invasion militaire russe était élevée. La Russie a toujours nié ce risque.

Moscou a déclaré que le dialogue se poursuivait, mais qu'il était dans une impasse, alors qu'elle tente de persuader l'Occident d'empêcher l'Ukraine d'adhérer à l'OTAN et de revenir sur des décennies d'expansion de l'alliance en Europe.

Les États-Unis et l'OTAN ont rejeté ces demandes mais se sont dits prêts à discuter de la maîtrise des armements, du déploiement des missiles, des mesures de confiance et de la limitation des exercices militaires.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré vendredi que Moscou attendait une réponse écrite point par point à ses propositions.

Les autorités congolaises annoncent l'arrestation d'un chef des ADF

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Un sénateur de l'opposition tué par balle

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