Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Afrique

L'attaque de deux Danois au Gabon était un acte "prémédité"

La police a arrêté des commerçants musulmans à la suite d'une attaque au couteau contre deux ressortissants danois, à Libreville, 17 décembre 2017.

L'attaque au couteau perpétrée samedi contre deux Danois à Libreville, aux cris de "Allah Akbar", était un "acte prémédité", indique le procureur de Libreville.

"L'enquête a révélé que l'agresseur, un Nigérien de 53 ans vivant régulièrement au Gabon depuis 19 ans (...), où il exerce une petite activité d'épicier, séjournait à Libreville depuis le 14 décembre dans le but de commettre cet acte lâche +contre des blancs+ selon ses propres termes", a indiqué dans un communiqué le procureur de Libreville, Steeve Ndong Essame Ndong.

>> Lire aussi : Deux Danois blessés au couteau au cri d'"Allah Akbar" à Libreville

"Des indices concordants laisseraient penser que l'assaillant avait filé le couple danois et prémédité son agression", a expliqué le procureur.

"A ce stade, les éléments en notre possession ne nous permettent pas encore de déterminer si l'acte perpétré par l'assaillant est isolé ou concerté", a-t-il ajouté.

Des dizaines d'arrestations après une attaque contre deux Danois au Gabon (vidéo)
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:47 0:00

Les deux victimes, un homme et une femme, "avaient séjourné quelques jours avant dans le parc de la Lope où ils avaient effectué un reportage sur l'environnement pour le compte de la chaine de télévision National Geographic".

Elles ont été poignardées alors qu'elles effectuaient des achats samedi matin au "village artisanal", un marché pour touristes en plein centre-ville.

Toutes deux ont été hospitalisées à l'hôpital militaire de la capitale. La vie de l'homme, grièvement blessé au dos et au cou, "ne serait plus en danger aux dires des médecins", selon le procureur.

Petit pays francophone d'Afrique centrale très majoritairement chrétien, le Gabon, où l'insécurité est réduite, n'avait encore jamais connu ce genre d'attaque à connotation islamiste et dirigée contre des Occidentaux, nombreux à vivre sur place.

L'assaillant, interpellé au moment des faits, avait dit alors avoir agi "en représailles aux attaques des Etats-Unis contre les musulmans et à la reconnaissance américaine de Jérusalem comme capitale de l'Etat d'Israël", selon les autorités gabonaises.

Selon la presse locale, qui a largement couvert l'évènement, "l'attaque a provoqué une onde de choc dans le pays".

Le quotidien pro-gouvernemental L'Union s'interrogeait sur "la menace terroriste" et évoquait un "acte jihadiste" dont l'auteur "donne tous les signes d'un intégrisme religieux faisant rage sous d'autres cieux".

Toujours selon la presse, aucun des commerçants du "village artisanal" n'est venu en aide aux deux Danois, finalement sauvés par l'intervention de policiers dans le secteur.

Dimanche matin, la police et la gendarmerie ont procédé à l'arrestation de ces commerçants.

"A ce jour, selon un bilan provisoire des investigations, 38 personnes, originaires de l'Afrique de l'Ouest, sont gardées à vue pour les nécessités de l'enquête", précise le communiqué du procureur.

"Une reconstitution des faits et la perquisition du village artisanal ont été faites sans incident. Ce site restera fermé jusqu'à nouvel ordre. Des téléphones portables et divers objets ont été saisis et sont en cours d'exploitation", détaille le texte.

"Une perquisition a été simultanément effectuée au domicile de l'assaillant, à Booué" (centre du pays), où plusieurs documents ont été et placés comme pièces à conviction", d'après le procureur.

Avec AFP

See all News Updates of the Day

Offre de Blaise Compaoré : le président Roch Marc Christian Kaboré prend acte

Offre de Blaise Compaoré : le président Roch Marc Christian Kaboré prend acte
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:52 0:00

Egypte: référendum en avril sur une prolongation de la présidence Sissi

Egypte: référendum en avril sur une prolongation de la présidence Sissi
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:00 0:00

Mali : une motion de censure contre le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga

Mali : une motion de censure contre le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:56 0:00

Algérie: manifestation contre le patron du principal syndicat, figure du régime

Des employés de la ville installe le drapeau algérien et un poster du président Abdelaziz Bouteflika, à Alger, en Algérie, le 26 avril 2016.

Un millier de syndicalistes ont réclamé mercredi à Alger le départ du patron de l'UGTA, principale centrale syndicale d'Algérie, à qui ils reprochent ses liens avec le clan d'Abdelaziz Bouteflika, chassé du pouvoir début avril par une contestation inédite, a constaté un photographe de l'AFP.

Les manifestants se sont rassemblés devant le siège de l'Union générale des Travailleurs algériens (UGTA) pour exiger le départ d'Abdelamdjid Sidi Saïd, secrétaire général depuis 1997 de l'ancien syndicat unique et seule organisation syndicale considérée comme représentative par les autorités algériennes.

"Sidi Saïd, dégage", "Sidi Saïd fait partie de la mafia" au pouvoir, "Libérez le syndicat", pouvait on lire sur les pancartes brandis par les manifestants.

Abdelmadjid Sidi Saïd a longtemps été l'un des thuriféraires les plus enthousiastes d'Abdelaziz Bouteflika et fut des mois durant, au côté de la principale organisation patronale, l'un des principaux meneurs des partisans d'un 5e mandat de M. Bouteflika, perspective qui a fait descendre des milliers d'Algériens dans la rue.

Il a, comme d'autres piliers du régime, lâché M. Bouteflika en ralliant la proposition de l'armée de lancer un processus constitutionnel pour l'écarter du pouvoir.

Depuis le début le 22 février du mouvement de contestation du régime, son autorité a été fortement contestée au sein de l'UGTA, par les branches locales ou les syndicats affiliés. Il lui est reproché son autoritarisme, sa proximité affichée avec les cercles du pouvoir et une attitude conciliante avec la politique sociale de l'ex-président Bouteflika.

M. Sidi Saïd est considéré par les manifestants comme l'une des incarnations du "système" au pouvoir dont ils réclament la chute, au même titre que M. Bouteflika, que le Premier ministre Ahmed Ouyahia, depuis limogé, et que l'homme d'affaires Ali Haddad, chef du patronat contraint à la démission puis incarcéré.

Des centaines d'avocats ont aussi manifesté mercredi devant des tribunaux à Alger, à Blida, Béjaia et Tizi Ouzou et Chlef (nord), pour demander "le départ de toutes les personnalités qui représentent le système de gouvernance actuel", selon l'agence officielle APS.

"Les services de sécurité n'ont reçu aucune instruction de la part du gouvernement pour réprimer" les rassemblements, a pour sa part déclaré mercredi le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement Hassane Rabehi à des journalistes.

Le Conseil de sécurité en quête d'une trêve en Libye

Le nouvel émissaire de l'ONU pour la Libye, Ghassan Salamé, à gauche, lors d’une conférence de presse aux côtés du Premier ministre du gouvernement libyen de l’accord national (GNA) Fayej Seraj, et ministre des affaires étrangères Taher Siala à Tripoli, L

La communauté internationale cherche à négocier un cessez-le-feu en Libye, après le lancement par le maréchal controversé Khalifa Haftar d'une offensive contre la capitale Tripoli, siège du gouvernement d'union (GNA) et cible de tirs de roquettes qui ont fait six morts.

Soumis par le Royaume-Uni à ses 14 partenaires du Conseil de sécurité de l'ONU, un projet de résolution réclamant un cessez-le-feu et un accès humanitaire inconditionnel aux zones de combats près de Tripoli, ne fait toujours pas l'unanimité, selon des diplomates à New York.

Le projet est toujours en négociations à New York. La Russie qui avait bloqué la semaine dernière un projet de déclaration du Conseil invitant les forces pro-Haftar à suspendre l'offensive continue à soulever des objections quant aux références critiquant le maréchal, selon l'un des diplomates.

"Ils étaient très clairs. Aucune référence nulle part", a dit ce diplomate.

Depuis le début le 4 avril de son offensive, l'Armée nationale libyenne (ANL) du maréchal Haftar piétine au sud de la capitale, même si elle proclame des percées. Les combats ont fait en deux semaines au moins 189 morts dont des civils et 816 blessés, selon un dernier bilan de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

L'Organisation internationale pour les migrations (OIM), a fait état mercredi de 25.000 déplacés, dont plus de 4.500 ces dernières 24 heures. "Nous avons constaté la plus forte augmentation de déplacements en un jour, avec plus de 4.500 personnes déplacées" par les combats.

Mardi soir, plusieurs roquettes ont frappé Tripoli, tuant six civils, dont trois femmes, dans les quartiers résidentiels d'Abou Slim et Al-Antissar, a indiqué mercredi le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (Ocha).

- "Barbarie" -

Le maire du quartier d'Abou Slim, Abdelrahman Al-Hamdi, a confirmé le bilan de six morts, ajoutant que 35 autres personnes avaient été blessées.

Fayez al-Sarraj, le chef du GNA, reconnu par la communauté internationale, s'est rendu sur place dans la nuit.

Dans une vidéo diffusée par son service de presse, il a dénoncé "la sauvagerie et la barbarie" du maréchal Haftar qualifié de "criminel de guerre".

Il a ajouté que son gouvernement présenterait mercredi "tous les documents à la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité".

Selon lui, il est "de la responsabilité juridique et humanitaire du Conseil de sécurité et de la communauté internationale, de tenir ce criminel responsable de ses actes".

Dans un communiqué, le commandement de l'ANL du maréchal Haftar a toutefois démenti être à l'origine des tirs contre Tripoli. Il a accusé des "milices terroristes qui contrôlent la capitale de tirer aveuglément des roquettes de type Grad et des obus" sur la ville.

L'émissaire de l'ONU en Libye, Ghassan Salamé, a "condamné avec la plus grande fermeté les bombardements, rappelant que la responsabilité d'actes pouvant constituer des crimes de guerre incombe non seulement aux auteurs des attaques aveugles, mais également à ceux qui les ont commandés", selon Stéphane Dujarric, le porte-parole de l'ONU à New York.

- "Positions irréconciliables" -

La veille, la procureure de CPI Fatou Bensouda a prévenu qu'elle n'hésiterait "pas" à élargir ses enquêtes pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" en Libye.

Jusqu'à présent, le maréchal Haftar ne veut pas entendre parler d'un cessez-le-feu. Et Fayez al-Sarraj refuse tout processus politique en l'absence d'un cessez-le-feu et d'un retrait sur les lignes d'avant le début de l'offensive. "Des positions irréconciliables", note un diplomate à l'ONU.

Au Conseil de sécurité, "tout le monde veut éviter une guerre civile longue avec beaucoup de victimes civiles", indique un autre diplomate.

Avec le risque d'enlisement dans ce pays pétrolier en proie au chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, il est probable que les belligérants cherchent à se réarmer auprès de leurs soutiens.

L'ANL veut légitimer son offensive en la présentant comme une guerre contre le "terrorisme". "Nous nous battons pour toute l'humanité, pas seulement pour la Libye. Nous voulons débarrasser la capitale des terroristes", a dit son porte-parole Ahmad Al-Mesmari.

Le GNA a lui démenti que ses forces comptaient des personnes accusées de "terrorisme" dans leurs rangs, accusant le maréchal Haftar de vouloir "vendre son agression" à la communauté internationale.

M. Salamé semble du même avis. L'offensive de Khalifa Haftar "ressemble davantage à un coup d'Etat qu'à une lutte antiterroriste", a-t-il déclaré dans une interview à la BBC.

Voir plus

XS
SM
MD
LG