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Retrospective

L'année 2021 au Cameroun en six événements

Le nouveau bureau du comité exécutif de la Fecafoot dirigé par Samuel Eto’o à Yaoundé, le 12 décembre 2021. (VOA/Emmanuel Jules Ntap)

CAN, Covidgate, Fécafoot, crise anglophone... les temps forts de l'actualité camerounaise des 12 derniers mois.

Le Cameroun tient définitivement sa CAN

L'année 2021 s’est refermée au Cameroun sur une bonne nouvelle, celle de la confirmation de la tenue effective dès le 9 janvier prochain de la Coupe d'Afrique des nations de football.

L'avènement du variant omicron et la menace de l’association des clubs européens de ne pas libérer les internationaux africains avaient fait prospérer la rumeur d’un éventuel report du tournoi. Le 21 décembre, le ciel s’est enfin éclairci par cette déclaration de Patrice Motsepe, le président de la Confédération africaine de football (CAF), au sortir d’une audience avec le président Paul Biya: "Je serai là le 7 janvier et je viendrai regarder le football".

Toutefois, le Cameroun s’est engagé à respecter un cahier de charge contraignant sur le plan sanitaire durant la compétition. Seules les personnes vaccinées et détentrices d'un test négatif au Covid -19 vont accéder aux stades.

Le scandale "Covidgate"

La gestion des fonds alloués pour la riposte au coronavirus, qui a fait officiellement moins de 2000 morts après deux ans, a fait grand bruit en 2021 au Cameroun.

Un rapport d’audit rendu public en novembre par la chambre des comptes de la Cour suprême met en cause des membres du gouvernement. des dizaines de milliards ont pris des destinations inconnues, conclut le rapport. Aucune poursuite n’a été engagée jusqu’ici contre les personnes citées dans de ce que la presse a baptisé "Covidgate".

"Nous avons rendu public dès le départ toutes les informations sur l’ensemble des marchés qui ont été passés dans le cadre du Covid, on a rendu public l’ensemble de ces montants, on dit voilà ce qu’on a commandé, ce que ça a coûté, et qui était le bénéficiaire final", s’est défendu le ministre de la Santé publique, Malachie Manaouda, indexé dans le rapport.

Opposition bâillonnée

Sur le plan politique, sept chefs de file de partis politiques parmi lesquels Maurice Kamto ont entrepris une réflexion sur la réforme du système électoral. Mais le document de 231 pages, produit issu de 9 mois de consultations, a été interdit de présentation publique par les autorités.

"Le Cameroun est descendu au plus bas de son échelle mais nous ne comptons pas être détournés de l’intérêt de présenter un code électoral amendé consensuel", a commenté Patricia Ndam Njoya, présidente de l'UDC, l’Union démocratique du Cameroun, partie prenante à cette réflexion.

Une fillette tuée, un gendarme lynché

Du sang a encore coulé dans ces deux régions anglophones. Le 14 octobre, une bavure imputée à un gendarme a ôté la vie à une écolière de 5 ans. Selon des témoins, l'agent avait ouvert le feu sur un véhicule dans lequel se trouvait la fillette, à Buéa. Le gendarme a été pris à partie par une foule en colère et des centaines de personnes ont manifesté.

"Six ans après on parle toujours de cette crise anglophone parce que les meilleurs solutions n’ont pas été utilisées. L’approche pour ce conflit résulte d’un dialogue inclusif mais également d’une négociation appropriée et il faut comprendre que l’option militaire est une option à moyen terme qui ne pourrait pas mettre un terme à ce conflit", estime Armand Parfait Ntsea, analyste politique.

Mort du cardinal Christian Tumi

L’année 2021 a été aussi marquée par la mort du cardinal Christian Tumi, premier cardinal camerounais. Il s’est éteint le 3 avril 2021 à Douala, à l'âge de 91 ans.

Avant sa disparition, il a multiplié des initiatives pour trouver une solution à la crise anglophone. Il avait souhaité organiser la "All Anglophone Conférence", mais n’a pas pu obtenir l’accord de Paul Biya.

Le cardinal Tumi était surtout réputé pour sa liberté de ton et ses positions tranchées. Il avait eu le courage de suggérer à Paul Biya avant l’élection présidentielle de 2011 de "laisser le pouvoir à un certain âge".

Eto’o fils et son grand jour

Ex-vedette internationale des stades, la date du 11 décembre 2021 a consacré la casquette de futur manager à Samuel Eto’o fils, élu à 40 ans par 43 voix contre 31, 17e président de la Fédération camerounaise de football.

"Je vous fais la promesse de donner le meilleur de moi-même pour que notre drapeau flotte encore plus haut dans les compétitions mondiales. J’ai pris l’engagement de rassembler la famille du football. Ce 11 décembre est un grand jour pour le football camerounais, nous ouvrons un nouveau chapitre de notre histoire sportive", a déclaré Samuel Eto’o fils dans sa première déclaration à la presse.

Ainsi s'est porté en 2021 le Cameroun, dont le président a célébré le 6 novembre ses 39 ans au pouvoir. Une longévité saluée par ses partisans et conspuée par ses détracteurs.

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La paix et la sécurité, les souhaits des Burkinabè pour 2022

Des responsables militaires se tiennent sur un camion dans la section militaire du cimetière de Gounghin à Ouagadougou le 23 novembre 2021 avec les cercueils et des photos de soldats burkinabés tués lors de l'attaque d'un camp de gendarmerie à Inata le 14 novembre 2021.

Au Burkina Faso, 2021 a été une année difficile tant les attaques terroristes se sont multipliées dans le pays faisant des centaines de morts et des dizaines de milliers de déplacés.

Presque chaque semaine a eu son lot de violence dans le pays. La quasi-totalité des régions du pays est marquée par la présence d’hommes armés. Dans les rues de Ouagadougou, la capitale, le sujet est une réelle préoccupation.

"On ne peut plus parler de djihadisme, ça c’est du terrorisme Ce sont les djihadistes qui m’ont marqué. Ils ne font que tuer nos enfants. Je ne suis pas contente. Nos enfants qui devaient nous enterrer, c’est nous qui les enterrons. Vraiment je suis déçu", a dit ce Ouagalais.

La sécurité est loin devant la morosité économique et l’évolution de la pandémie du coronavirus dans le pays. Pour la nouvelle année 2022, ces Burkinabè espèrent que le pays sera davantage tranquille.

"Mon souhait est que par la grâce de Dieu, que la paix revienne dans le pays et qu’on vive dans la quiétude. Le vivre ensemble a disparu. L’entente n’y est plus, l’amour n’y est plus. Chacun se regarde en chien de faïence. Que Dieu fasse grâce et qu’il ait pitié de nous et exauce les prières", a souhaité ce citoyen.

"Nous souhaiterons que toute la population Burkinabè s’unisse comme un seul homme. Laissons nos divergences politiques et autres pour que main dans la main, nous arrivons à nous rassembler pour éradiquer ce fléau sinon ça va nous atteindre tous. C’est inévitable", a affirmé ce dernier.

"Je prie Dieu que 2022 soit une année de paix, de santé et de prospérité. Beaucoup de joie et moins de problèmes. On prie Dieu que ça s’arrête comme ça", a imploré cette Burkinabè.

En attendant un bilan clair des autorités, les attentats terroristes ont fait plusieurs centaines de morts en 2021 au Burkina occasionnant près d’un millions 500 mille déplacés selon le ministère de l'Action humanitaire. 2022 verra-t-elle la fin des violences dans le pays? En tout cas, c’est le souhait de tous.

Nyiragongo en furie, l'armée ougandaise de retour... les temps forts de l'actualité en RDC

Le président Felix Tshisekedi prononce son discours annuel sur l'état de la nation lors d'une session conjointe du parlement à Kinshasa, en République démocratique du Congo, le 13 décembre 2021.

L’entrée des troupes ougandaises, la remise en liberté provisoire de Vital Kamerhe, la nomination controversée de Denis Kadima à la CENI, l’éruption du volcan Nyiragongo, décès de Mgr Monsengwo, le premier voyage Tshisekedi au Kasaï et bien d'autres événements auront marqué 2021 en RDC. 

L’événement s’est passé le 30 novembre. L’entrée de l’UPDF, les Forces populaires de défense de l’Ouganda, a d’abord été démentie par les autorités congolaises, qui l'ont par la suite confirmée.

Kinshasa a finalement admis qu’il s’agit des opérations conjointes menées contre les rebelles des ADF (Forces démocratiques alliées), d’origine ougandaise, mais transformées depuis en nébuleuse.

L’entrée des forces ougandaises a soulevé un tollé dans une partie de la société civile et des politiques qui rappellent que l’Ouganda a été condamné par la Cour internationale de justice, dans un procès qui l'opposait à la RDC.

Kamerhe en liberté conditionnelle

Vital Kamerhe, allié et ancien directeur du président Félix Tshisekedi, condamné à 13 ans de prison dans un procès en appel pour détournement de près de 50 millions de dollars, a été mis en liberté provisoire le 7 décembre.

Raison évoquée : son état de santé et sa conduite lors de sa "détention". M. Kamerhe avait été condamné en première instance en juillet 2020 à 20 ans de prison, mais il n’a cessé de clamer son innocence. Sa peine a été réduite à 13 ans en appel. Et il vient récemment de retrouver une liberté conditionnelle.

Une partie de son camp voit dans sa condamnation une manœuvre pour l’écarter de la course au pouvoir en 2023. Ceux qui souscrivent à cette théorie indiquent qu'une alliance avait été conclue avec M. Tshisekedi avant la victoire de ce dernier à la présidentielle de 2018, selon laquelle l'ancien président de l'Assemblée nationale devait être candidat et l'actuel chef de l'État allait se désister.

Majorité Kabiliste renversée au Parlement

Le renversement de la majorité parlementaire, opéré fin 2020 par le camp du président Tshisekedi, s’est concrétisé en 2021. La nouvelle famille politique née de ce coup de maître, "l'union sacrée", lrassemble aussi bien des Kabilistes que des leaders d’autres familles politiques comme Moïse Katumbi et Jean-Pierre Bemba. Désormais, ces nouveaux Tshisekedistes sont aux commandes des deux chambres du Parlement de la RDC.

Denis Kadima à la tête de la CENI

La bataille pour le contrôle de la CENI, la Commission électorale nationale indépendante, depuis la fin des élections de 2018, a plutôt été remportée par les Tshisekedistes. Avec, à la clé, la désignation de Denis Kadima au fauteuil de président de la commission.

Une désignation controversée car les dirigeants des églises catholique et protestante, deux des huit confessions religieuses devant se donner à l’exercice de choisir le numéro un de la CENI, dénoncent le manque de consensus et exigent des réformes. En fait, ils ont été mis en minorité par les six autres confessions accusées d’être à la solde du pouvoir actuel.

La Cenco (Conférence épiscopale nationale du Congo - catholique) et l’ECC (Eglise du Christ au Congo – protestants) dénoncent le rapprochement de M. Kadima avec l’actuel président car il fut jusqu’à un passé récent son conseiller en matière électorale en plus d’être originaire de la même région.

Eruption du volcan Nyiragongo

Le 22 mai 2021, le volcan Nyiragongo est entré en furie et a poussé la ville de Goma et ses environs, dans le Nord-Kivu, à se vider à la hâte de leurs habitants. Entre 18 et 32 personnes sont mortes après l’éruption volcanique qui a ravagé les villages environnant Goma et une partie de la ville. Plus de 400.000 déplacés ont été enregistrés dont certains sont encore dans des camps de fortune. Un fort séismes et des répliques se sont produits pendant un moment.

Des morts notables, dont Mgr Monsengwo

2021 a vu s’en aller dans l’au-delà beaucoup d’acteurs qui marqué l’histoire politique en RDC. Parmi eux, Mgr Laurent Monsengwo, cardinal et archevêque émérite de Kinshasa. Exégète-théologien et critique de tous les régimes qui se sont succédé depuis 1964, il avait joué un rôle central dans le dialogue national qui a précédé la chute du président Joseph Désiré Mobutu Sese Seko. Il était même le président de l’Assemblée nationale qui en était issue.

D’autres personnalités politiques sont également décédées, comme Gabriel Kyungu wa Mukumwaza, un des 13 anciens parlementaires qui avaient bravé le régime Mobutu et créé l’UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social) qu’a dirigé longtemps dans l’opposition Etienne Tshisekedi, père de l’actuel président.

Le décès fin décembre de l'artiste de musicien Lulendo Matumona allias "le général Defao" est aussi à mettre dans ce registre.

Tshisekedi dans le Kasaï

L’année 2021 s’achève avec le premier voyage du président Félix Tshisekedi dans le Kasaï, région d'où était originaire son père, l'ancien Premier ministre Etienne Tshisekedi. Lors de ce voyage, le président a créé la controverse par une seule phrase: "Vous êtes mon sang que je ne saurais rejeter".

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