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Les missions spatiales les plus marquantes de 2021, et celles à venir...


Illustration conceptuelle de TESS (Transiting Exoplanet Survey Satellite), Goddard Space Flight Center/NASA.
Illustration conceptuelle de TESS (Transiting Exoplanet Survey Satellite), Goddard Space Flight Center/NASA.

Comme en 2020, l'activité spatiale en 2021 a été durement touchée par la pandémie de Covid-19. Les ambitions de la NASA de retourner sur la Lune se sont intensifiées, tandis que l'industrie spatiale privée a continué de croître, plus que jamais, marquant un tournant dans le tourisme de l'espace.

Les vols spatiaux ne se déroulent généralement pas comme prévu, car l'espace, qui reste une énigme pour les experts, réserve toujours des surprises aux humains, qui ont aussi leur lot d'imprévus ou d'empêchements.

Déjà en 2020, Artemis 1 - mission du nouveau programme d'exploration lunaire de la NASA visant à ramener des humains sur la lune - a été annulée car la pandémie a obligé la fermeture de la plupart des installations de l'agence spatiale américaine.

La même année, le vaisseau de SpaceX - qui est certes allé très haut - n'a pas pu atteindre l'espace, et la mission russo-européenne Rosalind Franklin a été retardée jusqu'en 2022.

La planète Mars
La planète Mars

La planète Mars, star du système solaire

Mars a accueilli les missions de trois pays: le rover Perseverance lancé par la NASA, l'orbiteur Hope des Émirats Arabes Unis et la mission chinoise Tianwen-1. Les trois missions ont atteint l'orbite martienne en février, Persévérance ayant tracé sa route en surface en fin de mois, suivie de Tianwen-1 en avril.

Les scientifiques de la mission de rover Perseverance Mars de la NASA ont conclu que les roches du cratère Jezero du site d'atterrissage ont interagi avec l'eau plusieurs fois au cours des quatre derniers milliards d'années, et que certaines contiennent des molécules organiques, indique la revue Forbes.

Avant même que Perseverance n'atterrisse sur Mars, l'équipe scientifique de la mission s'était interrogée sur l'origine des roches dans la région, car les images prises par l'orbiteur Mars Reconnaissance suggéraient deux interprétations: des roches sédimentaires déposées dans le cratère par un ancien système fluvial ou nées dans des coulées à la surface d'un volcan éteint depuis longtemps.

Le rover Perseverance et l'hélicoptère Ingenuity sur Mars
Le rover Perseverance et l'hélicoptère Ingenuity sur Mars

Hope: la première exploration interplanétaire entreprise par un pays arabe a permis de nombreuses observations sur l'atmosphère unique de Mars, sa composition et sa dynamique, notamment en construisant, pour la première fois, une image diurne complète de son atmosphère.

Le responsable de la mission Emirates Mars, Hessa al Matroushi, a declaré au journal en ligne Zawya que le potentiel observé dépasse largement les attentes des scientifiques.

Rendu de la sonde Hope fourni par le Centre spatial Mohammed Bin Rashid
Rendu de la sonde Hope fourni par le Centre spatial Mohammed Bin Rashid

Le vaisseau robotique chinois de près de cinq tonnes Tianwen-1 est l'une des sondes les plus lourdes lancées vers Mars transportant 13 instruments, dont un orbiteur, une caméra déployable, un atterrisseur et le rover Zhurong. Son module de descente comprend un bouclier thermique et un atterrisseur avec une plate-forme d'atterrissage.

"L'efficacité de la conception du système GNC a été démontrée par l'atterrissage réussi de Tianwen-1, qui a atterri sur Mars avec une vitesse d'atterrissage douce et une attitude verticale stable", a déclaré à la revue scientifique SpaceRef, Xianyu Huang, chercheur au Laboratoire spatial à l'institut d'ingénierie de contrôle de Beijing.

La capsule Crew Dragon de SpaceX s'approchant de la Station Spatiale Internationale.
La capsule Crew Dragon de SpaceX s'approchant de la Station Spatiale Internationale.

Le transport de personnel vers la Station Spatiale Internationale

Crew Dragon Endurance de SpaceX est exploité dans le cadre du programme Commercial Crew de la NASA. Le 11 novembre 2021, il a été lancé pour transporter du personnel vers la Station Spatiale Internationale dans le cadre de la mission SpaceX Crew-3.

Il a été Lancé depuis le Centre Spatial Kennedy, transportant les astronautes de la NASA, Raja Chari, Thomas Marshburn et Kayla Barron, et Matthias Maurer de l'Agence Spatiale Européenne, pour une mission de six mois vers l'ISS.

Boeing possède également un engin spatial, Starliner, qui a échoué à une mission sans équipage vers l'ISS en décembre 2019. La compagnie a exécuté une multitude de tests rigoureux pour envoyer des humains vers la station plus tard.

La NASA vise mai 2022 pour le deuxième vol d'essai orbital du vaisseau spatial Starliner CST-100 de Boeing. Si la mission de test se passe bien, Starliner sera lancé sur une fusée United Launch Alliance Atlas V depuis Cap Canaveral en Floride.

La fusée du système de lancement spatial pour Artemis I , le 29 décembre 2019
La fusée du système de lancement spatial pour Artemis I , le 29 décembre 2019

Mission CLPS sur la Lune, reportée d'une petite année

Le programme Artemis de la NASA (successeur d'Apollo), qui comprend des voyages aller-retour vers la lune, est aussi destiné à envoyer des gens de manière permanente sur la planète satellite de la terre.

Les services commerciaux de charge utile lunaire (CLPS/Commercial Lunar Payload Support) de la NASA permettent notamment à l'industrie privée de tester de nouvelles technologies de vol spatial sur la lune.

Le premier lancement de l'atterrisseur lunaire Peregrine d'Astrobotic Technology -specialisée dans la technologie de robotique spatiale- devrait finalement avoir lieu en 2022.

En 2020, l'entreprise privée a reçu un nouveau contrat pour le programme Commercial Lunar Payload Services. La NASA devait lui verser près de 200 millions de dollars pour transporter le rover VIPER qui doit arriver sur la lune fin 2023.

Les cinq propulseurs de Peregrine 1 utilisent un oxydant à 25 % d'oxydes mixtes d'azote, détaille la Nasa dans ses archives. Quatre ensembles de trois propulseurs de contrôle d'attitude maintiennent l'orientation et l'alimentation est générée notamment par des cellules solaires.

Combinaison d'images montrant Jupiter vue par le radiomètre micro-ondes de la sonde Juno, à gauche, et en lumière visible, capturée par l'observatoire Gemini.
Combinaison d'images montrant Jupiter vue par le radiomètre micro-ondes de la sonde Juno, à gauche, et en lumière visible, capturée par l'observatoire Gemini.

Juno, fin explorateur de Jupiter

Le vaisseau spatial Juno de la NASA est en orbite autour de Jupiter depuis juillet 2016, fournissant d'excellentes données sur l'atmosphère, les champs gravitationnel et magnétique, et la géologie de la plus grande planète de notre système solaire.

La mission, qui devait se terminer en juillet 2021 a été prolongée jusqu'en septembre 2025 pour étudier certaines lunes de Jupiter.

L'équipe de Jack Connerney du Centre de Vol Spatial Goddard de la NASA, enquêteur principal avec le magnétomètre de Juno, a produit la carte la plus détaillée jamais obtenue du champ magnétique de Jupiter.

Les données indiquent qu'un changement dans le champ magnétique de la géante gazeuse s'est produit au cours des cinq années d'orbite du vaisseau spatial, précise la Nasa.

En outre, la nouvelle carte montre que les vents zonaux de Jupiter (donnant à la planète son apparence distincte en bandes) atteignent profondément l'intérieur de la planète.

Les données recueillies par Juno au cours de sa mission prolongée pourraient encore élucider les mystères de l'effet dynamo -le mécanisme par lequel un corps céleste génère un champ magnétique- non seulement sur Jupiter, mais aussi sur ceux d'autres planètes, dont la Terre.

Luna ressuscitée par la Russie

Entre 1959 et 1976, quinze missions robotiques russes sur plus d'une vingtaine envoyées sur la Lune ont réussi et réalisé des exploits dans l'exploration spatiale, étudiant la composition chimique, la gravité, la température et le rayonnement de la Lune.

Après sa dernière mission lancée sur la lune en 1976, la Russie a repris le programme Luna avec sa 25e mission d'atterrisseur qui devrait se diriger vers le pôle sud lunaire. Prévu cette année, le lancement a été repoussé à juillet 2022. Luna 25 testera une nouvelle technologie d'atterrissage et doit étudier le sol de la lune.

Le lancement se fera sur un Soyouz-2 Fregat en orbite terrestre. Il tirera à nouveau le Fregat pour entrer dans une orbite de transfert lunaire avant de redescendre à la surface.

Le site d'atterrissage principal se situe au nord du cratère Boguslavsky, et celui de la réserve, au sud-ouest du cratère Manzini. L'atterrisseur devrait étudier le régolithe de surface et les poussières et particules exosphériques pendant un an.

Une fusée Falcon Heavy SpaceX au Centre Spatial Kennedy en Floride, le 28 décembre 2017.
Une fusée Falcon Heavy SpaceX au Centre Spatial Kennedy en Floride, le 28 décembre 2017.

Le partenariat SpaceX/Axiom Space

La jeune entreprise d'infrastructures spatiales Axiom Space, basé à Houston au Texas, est composée d'anciens membres de la NASA, dont Charles Bolden, l'ex administrateur de l'agence spatiale américaine.

SpaceX, la société aérospatiale fondé en 2002 par Elon Musk, fabrique les lanceurs Falcon 9 et Falcon Heavy, plusieurs moteurs de fusée, la cargaison Dragon, des vaisseaux spatiaux d'équipage et les satellites de communication Starlink.

Axiom Space a passé un contrat avec SpaceX pour lancer quatre missions d'équipage privé vers la Station Spatiale Internationale à l'aide de capsules Crew Dragon et de fusées Falcon 9.

Le premier de ces vols, Ax-1, initialement prévu pour octobre 2021, devrait finalement être lancé en février 2022. Il sera commandé par Michael Lopez-Alegria, un ancien astronaute de la NASA qui travaille désormais chez Axiom.

Les trois autres places seront occupées par des touristes de l'espace, s'ils ont les moyens de débourser chacun 55 millions de dollars pour faire partie de la mission de huit jours.

Le 13 décembre dernier, la NASA a annoncé qu'elle travaillera avec Axiom Space pour la deuxième mission ISS. L'Ax-2 devrait être lancé depuis le Kennedy Space Center en Floride d'ici au printemps 2023, selon la revue spécialisée Space.

Un ingénieur optique examine deux segments de miroir sur un prototype du télescope spatial James Webb au Centre Spatial Goddard à Greenbelt, dans le Maryland, le 29 septembre 2014.
Un ingénieur optique examine deux segments de miroir sur un prototype du télescope spatial James Webb au Centre Spatial Goddard à Greenbelt, dans le Maryland, le 29 septembre 2014.

Le télescope spatial James Webb enfin en l'air

Le télescope spatial James Webb, célèbre pour ses retards accumulés et son coût -10 milliards de dollars- a enfin été lancé à bord d'une fusée Ariane 5 en Guyane le 25 décembre, pour étudier l'univers primitif, les exoplanètes voisines et plus encore.

Après son envol, il a survolé l'Atlantique et l'Afrique jusqu'à la séparation finale, à 1.400 km d'altitude et une vitesse de plus de 34.000 km/h.

James Webb se dirige vers le point de Lagrange 2, une orbite stable située à 1,5 millions de km de la terre en direction de Mars. Il lui faudra une trentaine de jours pour y arriver.

"L'observatoire Webb a 178 mécanismes de libération pour déployer ces 50 pièces", explique dans une video Mike Menzel, ingénieur des systèmes de mission Webb au Centre Spatial Goddard de la NASA, soulignant qu'il s'agit de l'activité de vaisseau spatial la plus complexe jamais faite.

Fabriqué par la Nasa avec la collaboration des agences spatiales européenne (ESA) et canadienne (ACS), l'observatoire de douze mètres de hauteur, flanqué d'un énorme bouclier, a dû être plié pour entrer au sommet d'Ariane 5. Il faudra plusieurs semaines pour savoir s'il est prêt à fonctionner.

Le successeur du télescope spatial Hubble -qui a permis le découvert d'un trou noir au centre des galaxies et de vapeur d'eau autour d'exoplanètes- a un potentiel extraordinaire pour étudier les atmosphères d'exoplanètes et savoir s'ils pourraient avoir des signes de biochimie générés par la vie extraterrestre.

Son miroir gigantesque lui procure une sensibilité sept fois plus grande que son prédécesseur, et il est capable d'observer par infra-rouge proche et moyen, ce qui devrait élargir la recherche sur les galaxies et exoplanètes.

Une illustration de la NASA datée du 16 août 2019 montre un projet de conception pour un véhicule d'ascension du programme Artemis quittant la surface de la lune.
Une illustration de la NASA datée du 16 août 2019 montre un projet de conception pour un véhicule d'ascension du programme Artemis quittant la surface de la lune.

Artémis 1, reportée à 2022

Après un lancement initialement prévu fin 2021, puis en février 2022, la NASA a de nouveau repoussé le départ de la mission lunaire sans équipage Artemis 1 d'au moins un mois, en raison de problèmes dans le programme de tests intégrés.

Le programme Artemis vise à envoyer des astronautes sur la Lune, au cours de cette décennie, pour une présence durable dans le but d'atteindre Mars dans les années 2030.

Artemis 2 est prévu pour 2023 et Artemis 3 pour 2024, lorsque les humains marcheront sur la Lune pour la première fois depuis 1972. Mais les retards répétés dans le lancement d'Artemis 1 devraient aussi repousser les deux prochaines missions.

Pour Artemis 1, une capsule Orion sans équipage partira pour une mission de quelques jours sur la lune, afin de tester le matériel et les systèmes de survie du véhicule. Il comportera deux mannequins équipés de capteurs pour évaluer la quantité de rayonnement à laquelle un équipage pourrait être exposé.

Artemis 1 servira également de lancement inaugural du Space Launch System, la fusée la plus puissante jamais construite.

La station spaciale Chinoise Tiangong-1
La station spaciale Chinoise Tiangong-1

La station spatiale chinoise

La prochaine phase du programme chinois Tiangong est une station spatiale orbitale modulaire d'environ un cinquième de la taille de l'ISS.

Le 16 octobre dernier, trois taikonautes à bord du vaisseau spatial Shenzhou-13 ont pénétré dans le module central Tianhe de la station spatiale chinoise, devenant le deuxième équipage à y être stationné. Au cours de leur séjour de six mois en orbite, ils effectueront une série de tâches.

La mission de Shenzhou-13 fait partie d'une série de lancements visant à achever la construction de la nouvelle station spatiale chinoise d'ici fin 2022.
Auparavant, la Chine a lancé avec succès le module de base Tianhe, deux cargos Tianzhou et le vaisseau spatial Shenzhou-12 avec équipage.

Une fusée sous l'aile d'un Boeing 747 modifié, avant le décollage d'un Virgin Orbit pour un test du système de lancement de satellites à haute altitude depuis Mojave en Californie, le 10 juillet 2019.
Une fusée sous l'aile d'un Boeing 747 modifié, avant le décollage d'un Virgin Orbit pour un test du système de lancement de satellites à haute altitude depuis Mojave en Californie, le 10 juillet 2019.

Le lanceur aérien de Virgin Orbit

Après l'échec en mai 2020 de la première mission de la fusée à deux étages LauncherOne, Virgin Orbit a effectué une deuxième tentative de lancement orbital le 17 janvier 2021.

Virgin Orbit, comme sa société sœur Virgin Galactic, essaie de réaliser ses missions grâce à la technologie de lancement aérien, dans laquelle un avion prend une fusée en haute altitude et la libère. La première tentative d'un tel lancement a été avortée à cause d'une ligne propulsive défectueuse.

La mission a commencé au port aérien et spatial de Mojave en Californie, où l'avion porteur Cosmic Girl, un Boeing 747-400, est parti pour la zone de largage au-dessus de l'océan Pacifique.

Le lancement a eu lieu à l'altitude de 10.700 m. La fusée aérienne a transporté avec succès dix CubeSats vers leur orbite cible pour le programme de lancement éducatif de nanosatellites (ELaNa) de la NASA.

Richard Branson et les membres d'équipage flottant en apesanteur à bord de l'avion-fusée de passagers VSS Unity de Virgin Galactic.
Richard Branson et les membres d'équipage flottant en apesanteur à bord de l'avion-fusée de passagers VSS Unity de Virgin Galactic.

La concurrence ardue du tourisme spatial entre trois milliardaires

Ces six derniers mois, une quinzaine de personnes ont fait du tourisme dans l'espace, grace à trois sociétés spatiales privées, Virgin Galactic, SpaceX et Blue Origin.

Le 10 juillet 2021, Richard Branson -fondateur de la compagnie de tourisme spatial Virgin Galactic- trois autres passagers et deux pilotes, ont participé à un vol d'essai du VSS Unity.

Largué par un avion porteur à 15 kilomètres d'altitude, le vaisseau spatial a effectué un pic de 86 km d'altitude.

Virgin Galactic a annoncé en novembre avoir vendu en quatre mois une centaine de tickets à 450.000 dollars l'unité pour un voyage dans l'espace, après avoir écoulé quelques 600 réservations entre 200.000 et 250.000 dollars. L'entreprise envisage de vendre 1.000 tickets avant son premier vol commercial fin 2022.

Jeff Bezos recevant ses ailes d'astronaute Blue Origin le jour du lancement du vaisseau New Shepard, le 19 juillet 2021.
Jeff Bezos recevant ses ailes d'astronaute Blue Origin le jour du lancement du vaisseau New Shepard, le 19 juillet 2021.

La société spatiale de Jeff Bezos, patron d'Amazon, a effectué deux grandes missions en 2021. Le 19 juillet, le milliardaire s'est envolé à bord du vaisseau New Shepard de Blue Origin, avec son frère Mark, l'aviatrice Wally Funk et Oliver Daemen, un Néerlandais de 18 ans. New Shepard a atteint 107 km d'altitude.

L'acteur canadien William Shatner, 90 ans, capitaine du vaisseau spatial de la série Star Trek, et trois autres passagers, ont bénéficié du deuxième vol habité de 10 minutes et quelques secondes de la fusée New Shepard de Blue Origin lancée le 13 octobre.

Moins de deux mois plus tard, le 11 decembre, Blue Origin a réalisé son troisième vol habité, emportant dans l'espace six passagers dont Laura Shepard Churchley, fille du pionnier américain Alan Shepard, le présentateur de télévision Michael Strahan, et quatre autres personnes, ayant elles payé leur ticket, à un prix inconnu.

Elon Musk parle de la fusée SpaceX lors du 68e Congrès international d'astronautique à Adélaïde en Australie, le 29 septembre 2017.
Elon Musk parle de la fusée SpaceX lors du 68e Congrès international d'astronautique à Adélaïde en Australie, le 29 septembre 2017.

Le 19 septembre, les quatre premiers touristes spatiaux de la société SpaceX d'Elon Musk regagnaient la Terre ferme après avoir passé trois jours dans l'espace... sans astronaute professionnel à bord.

Ces voyageurs ont atteint 590 km d'altitude, à environ 28.000 km/h, faisant une quinzaine de fois le tour du globe en une journée, une mission nettement plus ambitieuse -et onéreuse- que les concurents Virgin Galactic et Blue Origin.

Un entrepreneur financier, Jared Isaacman, a offert des places à trois personnes, dont une jeune assistante médicale, Hayley Arceneaux. Le prix exact du ticket n'a pas été révélé.

TRAPPIST-1: l’astrophysicien Didier Queloz, joint par Nathalie Barge
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Et la planète Terre dans tout ça?

Habituellement menée par les agences d'Etats, la conquête spatiale est dorénavant largement convoitée par les entreprises privées.

En novembre dernier, Elon Musk a déclaré que la méga-fusée Starship de SpaceX -choisi par la Nasa comme alunisseur dans son programme Artémis de retour sur la Lune- tentera son premier vol orbital en janvier ou février 2022.

Après plusieurs tests qui se sont soldés par des explosions, SpaceX a réussi à faire atterrir le vaisseau réutilisable. Ils sera cette fois doté d'un premier étage ultra-puissant.

Le visionnaire américain né en Afrique du Sud a toujours dit vouloir développer un moyen de transport pour de grandes quantités de gens, rappelant que la terre sera un jour inhabitable.

Rien n'arrête en effet le cinquantenaire avide de modernisme, qui, fort de son aura futuriste et de milliards de dollars à investir, se plait à joindre l'action à sa parole, notamment en mettant sur pied une usine pour produire un millier d'exemplaires de Starship.

Un Moyen de transport essentiel pour les premières colonies d'humains à établir l'on ne sait où quelque part dans notre petit système solaire, notre infime galaxie, où réside la plus extraordinaire des planètes qu'il nous est donné de connaitre jusqu'à présent, la nôtre, la planète terre, un habitat des plus complexes et viables qui soit.

Un joyaux de l'univers, à chérir aussi longtemps que possible, aussi longtemps que le temps et l'espace nous le permettront.

Pierre Bratschi joint par Nathalie Barge
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    Nathalie Barge

    Après une carrière dans la communication en France et en Angleterre, Nathalie Barge a pratiqué le photojournalisme dans plus de 40 pays dont 17 en Afrique, devenant reporter de guerre indépendante. Lors de ses visites en Sierra Leone pendant la guerre civile, elle a mêlé l'écriture à ses prises de vue, relatant des témoignages de victimes et dénonçant le trafic du diamant et l'utilisation des enfants soldats. Grace à sa détermination, Nathalie est entrée dans les mines de diamants de Tongo contrôlées par les rebelles du RUF, et lors de la crise des otages onusiens en mai 2000, elle s'est rendue à Freetown, qui se vidait de ses habitants à l'approche des rebelles. Nathalie Barge a rejoint la VOA en 2008.

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