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Le Gabon rejoint le Processus de Kimberley


M. Seki, un ancien employé de la Compagnie des mines d'uranium de Franceville à Mounana, Gabon, le 11 juillet 2017.

Le Gabon a annoncé avoir rejoint le Processus de Kimberley, régulateur international en matière d'exportation de diamants, ancrant cette démarche dans une volonté "de faire du secteur des mines un vecteur important de la relance économique gabonaise".

Dans un communiqué, le Gabon se félicite de son adhésion et indique que "c'est un pan complémentaire de la relance de notre économie qui vient d'être franchi", alors que le gouvernement veut restructurer et diversifier l'économie gabonaise longtemps axée sur les ressources pétrolières.

Le Processus de Kimberley, entré en vigueur en 2003, est un système de certification internationale chargé d'éliminer du marché les diamants "sales" servant à alimenter les guerres et rébellions. Il fixe les conditions d'exportation des diamants pour ses 82 Etats membres.

>> Lire aussi: Processus de Kimberley: des ONG demandent la suspension du Zimbabwe

Le Gabon regorge de ressources diamantaires dans le nord et le sud-est du pays, sans pour l'heure avoir développé d'industrie minière dédiée.

Aujourd'hui, l'exploitation du diamant dans le pays est artisanale, note le communiqué. Le texte dénonce "un réseau d'achats (qui) opère dans l'illégalité", ainsi que l'exportation des diamants gabonais "vers les pays limitrophes qui leur donnent des certificats de Kimberley, après avoir été déclarés comme production locale".

Le Cameroun voisin -au nord du Gabon- notamment est membre du Processus de Kimberley.

>> Lire aussi: Le Cameroun, "principal pays de transit" pour le trafic des diamants de Centrafrique

Le Gabon "lance un appel (...) aux opérateurs diamantifères pour prendre dorénavant conscience de l'obligation du respect des lois et dispositions en vigueur".

Avec AFP

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