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L'armée russe s'inquiète de la menace des drones après une attaque en Syrie


Un combattant de SDF téléguide un drone dans la province occidentale de Raqqa, en Syrie, le 18 juin 2017.

L'armée russe s'est inquiétée jeudi de la nouvelle menace que constitue l'utilisation de drones à "des fins terroristes", après une récente attaque contre ses deux bases en Syrie menée selon elle avec des appareils sophistiqués et particulièrement destructeurs.

Dix "drones chargés d'explosifs" avaient attaqué dans la nuit du 5 au 6 janvier la base aérienne russe de Hmeimim alors que trois autres avaient attaqué celle de la Flotte russe à Tartous, en Syrie, sans faire de victimes ni de dégâts, selon le ministère de la Défense.

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"Une menace réelle est apparue avec l'utilisation des drones à des fins terroristes dans n'importe quel coin du monde", s'est alarmé jeudi le général Alexandre Novikov, de l'état-major russe, lors d'une conférence de presse.

"Jusqu'ici, les drones avaient essentiellement été utilisés par des combattants pour un renseignement aérien", a-t-il souligné.

Selon lui, chaque drone ayant participé à l'attaque contre les bases russes portait 10 engins explosifs, d'un poids de 400 grammes chacun et remplis de bouts de métal.

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Cette attaque intervient alors que l'armée russe, engagée en soutien au régime syrien depuis septembre 2015, vient d'achever un retrait partiel.

Malgré une apparence d'assemblage amateur sur les images diffusées par l'armée russe, ses responsables ont assuré que les drones utilisés n'avaient pu être fabriqués "dans des conditions artisanales".

Ils ont cité d'une part l'explosif utilisé, le tétranitrate de pentaérythritol ou PETN, l'un des plus puissants au monde et d'autre part les compétences nécessaires, le général Novikov estimant qu'ils avaient été "développés (...) avec la participation de spécialistes formés dans les pays qui fabriquent et utilisent les drones".

"Le fait que les combattants ont reçu les technologies d'assemblage et de programmation des drones depuis l'étranger témoigne que l'ampleur de cette menace ne se limite pas aux frontières de la Syrie", a souligné le porte-parole de l'armée Igor Konachenkov, appelant à accorder au niveau international "la plus grande attention dès aujourd'hui à la neutralisation de ces menaces".

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Mercredi, le ministère de la Défense a affirmé que tous les drones ayant attaqué les bases russes avaient été lancés depuis la région syrienne d'Idleb (nord-ouest), frontalière de la Turquie.

Dominée par l'ex-branche syrienne d'Al-Qaïda , cette région est la seule à échapper entièrement au contrôle de Damas. L'armée syrienne a lancé une offensive pour y regagner du terrain, provoquant des tensions avec Ankara.

Avec AFP

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